« Open bar » pour une initiative municipale havraise et un curieux attelage sénatorial dans l’Eure!

L’initiative fait débat. Alors que la ville entière désormais, à quelques rares exceptions près, vit comme tant d’autres sous l’obligation du port de masque, la municipalité du Havre (qui ne pourra pas être attaquée pour non-assistance à commerces des bars et restaurants en danger, après le déconfinement) a décidé de proposer aux noctambules havrais de faire la fête pendant cinq soirées, de ce mercredi à dimanche prochain, à travers une déambulation musicale dans les bars. Avec au programme une douzaine de groupes et chansons françaises, folk, rap,.. De la « zizique » à pleins tubes et une animation qui tombe tout de même curieusement en cette période d’interdits plus ou moins bien acceptés, Covid oblige. Surtout que la météo ne s’annonce pas des plus clémentes d’ici à la fin de la semaine et que les terrasses ne devraient tout de même pas être prises d’assaut.

Autant l’idée de « l’apéro-shopping » du jeudi soir avait été très bien accueillie (à l’exception notable de quelques commerçants autour des halles) et couronnée d’un beau succès (peut-être va-t-elle être prolongée en octobre?) cette série de concerts gratuits interroge même les moins hostiles à l’animation des rues, cercle auquel j’appartiens. Déjà que normalement les patrons et personnels de bars et brasseries ne peuvent pas servir des clients autrement qu’assis, l’organisation de ce genre d’animations risque de ne pas être aisée. Un doux euphémisme. Cette initiative est d’autant plus étrange et sujette à interrogations qu’elle intervient peut-être quelques jours ou semaines avant hélas un tour de vis supplémentaire au niveau des horaires d’ouverture des débits de boissons. Comme dans certaines grandes villes. Un chant du cygne avant d’éventuelles contraintes beaucoup moins sympathiques ?

Dans le département voisin de l’Eure, il n’est pas question de musiques de fonds de bars et verres, mais bien des élections toutes aussi curieuses et en quelque sorte savoureuses chez nos sénateurs, dimanche prochain. Et du côté d’Evreux, ca va cogner fort aux oreilles pour nos grands électeurs avec des compositions d’équipes (pardon, de listes) « ébouriffantes ». Enfin pour ceux qui ont le privilège d’avoir un cuir chevelu bien garni!

Qu’on en juge, Monsieur le procureur! Un ministre estampillé En Marche, Sébastien Lecornu, qui a déjà prévenu vouloir privilégier son confort ministériel à l’Outre-mer et se garder bien au chaud une place beaucoup moins exotique au Sénat, transporte sur son porte-bagage une sénatrice républicaine sortante, Nicole Duranton, son successeur docile au Département, Pascal Lehongre, ancien maire républicain de Pacy-sur-Eure, qui ne veut pas surtout pas devenir sénateur pour rester patron par intérim du Département. Tout comme le « vieux briscard » qui rime avec Giscard, Ladislas Poniatowski, qui, au dernier scrutin sénatorial, avait été rejeté par sa famille d’origine, l’UMP, alors chère au coeur de Sébastien Lecornu à la manoeuvre avec Bruno le Maire pour éjecter à la retraite l’ancien député devenu comme bien d’autres sénateur. Ce qui n’avait pas empêché le chasseur Ponia de conserver son siège de quelques…cartouches! Le scrutin de dimanche s’annonce propice aux tirs…à balles réelles. Au figuré heureusement.

Pas rancunier pour un sou, « Ponia Junior », qui depuis l’avènement du chef de l’Etat, n’a eu de cesse avec ses amis de la majorité sénatoriale de Gérard Larcher (qui lui soutient sans la moindre ambiguïté Hervé Maurey, le sortant centriste) de taper sur le gouvernement dans lequel figure pourtant en bonne place son « nouvel héros ou héraut  » Sébastien Lecornu! Va comprendre Charles ? Comme le dit si bien l’adage « il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Et comme il n’a rien à gagner en échange de ce service (?) à moins qu’ils démissionnent tous les uns après les autres (le féminin ne semble pas être nécessaire) c’est d’autant plus beau et marrant à la fois.

Une situation pas de nature toutefois à faciliter le vote des grands électeurs de l’Eure qui ne doivent pas trop savoir où ils sont avec ces « attelages » douteux sur les principes de loyauté et fidélité. Cela n’empêchera pas aujourd’hui l’ancien Premier ministre, Edouard Philippe, d’effectuer le court déplacement du Havre pour rejoindre le Neubourg pour y apporter son soutien à son grand ami ministre, ancien maire de Vernon. Une localité très vivante surtout le jour du marché hebdomadaire, le mercredi. Et située près du château du « Champ-de-Bataille », propriété du célèbre décorateur Jacques Garcia! Un champ de bataille le bien nommé et sans sergent à quelques encablures du scrutin où Monsieur le ministre joue tout de même gros dans l’affaire après la « branlée » récente du mouvement du président aux législatives partielles (pas un seul finaliste sur 6) et le grand bazar ambiant au sein d’En Marche. Alors, stop ou encore ? Son seul nom suffira-t-il à enrayer la spirale de la défaite, même si en l’occurrence son train de sénateur ne ressemble en rien à un équipage macroniste! Loin s’en faut. Si par malheur pour lui, il devait, pour cause d’opportunisme politique et son appétit d’ogre à vouloir « tout bouffer » favoriser l’élection, pour une première historique, d’un sénateur socialiste, il lui sera alors réclamé des comptes. A l’heure du dépouillement non pas du gibier, mais bien des voix. Dans un département rural où la bataille fait davantage rage entre les élus de l’ouest (plutôt favorables à Hervé Maurey…et Hervé Morin, son autre soutien de poids) et ceux de l’est, le fief de l’homme fort de l’Eure. Au moins jusqu’à dimanche! Alors derrière qui les élus bons soldats vont-t-ils se ranger: le général Grant ou le général Lee ? Par parenthèse vous choisirez le camp gagnant même si j’ai…un avis subjectif. Même si aussi, en Amérique, la Guerre de Sécession opposa les sudistes aux nordistes! Et non les états de l’est et de l’ouest. Une élection où l’on a de quoi perdre vraiment sa boussole dans l’Eure! Et beaucoup plus apaisée en Seine-Maritime, faute, entre autres, de combattants issus de l’armée macroniste en déroute. Il faudra peut-être attendre 2022 pour voir le chef remporter la « mère de toutes les batailles » et connaître un nouvel Austerlitz. Il ne peut aujourd’hui pas trop compter sur des bataillons divisés et en guenilles… Comme dirait Cambronne! Mais il y a encore pas mal d’eau à couler sous le pont d’Arcole! Et le « Napoléon » de l’Elysée n’a pas dit son dernier mot, fort d’un soutien populaire encore non négligeable. Contrairement à ses troupes qui, en l’état actuel, ne lui font pas du tout de l’ombre! Autre euphémisme si l’on en croit les sondages et les résultats électoraux.

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