Quand ça ne veut pas, ca ne veut pas! Accusations, confinement sous les palétuviers et perquisitions!

Dans les salons pourtant feutrés du Sénat il arrive même que certains sénateurs aient la plume sévère. A l’encontre notamment de leurs adversaires du récent scrutin électoral. Pour preuve la récente pluie acide de griefs lancée par le sénateur de l’Eure, Hervé Maurey, qui, non content d’avoir fait subir à Sébastien Lecornu sa première grosse défaite en faisant aussi élire sa seconde de liste, Kristin Pluchet, n’hésite pas à « flinguer » et régler ses comptes même s’il se défend de cette mauvaise intention, avec le ministre des Outre-mer. Décidément bien malheureux depuis quelques semaines. Des accusations de pression et chantages sur des élus de l’Eure, maires et conseillers départementaux pèsent sur l’homme fort du département. Il y est question, selon la presse locale, de promesses de décorations et subventions, d’obligations de soutiens, de menaces sur des investitures futures aux départementales, d’utilisation de moyens de l’Etat et du département. Le sénateur Maurey n’y va pas de main morte dans son réquisitoire et évoque même une  » véritable machine de guerre qu’il n’a jamais vue! »

Ne voilà-t-il pas que notre ministre outre-marin, en prime, un bonheur n’arrivant jamais seul, n’est plus trop maître de ses mouvements depuis quelques jours. Très loin de la métropole. Arrivé le lendemain du référendum sur l’indépendance de la Nouvelle Calédonie, il se trouve en effet « prisonnier » à quelques kilomètres du port de Nouméa. Je rassure aussitôt ses supporters, « Seb » n’est pas un otage aux mains de kanaks insoumis. Les gendarmes du « Caillou » n’auront heureusement pas l’occasion de nous refaire le coup de la grotte d’Ouvéa, de sinistre mémoire pendant le gouvernement de cohabitation du futur président du coup d’apprès, Jacques Chirac, quelques jours seulement avant le second tour de l’élection présidentielle avec François Mitterrand en 1988. Il ne manquerait plus que ça pour Emmanuel Macron, déjà pas mal servi en catastrophes en tous genres depuis le début se son quinquennat. Ca suffit que les « emmerdes » volent en escadrille.

L’ancien maire de Vernon et président du Département de l’Eure est « seulement » soumis à un sévère confinement de deux semaines pour se conformer aux règles sanitaires de l’archipel. Le Haut-commissariat de la République a mis à sa disposition une résidence avec parc. Il ne dispose d’aucun passe-droit, si ce n’est celui quand même, sous bonne escorte, de quitter son habitation pour un bâtiment plus approprié pour se rendre à des réunions à distance avec l’exécutif parisien. Il pourra ensuite, à l’issue de sa quatorzaine, s’il passe avec succès son test PCR, poursuivre sa tournée dans ce territoire qui n’a donné qu’une faible majorité aux partisans de la dépendance française.

Et pendant ce temps-là , plusieurs de ses collègues, anciens pour ce qui concerne l’ex-Premier ministre, Edouard Philippe et collègue de la Santé, Agnès Buzyn et son successeur, Olivier Véran, tout comme la pauvre Sibeth Ndiaye, ont subi hier matin, à l’heure du laitier, à la fois dans leurs bureaux et domiciles parisiens et havrais, la visite de sympathiques perquisitions, liées à l’enquête diligentée par la Cour de Justice de la République suite aux plaintes (9 d’entre elles ont été retenues) déposées notamment par le milieu syndical des personnels de santé pour « abstention volontaire de combattre un sinistre », au début de l’épidémie. En terme plus simple, la justice souhaiterait connaitre l’implication éventuelle des uns et des autres dans la gestion de la crise sanitaire. Des plaintes étayées à l’insu de son plein gré par « l’arroseuse arrosée », Agnès Buzyn, qui, après sa déroute électorale parisienne, avait reconnu, lors d’une désastreuse interview, avoir prévenu ses supérieurs hiérarchiques sur le danger, entre autres, de maintenir le scrutin électoral du premier tour!

On ne peut bien sûr que saluer cette extrême diligence à grand spectacle de nos juges, le lendemain de l’intervention présidentielle (un pur hasard du calendrier) à envoyer ses fins limiers pour des fouilles en règle. Une soixantaine de policiers, au total, sont intervenus sur l’ensemble du territoire. Le gouvernement des juges pose tout de même question dans la mesure où il peut fausser les décisions politiques et aboutir à un risque majeur d’excès de prudence. Surtout lorsqu’il concerne une affaire d’ordre sanitaire! Souvenons-nous du scandale du sang contaminé qui plus de trente ans après est resté dans bien des mémoires. Et pas seulement celle de Laurent Fabius, plombé de façon définitive dans ses ambitions présidentielles.

Le maire du Havre, en déplacement hier à Marseille, a reconnu que ces perquisitions s’étaient déroulées « dans des conditions normales et polies. Les enquêteurs ont travaillé avec minutie et dans un esprit serein. Je le suis tout autant ». Une sérénité affichée aussi par Olivier Véran, qui, depuis hier, est privé de ses portables et ordinateurs. Ce qui ne doit pas faciliter ses conditions de travail en ces temps très agités de Covid-19 comme des malades ! Alors que curieusement l’opposition, toutes tendances confondues, n’a pas profité de ces événements pour taper, comme des malades, sur leurs petits « camarades » de l’actuelle majorité, Une discrétion qui, en la circonstance, est plutôt à mettre à leur actif. Certains d’entre eux dont Jean-Luc Mélenchon, s’étaient un peu plus bruyamment manifestés en théâtralisant leurs propres perquisitions! A une époque où l’on n’avançait pas masqué.

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