On ne prête qu’aux riches!

Qu’est-ce qu’on lui prête comme velléités et ambitions à l’ancien Premier ministre. Celles notamment dans un premier temps au niveau du calendrier, de jouer de sa grande influence pour les Régionales. On ne le voit pourtant pas aller chercher querelle pour son propre compte à Hervé Morin, duc de Normandie, avec qui ce n’est pas le grand amour (surtout pendant son bail de trois ans à Matignon). Et surtout pas en première ligne pour s’opposer à l’ancien ministre de la Défense et en cas de victoire abandonner son mandat de premier magistrat. Un tel renoncement passerait très mal. Et encore moins jouer les serre-file! Il faut quand même rester sérieux. Il pèsera néanmoins de tout son poids pour ce scrutin pour placer ses candidats et candidates. Surtout ceux de son département! Mais pas seulement. Il aura d’ici là reçu son ancien patron, Emmanuel Macron, en son royaume havrais, pour la remise de sa rosette qui pourrait avoir lieu au moment de la Toussaint, un week-end très prisé par le chef de l’Etat pour sa tournée annuelle en Normandie. Entre Sainte-Adresse et Honfleur où il a ses habitudes à la Ferme Saint-Siméon. Pourquoi pas le dimanche 1 er novembre, car le lendemain c’est jour des défunts dans le calendrier et plus tôt le « bal masqué » avec la fête d’Halloween. Et le 3 de ce même mois, dans la nuit de mardi, le western américain. entre Biden et Trump!

Peu importe au final la date choisie car la sélection va être impitoyable dans le salon d’honneur de l’hôtel de ville pour approcher le récipiendaire et le Président et participer physiquement à l’événement. Pour une grande première ou presque: celle de voir un président de la République remettre cette distinction, hors les murs du palais. Avec forcément un plateau d’invités très limité en raison des mesures sanitaires. Les places vont être très chères. Déjà que les élus municipaux majorité et opposition confondues dépassent la soixantaine! Il serait logique que les » marcheurs » havrais y trouvent la…petite place qui convient à leur mérite, à défaut de l’avoir eue à l’occasion de la constitution de la liste conduite par Edouard Philippe aux dernières municipales.

Pour en revenir aux Régionales normandes, le tenant du titre, Hervé Morin, n’a pas manqué de s’amuser de l’hypothèse d’Elisabeth Borne comme tête de liste de la « team » En Marche: « je serai ravi de me retrouver face à une représentante du gouvernement », s’est-t-il gaussé en relevant que la République en Marche éprouvait les pires difficultés à lui trouver un candidat de bon calibre en étant réduite à un parachutage. Il s’est peut-être moins amusé de la torpille lancée par deux des fidèles soutiens de Sébastien Lecornu, son jeune successeur à la mairie de Vernon, François Ouzillon et son voisin maire des Andelys, Frédéric Duché, au sujet d’une certaine clarification au niveau des transports en Normandie, compétence régionale. Et objet de tant de ressentiments pour le rail. Le duo n’hésite pas à laisser planer quelques menaces en vue des régionales. Où l’union risque d’être un art très difficile au sein de l’actuelle majorité. Surtout avec la nouvelle configuration politique née de la naissance du mouvement présidentiel il y a trois ans, fort de la présence de deux de ses leaders, ministres du gouvernement! Les bisbilles risquent d’être sévères. Jusqu’ à être mortelles?

Et pendant ce temps-là, Emmanuel Macron cherche toujours à convaincre son ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, à descendre à la mine et s’opposer à la sortante, Valérie Pécresse. On parle aussi avec de plus en plus d’insistance du nom d’Audrey Pulvar, l’ancienne diva des journaux télévisés et compagne éphémère d’Arnaud Montebourg et d’un grand chef étoilé et désormais « ministre » de l’agriculture d’Anne Hidalgo, à la mairie de Paris, pour porter les couleurs du Parti socialiste. Pulvar-Blanquer-Pécresse, voilà une éventuelle et belle affiche en perspective! J’allais presque oublier le « patron » charismatique des verts, Julien Bayou, dans le peloton aussi des prétendants! A Paris, à vélo…

PS: Il est le premier en Seine-Maritime. L’ancien député-maire RPR et UMP de Yerville, Alfred Trassy-Paillogues, a soufflé dans le creux de l’oreille à son successeur à ce que le nom d’Antoine Rufenacht, décédé il y a un peu plus d’un mois, soit donné à une rue ou un espace public de la commune qu’il dirigea et où l’ancien maire du Havre, président du conseil régional, vice-président du conseil général du temps de Jean Lecanuet, se rendit de très nombreuses fois pendant sa vie politique. Pour y faire avancer des projets structurants en pays de Caux.

Un bel exemple de dictature sanitaire avec ce tweet comminatoire d’un éminant professeur de médecine, Gilbert Deray . L’une des nouvelles stars de la télé-réalité Covid 19 somme dans quelques lignes très matinales ce lundi le chef de l’Etat, son premier ministre, Jean Castex, Sébastien Lecornu et le patron de Beauvau, Gérald Darmanin, (rien de moins!) à passer un test et s’isoler pendant une semaine. Il n’y a pas à discuter. Circulez, il y a rien à voir. Pour cause de cas contacts après leur entrevue avec le président de la Polynésie déclaré positif, en visite dans la métropole la semaine dernière. Ce grand spécialiste qui passe régulièrement à la télé ne doit pas trop la regarder car il me semble que le quatuor en question prend d’infimes précautions masquées. Ce qui n’évite pas le danger bien sûr. Mais de là à imposer sa loi médicale, il y a un pas de franchi difficilement acceptable.

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