« Monsieur Joe » le patient et « Nono » l’impatient!

Un supplice chinois au goutte à goutte. Si l’écart se creuse visiblement entre les deux candidats, les décomptes de voix s’égrènent à la lenteur de l’escargot ou de la tortue dans les quatre états toujours indécis. Pour rester dans la spécificité animale il faut bien reconnaître que les emblèmes des partis démocrate et républicain , l’âne et l’éléphant ne font pas partie des animaux les plus rapides du globe. Contrairement à l’emblème de la nation américaine, l’aigle (certes un peu déplumé au niveau des pattes et du cou) et aux…chiens de traîneaux en provenance de l’Alaska, l’un des cinq états encore sans résultat définitif pour cause de retard de l’acheminement des votes, non pas par voie terrestre et chiens de traîneaux, mais aérienne. Et dire que historiquement le vote par correspondance tant vomi par le camp « trumpiste » fut institué du temps de la Guerre de Sécession (longue de cinq ans) afin de permettre aux combattants des deux camps nordiste et sudiste de pouvoir voter, il ne serait pas inutile que « Donald Duck » Trump relise ses livres d’histoire!

Plus sérieusement dans notre bon vieux pays comme aimait à le dire le général de Gaulle, dont on va honorer la juste mémoire le 9 novembre le cinquantième anniversaire de de sa mort …alors qu’il venait de s’adonner à son jeu de cartes favori, la réussite (un sacré clin d’œil de l’histoire) certains membres du gouvernement font aussi preuve d’impatience. Non pas liée au verdict des urnes américaines mais face à ce qu’ils considèrent comme le cavalier seul du Grand argentier. Ne seraient-elles pas un peu jalouses certaines de nos éminences gouvernementales de l’omniprésence de leur collègue Bruno Le Maire, l’ancien député d’Evreux, dans les médias. Il a enfilé en effet de ses grandes jambes nombre d’interventions, notamment sur les matinales et une émission politique où il a été plutôt bon, ces derniers jours.

Les mauvaises langues lui prêteraient en effet de nouvelles ambitions pour occuper Matignon. Comme l’été dernier lors du départ annoncé de son ex-voisin normand Édouard Philippe. Les gens sont vraiment méchants! Et peut-être néanmoins réalistes. Et lorsqu’on y ajoute le fait que BLM est le ministre le plus populaire dans les enquêtes d’opinion, surtout depuis le déclenchement de la pandémie virale et son action pour sauver nos entreprises, la coupe est presque pleine surtout que le successeur du maire du Havre se trouve sur la sellette et n’imprime vraiment pas. « Nono » profiterait-t-il, « l’ignoble crapule » de la fragilité de plus en plus perceptible de l’homme du sud-ouest ? Quelles mauvaises pensées car l’ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin a quand même tout de même…de sérieuses attaches familiales pas très loin, lui au pays basque, dans cette si belle région.

Plus sérieusement, certains cadors du gouvernement ou se prétendant tels se sont manifestés auprès du grand patron de l’Elysée afin qu’il recadre au plus vite le puissant locataire de Bercy. Des quais à partir desquels le futur président (les images restent dans les mémoires) prit une navette pour aller présenter en plein mois d’août 2016 sa démission à François Hollande!

Bruno Le Maire n’a jamais caché ses plus hautes ambitions en dépit de quelques claques électorales régionale et nationales reçues depuis son entrée en politique. L’ancien parlementaire et ministre de Nicolas Sarkozy sait très bien qu’il fait de l’ombre à ses chers amis. Il faut bien reconnaître que les « aigles » ne sont pas les espèces…connues pourtant pour leur envergure, les plus nombreuses au sein d’un gouvernement suffisamment empêtré dans la crise pandémique. Entre confinement, deconfinement et reconfinement. Les trois mots clés de cette année de malheurs divers! Et comme BLM aime bien marcher seul et pas « toujours ensemble » et voler de ses propres ailes, il se moque de toute évidence d’un éventuel recadrage présidentiel. Surtout en cette période de crise. Le président qui se méfie aussi de son ministre a de toute évidence d’autres urgences! Le patron de Bercy continuera donc à mener sa barque, même isolé à grandes enjambées. Vogue la galère!

En attendant je reprendrai cette parole probablement présidentielle la nuit dernière: celle de Joe Biden « Nous allons gagner ». Un nous bien étranger à la gesticulation de son adversaire. « See you soon » et si possible aujourd’hui pour la fumée bleue…Ca irait plus vite si le sortant reconnaissait enfin sa défaite et les médias américains faisaient preuve davantage de courage. Mais à leur décharge, ils ont déjà pris cher. Ce qui peut justifier leur extrême prudence dans ce…coude qui coude en version geste barrière non sanitaire.

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