Une Amérique chauffée…à blanc pour le pire scénario, des sondages « Bidenais » et un résultat « Trumpeur »!

Le mensonge déclaré grand vainqueur. Et les enquêtes d’opinions le grand vaincu. Sans la moindre contestation. Sacrée « gueule de bois ». Principalement en Europe et en France pour qui le scénario semblait plié. A grand tort même si dans ces mêmes colonnes je m’inquiétais hier d’un possible scénario catastrophe. A savoir qu’il faudrait attendre plusieurs jours avant de connaître l’identité du futur président. Ce sera a priori le cas. Voire même quelques semaines de boulot intense pour les équipes de conseils et d’avocats des deux équipes. Sans parler du long dépouillement des votes par correspondance contesté vivement par le champion républicain.

Le camp démocrate se voyait quant à lui trop beau avec des sondages en quelque sorte « Bidenais » qui, de toute évidence, dissimulaient un sacré vote, « Trumpeur » masqué, honteux ou timide pour le sortant. Un peu similaire, toutes proportions gardées, à celui du vote pour Jean-Marie Le Pen, chez nous, il y a une douzaine d’années et un peu moins pour sa fille.

Même si le président Trump, deux heures après Joe Biden, plus mesuré dans son optimisme, en « pensant pouvoir gagner », a été égal à lui-même. Triomphateur et menteur par anticipation (sur quelques résultats) avec une morgue et un aplomb exceptionnels. A la sauce Trump. « On a gagné même si un « petit groupe de misérables essaie de nous voler notre victoire ». Histoire de chauffer à blanc une partie du peuple américain en parlant de fraude, de recours judiciaires multiples dans plusieurs états défavorables et à la Cour Suprême, l’arme nucléaire, brandie avec insistance comme il l’avait déjà déclaré. Des coups bas ne sont pas à exclure. Des millions de votes peuvent changer la donne de ce poker menteur. N’en déplaise au locataire de la Maison Blanche, le décompte des voix d’anticipation (plus d’un million en Pennsylvanie) très fort dans les derniers états clés au nombre de quatre ou cinq, reste à prendre en compte. Ici comme dans le Michigan, le Wisconcin et la Georgie, décisifs.

Mais quel décorum dans l’une des salles de « l’Elysée américain ». Des drapeaux, un clan familial au garde à vous et une ambiance de meeting grotesque. Du jamais vu à Washington. Et quelles allumettes allumées par le président, dans ce climat de tension déjà assez inflammable! Quel suspens ce film américain catastrophe dont les premiers rôles sont tout de même tenus par de mauvais acteurs. Du Hitchcock sans Grâce Kelly et les acteurs fétiches du maître du suspense, Cary Grant et James Stewart. Quelles « Sueurs froides » ou « La main au collet » pour finalement un verdict soumis au vote véhiculé par…l’US Postal, la Poste américaine, ancien partenaire-sponsor d’un tricheur historique, Lance Armstrong, non pas celui de l’album de Tintin « On a marché sur la lune » mais bien le vainqueur déchu à sept reprises du Tour de France cycliste. Un record inégalable. Stupéfiants comme les résultats observés dans plusieurs états primordiaux pour la gagne et un sprint final haletant. Où la bascule pro-démocrate n’a pas eu lieu. Force est de reconnaître que la vague bleue attendue s’est transformée dans cette nuit indécise en une modeste vaguelette qui nécessitera une forte patience. Elle aussi synonyme de tous les dangers alimentés par le pyromane menaçant et procédurier de la Maison Blanche. Ses propos incendiaires n’augurent pas du meilleur.

Si Joe Biden, le candidat par défaut et pas forcément le meilleur pour la gauche plus radicale, a coupé l’herbe sur le pied a son rival en parlant le premier, le président Trump a encore plus radicalisé et galvanisé ses supporters en reprenant la main. Autour des tapis verts du grand casino yankee! Sa martingale a visiblement pas trop mal fonctionné. Pour le moment et probablement pas pour les intérêts de la vieille Europe! Qui, peut-être sonnée par la victoire toujours possible de Donald Trump, va devoir s’unir davantage! Un mal pour un bien ? Dans l’attente du scénario rêvé par le sortant qui espérait bien sauver sa mise avec ce report de résultat dû à ces dépouillements tardifs pour son argumentaire de fraude! Reste que la crise démocratique américaine ne constitue pas un mirage! La triste réalité de contentieux attendus et redoutés pour un virus mortel. Une seule certitude à cette heure: le nationalisme patriotique a de beaux jours devant lui dans une Amérique, ce que l’on peut regretter, restée très fidèle à son champion. Le rejet anti-Trump (qui ne supporte pas d’être battu) n’a pas donné les résultats escomptés dans ce pays divisé et tellement contradictoire avec des élites ayant pris leurs désirs pour une réalité. Rien n’est joué. Seulement il ne s’agit pas d’un jeu…mais d’une tragédie!

PS: En suivant depuis quatre heures du matin cette nuit électorale et sautant d’une chaîne à l’autre, je n’ai pu que m’amuser en suivant avec le plus grand intérêt les chiffres donnés au fil des minutes des grands électeurs pour chacun de deux candidats. Avec un décalage assez amusant et toujours dans le même sens entre tous ces concurrents. LCI devait probablement ne pas être… dans le même fuseau horaire que ses rivales, et notamment BFM et C.News dans l’annonce de résultats plutôt défavorables à Joe Biden. La filiale de TFI était un poil à la traîne dans la couverture chiffrée de la bataille en favorisant des chiffres plus favorables à Donald Trump.

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