Edouard Philippe, en version « Le rouge et le noir » et « Le Parrain »! Et « Harry Potter » n’ira pas…

C’est la destinée d’un homme d’Etat et de tout homme, ou femme, en général. Quelle que soit sa condition. Celle de passer d’un état plutôt heureux à une situation beaucoup plus noire. Le maire du Havre en a fait l’expérience ces deux derniers jours avec hier la perte de son « guide en politique », celui qui lui avait mit le pied à l’étrier, Antoine Rufenacht, disparu quelques heures plus tôt (voir mon article d’hier) et son passage très remarqué, la veille, au festival du cinéma américain de Deauville. Une présence plutôt glamour sur le tapis rouge pour l’ouverture de l’événement deauvillais. Et pourtant je vous l’assure, Edouard Philippe ne figurait pas au nombre des interprètes de ces films américains en compétition où il ne pourrait bien sûr que jouer les premiers rôles et non pas celui de figurant. Et encore moins la nouvelle ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, présente elle aussi. Tout comme une autre star de la politique, MA Sélonène Royal. Un possessif quelque peu prétentieux! Vous imaginez un cliché avec l’ancien Premier ministre, bras dessus bras dessous, en…marche sur le tapis rouge avec « Ségo ». Quel couple! Même pas en rêve…américain ou pas!

Interrogé sur sa présence pas très loin des célèbres Planches, l’ex-locataire de Matignon s’est expliqué en racontant ses souvenirs d’enfance, époque où ses parents n’avaient pas la télé à la maison. Comme beaucoup de foyers (d’enseignants souvent) refusant la présence du petit écran. « J’allais régulièrement le mardi chez mon grand-père où nous regardions ses films préférés, les westerns. Le cinéma américain, à l’époque se limitait pour moi aux westerns. Ca fait partie de mon histoire. Et depuis j’adore les films américains. Mon préféré: « Le parrain » « Et ça n’a rien à voir avec mon occupation professionnelle », s’empressa-t-il d’ajouter en mode enjouée. Un humour qu’il ne poussa pas jusqu’à évoquer plus sérieusement un autre héros cinématographique « Harry-Potter ». Le surnom souvent donné au maire de Troyes, François Baroin. Le « dilettante » dont l’appétit est beaucoup moins féroce que son parrain et mentor, Jacques Chirac, a refusé bien sûr à la rentrée de son parti Les Républicains » à Port-Marly, en région parisienne, de se prononcer sur ses intentions présidentielles. Réponse après les sénatoriales. Ses amis sont seuls dans la confidence. Tout porte à croire néanmoins qu’il n’ira pas. Il n’a pas du tout l’intention « d’abîmer sa vie de famille ». « Et en plus ce n’est pas un battant », lui reprochent un grand nombre de ses amis politiques. Même l’ancien président Sarkozy n’y croit pas. « Si l’on n’en a pas envie au mois de juillet, je ne vois comment il pourrait en être autrement en septembre ». Lui qui pourtant avait fait de lui son ministre de l’Economie et des Finances contrairement aux promesses faites…à Bruno Le Maire qui, à la fin du quinquennat de Sarko s’y voyait déjà à Bercy! Et pourtant quelques années plus tard, il s’y installait bien. mais grâce à un autre président. La vie est ainsi faite.

Les pages se tournent comme au Havre, où un registre est ouvert depuis ce dimanche matin à l’hôtel de ville pour tous les habitants désirant glisser quelques mots, souvenirs personnels, sur un livre d’or pour témoigner leur amitié à l’ancien grand maire disparu à l’âge de 81 ans. Une excellente initiative à partager sans modération en dépit des gestes barrières…Il se trouvera bien quelques grincheux pour redire! Et l’occasion beaucoup plus agréable pour tous les couples mariés par Antoine Rufenacht (il y en a eu en quinze ans !) de modifier leur profil avec des photos qui plus est rajeunies sur les réseaux sociaux. Et ça, c’est quand même très sympa même je ne suis pas hélas ! concerné à titre personnel. Pour deux bonnes raisons: il y a quarante ans (le mois prochain) Antoine Rufenacht n’était pas encore maire du Havre, une ville aussi que je n’ai rejointe qu’il y a neuf ans! A l’époque, je m’étais contenté si j’ose dire des… »Parapluies de Cherbourg », un autre film culte, français celui-là, mais resté dans bien des mémoires de cinéphiles avec comme héroïne, Catherine Deneuve, en 1963. Et la star et soeur jumelle de Françoise Dorléac (disparue tragiquement dans un accident de la route à l’âge de 25 ans, près de l’aéroport de Nice, quatre ans plus tard) ne faisait pas partie des invitées, dix-sept ans plus tard, après son tournage cherbourgeois. Mais comme le dit le dicton: « mariage pluvieux, mariage heureux ».

Le hasard des circonstances et de l’actualité fait aussi que les quotidiens « Paris-Normandie » et « Aujourd’hui en France » consacrent leur pleine page de une avec les deux maires du Havre avec le « Bâtisseur » pour Antoine Rufenacht et un « homme très convoité », Edouard Philippe!

PS: Dans la page Tour de France: une belle histoire hier avec la victoire à Loudenvielle, d’un coureur français de l’équipe AG2R-La Mondiale, l’isérois Nans Peters, déjà victorieux d’une étape la saison dernière lors du Giro d’Italie. La petite histoire de la grande veut que la maman du champion ait choisi ce prénom en souvenir d’une belle série télévisée « Nans le berger » vue aussi pendant ma jeunesse, dans les années soixante-dix. Il y a pire reprise de prénoms surtout lorsqu’ils sont à consonnance américaine avec des feuilletons du style Dallas! Combien de petites filles n’ont-t-elles pas dû subir bien malgré elles l’amour de leurs parents pour des sacrées héroïnes aux prénoms parfois difficiles à supporter toute une vie…

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