Quand Charlie se fait hara kiri et 3 morts dans un attentat sur des fidèles à la basilique de Nice

La liberté d’expression que pourtant je défends avec ardeur a néanmoins ses limites. Et la bêtise aussi. Combien de fois ai-je défendu la liberté de caricaturer, voire même de blasphémer. A l’égard de toutes les religions. Sans la moindre exception. Nous étions tous, peu ou proue « Charlie « à part évidemment les musulmans les plus radicaux après le drame survenu il y a cinq ans.! Avec un coeur gros comme ça en hommage à toute une rédaction décimée par les frères Kouachi. Les mains armées d’une idéologie religieuse folle pour une tragédie impossible à oublier comme la tuerie du Bataclan et les innombrables attentats commis par des fous de Dieu. Parfois au détour d’une rue sur des innocents dont le « crime » aura été de croiser de grands malades.

Il n’était vraisemblablement pas judicieux d’en remettre une couche avec une nouvelle Une consacrée à ces caricatures aux conséquences sanglantes dans le même journal. La provocation, on peut y adhérer parfois même avec une certaine gourmandise à condition toutefois qu’elle ne tourne pas à l’obsession de faire le buzz et d’inciter, même involontairement d’autres « ravagés » à commettre le pire.

C’est peut-être politiquement incorrect, mais là, trop c’est trop. La nouvelle Une de Charlie parue hier avec un Erdogan en slip et mettant la main aux fesses à une femme voilée constitue une faute grave. Pas seulement de mauvais goût avec l’actualité. Surtout menaçante pour l’intégrité physique de nos concitoyens qui n’ont rien demandé. Sinon de vivre même confiné. Est-il en effet bien malin d’exiter les coupables instincts de meurtre d’autres illuminés du croissant, ou pas, désireux de venger l’honneur perdu d’un dictateur qui fait aussi régner la terreur sur son peuple. Il est permis de s’interroger sur cet humour qui ne grandit pas la cause de la liberté de blâmer.

On me rétorquera que se refuser la possibilité de se moquer du prophète à la tête de la Turquie pourrait constituer une grave atteinte à la liberté d’expression qui nous est si chère . Probablement. Mais les risques encourus valent-ils la chandelle et surtout pas de futures bougies de deuil?

Je ne crois pas. Surtout après la disparition de cet enseignant assassiné de la façon la plus barbare pour avoir évoqué ces caricatures avec ses élèves en classe.! Une « liberté citoyenne » qu’il a payée de sa vie. Le « caleçon » de Monsieur Erdogan ne mérite pas que le sang coule à nouveau un jour prochain. Même s’il est hors de question de baisser son pantalon! Ou sa jupe…

Dernière minute: une attaque à l’arme blanche a eu lieu ce matin, vers 9 heures, à l’intérieur de la basilique Notre-Dame à Nice. Trois victimes mortellement touchées dont le sacristain de l’église et plusieurs blessés sont à déplorer. Deux femmes et un homme. L’une des victimes étant décédée dans un bar où elle s’était réfugiée dans un état très grave. L’assaillant de cette attaque terroriste a été maitrisé par les policiers municipaux et hospitalisé. Le chef de l’Etat après un passage à la cellule de crise de Beauvau, doit rejoindre la ville de Nice dans les prochaines heures, cité martyre qui après les 86 morts du 14 juillet 2016 vit une nouvelle journée de drame absolu, après aussi une attaque au couteau devant un autre édifice religieux, un an plus tôt. Un attentat islamiste qui vient seulement deux semaines après l’assassinat de l’enseignant à Conflans-Sainte-Honorine et quelques semaines seulement après une attaque au couteau avec deux blessés graves devant les anciens locaux de « Charlie-Hebdo », à Paris. Il ne suffira pas avec cette pression maximale que Emmanuel Macron déclare que « la peur a changé de camp », alors que deux heures plus tard après l’attentat de Nice, un homme menaçant des passants dans les rues d’Avignon a été abattu par des policiers.

PS. Un « cocorico » havrais avec le choix par le gouvernement (en dépit d’un fort lobbying rouennais) de la cité de la Porte océane, comme port d’attache et siège social de HAROPA qui regroupe les trois ports de Paris, Rouen et le Havre. La première entité maritime la plus importante du pays. Pour un ensemble au service de ses clients industriels et exportateurs qui pèsent 130.000 emplois directs et indirects. La structure havraise effective le 1 er juin prochain sera pilotée par Stéphane Raison, l’actuel président du Directoire du port de Dunkerque.

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