Un sale hiver pour le Printemps! Et un hommage d’une grande maladresse…

Il n’y aura pas hélas! aujourd’hui d’André Malraux pour accompagner la « panthéonisation » de l’écrivain Maurice Genevoix, auteur de « Ceux de 1918 », décédé il y a quarante ans, lors de la cérémonie commémorative de l’Armistice. Mais fort heureusement, nous avons eu hier une « Ségo royale » au micro de Jean-Jacques Bourdin. Un Appel puissance XXL et surtout une gaulliste comme on en rarement vue. Un grand numéro. Quinze fois, l’ancienne ministre a cité le nom du général de Gaulle. A tort et travers. Pour lui faire dire n’importe quoi sur le Covid, entre autres. Le général n’aurait pas fait çi , n’aurait pas fait ça: envoyer ses « soldats soignants au front sans masque ni armes« , faciliter Amazon, fermer les librairies. J’en passe et des meilleurs. Pauvre général, récupéré à toutes les sauces indigestes. Ca en devient malsain cette surenchère honteuse. Les hommes et femmes politiques, pour un certain nombre d’entre eux, n’ont vraiment pas honte de récupérer sans la moindre vergogne la figure tutélaire du « Premier des Français qui devient le Premier de France « selon le propos historique du président de la République de l’époque, le havrais René Coty pour lui offrir en 1958 les pleins pouvoirs et la présidence du Conseil.

La transition est toute trouvée hélas avec l’annonce programmée de la fermeture d’un des piliers commerciaux de l’Espace Coty, le Printemps, installé dans la fameuse « boule d’or » de la place Thiers. Qui, à l’instar de trois autres magasins de cette chaîne prestigieuse née à Paris en 1865, à Paris, Metz et Strasbourg, auxquels s’ajoutent trois autres « Citadium » de la même enseigne sous capitaux qataris, sacrifiés sur l’autel de la crise économique. Avec la dramatique perspective de suppression de 430 emplois sur 3.000, dont une soixantaine sur la place du Havre.

Une nouvelle catastrophe emblématique hélas! de l’état du commerce havrais qui comme d’autres paie au prix cher deux années de crise liée aux conflits sociaux, manifestations des Gilets jaunes et enfin la double fermeture pour cause de virus d’un trop grand nombre de boutiques dites non essentielles. Et la facture ne va cesser au fil des mois de grossir. D’une façon inexorable et épouvantable.

Pour en revenir au Printemps havrais, les événements les plus récents n’ont été que les « facilitateurs » si j’ose dire, de cette chute annoncée depuis…des années! Combien étions-nous de fidèles consommateurs de ce lieu à s’interroger sur la pérennité à terme de cet espace commercial, locomotive tout de même du centre Coty, avec une affluence toujours plus moindre au fil des ans. Le « miracle » ne pouvait malheureusement pas perdurer encore bien longtemps. Le bruit alarmant de sa possible fermeture revenait trop souvent pour ne pas qu’elle intervienne, un jour ou l’autre! Le sursis est venu à expiration…

PS: Curieux et troublant hommage que celui rendu hier par le nouvel édile girondin à l’occasion du vingtième anniversaire de la disparition de sa grande figure tutélaire Jacques Chaban-Delmas. On a connu meilleur hommage. Celui de Pierre Hurmic (le nouveau maire bordelais élu, à la façon Jean-Claude Dusse en version « bronzée » sur un malentendu!) Le même qui, il y a deux mois, annonçait la suppression du grand sapin de Noël dans sa ville, a surtout évoqué dans son propos le « cumulard » Jacques Chaban-Delmas, général à 29 ans, libérateur de Paris avec le général Leclerc et ses troupes blindées, en septembre 1944, ancien ministre, Premier ministre, président de l’Assemblée nationale, maire pendant 48 ans (un record supérieur à celui du radical Edouard Herriot à Lyon) .et pas seulement de façon épisodique à « mi-temps » selon la version de son lointain successeur, peu élégant. Un géant à comparer au…nain de jardin écolo de la capitale girondine! Quelle comparaison avec cet ancien grand résistant qui, en 1943, se choisit un nouveau nom de guerre (le précédent étant grillé) en passant par hasard en Dordogne devant le château de Chaban. Et l’accola à son vrai nom Delmas et comme quelques rares héros de la Résistance, eut la privilège comme le communiste Rol de vrai nom Tanguy, de conserver ce double patronyme. Résister aux…arbres morts ne suffira au successeur d’un autre « grand » bâtisseur, Alain Juppé, pour rentrer dans l’histoire!

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