Choisis ton camp, camarade ou plutôt compagnon d’hier!

Même si ça n’intéresse pas le grand public pour la bonne raison que ce scrutin ne concerne que les grands électeurs, l’approche des sénatoriales bat son plein avec la tournée de l’ancien véto de Rambouillet devenu ministre et second personnage de l’Etat. On ne pourra pas lui reprocher de ne pas mouiller le maillot pour les candidats et candidates portant l’étendard de sa majorité présidentielle. Il passera très prochainement par Evreux à l’invitation du sénateur centriste, Hervé Maurey, qui lui va finir son tour de l’Eure des mairies. Une sacrée tournée en moins de trois mois. Il y a consacré une bonne partie de ses vacances, si ce n’est un petit week-end de détente à l’île d’Yeu. Ce sera d’ailleurs intéressant…sur le site du manège du quartier Tllly, à Evreux, de compter les présents et par voie de conséquence les absents peu enclins pour ces derniers à se démasquer en renfort de l’équipe soutenue à la fois par le président du Sénat, Gérard Larcher, le « duc de Normandie » Hervé Morin et le maire d’Evreux, Guy Lefrand. Trois poids lourds s’opposant de fait au tout puissant ministre et ancien président du Département, Sébastien Lecornu, qui, tel Spiderman, a attiré dans sa toile la sénatrice sortante, Nicole Duranton, toujours semble-t-il républicaine, mais qui par fidélité à l’ancien maire de Vernon et Bruno Le Maire, a changé de casaque et de monture pour assurer sa réélection. L’ancienne présidente départementale UMP installée par Bruno Le Maire pour contrer l’ancien député-maire gaulliste de la Cité-Jolie, Jean-Pierre Nicolas (dont elle était l’amie à cette époque) ne risque pas grand chose dans la mesure où sa seconde position lui assure quasiment sauf catastrophe, le renouvèlement de son bail au Palais du Luxembourg. Dans les plus beaux ors de la République. Et ce dans la mesure où Sébastien Lecornu a d’ores et déjà annoncé qu’il n’irait pas siéger à la Haute Assemblée pour rester logiquement ministre des Outre-mer.

On notera aussi pour la petite histoire qu’une nouvelle fois des parlementaires du Palais Bourbon, seront candidats à la Haute-Assemblée (l’inverse est très rare!) pour s’assurer des arrières plus confortables. Parmi eux, l’une de ses plus médiatiques, la députée de Marseille, Valérie Boyer, qui se verrait bien rejoindre son ami filloniste, Bruno Retailleau, patron du groupe au Sénat. De toute façon elle restera parlementaire, soit avec Damien Abad, soit avec le vendéen Retailleau.

Le partage des soutiens dans l’ancienne Haute-Normandie va d’autant plus être scruté avec la plus grande attention par les états-majors politiques que les grandes manoeuvres pour les départementales et les régionales vont très vite arriver. Et elles s’annoncent cornéliennes pour certains et certaines sortant(e)s car lors du dernier scrutin, le mouvement macroniste n’existait pas. On ne peut pas à la fois se ranger pour des raisons de confort derrière un ministre pour une sénatoriale et choisir le camp d’en face à d’autres scrutins. Choisis ton camp camarade! Et ils sont un certain nombre dans ce cas de figure, en particulier dans la capitale de l’Eure. Où de toute évidence son maire, Guy Lefrand, choisira ses candidats et candidates pour les élections départementales. Plusieurs élu(e)s de juin dernier ont déjà reçu quelques…promesses. Qui demandent à être confirmées dans les faits. Nous y reviendrons comme pour les scrutins concernant le Havre. Là aussi, son édile encore plus puissant, qui a gagné vendredi dernier un nouveau surnom « Don Corleone Edouard », pour avoir avoué à la cérémonie d’ouverture du film américain de Deauville, sa préférence pour son film culte et préféré « Le parrain » aura le dernier mot pour l »identité des prétendants. Il n’a pas eu besoin de s’afficher jusqu’alors en Seine-Maritime où LaREM va briller par son absence, contrairement aux départementales où les confrontations s’annoncent multiples et musclées! Ce qui va tout de même faciliter, pour les sénatoriales, la tâche du trio sortant républicain et centriste avec une haie en moins pour filer jusqu’à ligne d’arrivée lors de la course du dernier dimanche de septembre. Ce qui est loin d’être le cas dans l’Eure où la bataille va faire rage jusqu’au dernier jour entre les amis d’hier et ennemis d’aujourd’hui. Adversaires diront les plus modérés. Bonjour néanmoins l’ambiance avec, pour l’écurie Lecornu la présence très attendue du ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, un patronyme très porteur dans notre région, en tournée des champs au pays des grandes récoltes, sur les bords de l’Epte. Il n’est pas sûr pour autant que l’un des premiers de cordée du président Macron, déplace beaucoup de voix chez les grands électeurs eurois! La vieille politique a encore de beaux jours devant elle…

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