Symboliques! « Tous à poil » ou presque…

La symbolique du vendredi 13! Le maire d’Evreux, Guy Lefrand, a eu la bonne idée d’officialiser hier une décision qui a priori, mais sait-t-on jamais, ne devrait pas susciter de nouvelles vagues négatives, même dans la capitale de l’Eure où tout reste possible et imaginable. L’édile local critiqué pour sa démarche liée au maintien de l’ouverture des commerces dit non essentiels (un appel à la désobéissance pas forcément il est vrai judicieux) a en effet décidé la remise prochaine d’un chèque de 20 euros à chaque foyer ébroïcien destiné exclusivement à soutenir le commerce local touché par le second confinement. Qui ici comme ailleurs risque d’être mortifère. Combien de rideaux de magasins vont-ils encore fermer dans les rues de la « Cité-Jolie », appelée encore à connaître de sérieuses cicatrices dans son centre ville, déjà pas trop bien portant. La municipalité entend y consacrer tout l’argent qui était réservé à plusieurs manifestations festives abandonnées comme la fête normande et festivités liées au fêtes de fin d’année, bien compromises. Soit un budget de l’ordre de 400.000 euros. Une délibération future qui souhaiterons-le ne se heurtera pas à la censure administrative, « bête et souvent méchante ».

Toujours dans cette même ville, un commerçant d’une rue régulièrement sinistrée (elle n’a pas attendu l’arrivée de la COVID, hélas!) a plutôt choisi la voie de la vulgarité en apposant un écriteau sur sa vitrine à l’effet réussi: « je tenais sincèrement à remercier notre gouvernement d’avoir fait de nous petits commerçants les putes de l’Etat ». On peut ne pas apprécier ce vocabulaire volontairement douteux, même si l’on peut comprendre le désarroi de cet entrepreneur dont l’installation est récente. Iconoclastes et malicieux ou pas, un grand nombre de commerçants ont repris une mode lancée il y a quelques années par les « Dieux du stade » en posant nus sur des calendriers. Des rugbymen de renom suivis au fil des ans par d’autres sportifs d’autres disciplines au nombre desquelles figurent en bonne page des jeunes femmes. Il n’y a pas de raison…

Au Havre, la mode a été lancée par un coiffeur redoutant d’être complétement à…poil après cette crise et posant nu dans son salon en toute simplicité, fort bien rendue d’ailleurs par l’oeil d’un véritable professionnel de la photo. Une idée reprise par d’autres sur l’ensemble du territoire, notamment aussi dans la commune des Andelys, dans l’Eure, où une cinquantaine de commerçants de la ville ont posé dénudés avec une banderole explicite « Soutenez-nous sinon nous finirons tous à poil », pour alerter de leur situation catastrophique. Avec en clin d’oeil…en arrière-plan les ruines de Château-Gaillard! Chacun aura également compris la symbolique!

Il arrive aussi que ce soutien au petit commerce de proximité prenne un autre fumet. En témoigne au Havre avec « l’activisme gastronomique » de bon aloi de plusieurs de nos élues (principalement) qui se dévouent sans compter pour aider leurs amis restaurateurs. Un jour, des spécialités libanaises, un autre, une bonne choucroute ou un couscous, ou un pot-au-feu, le dernier plat servi et emporté. Ces dames, qui, je ne doute pas, sont d’excellentes cuisinières, privilégient de faire « marcher », à leur niveau, des cuisines de chefs réduites à proposer quelques préparations, fruits de leurs talents divers. Pour un peu survivre.

Ce « terrible » dévouement et cette solidarité méritent le respect. Il ne faudrait pas tout de même que cette situation se prolonge pour les finances de tous ces sinistrés. Pour ce qui est des grammes supplémentaires et éventuels pour les intéressées, tout danger est écarté car elles peuvent largement se le permettre! Elles ne sont pas davantage suspectes de ne pas acheter local tout au long de l’année! Et pas seulement dans le domaine de la bonne bouche. Ce n’est pas toujours le cas chez un certain nombre d’élus! Au Havre comme ailleurs…où il est toujours de bon ton et plus aisé de jouer les « pleureuses » quant à la disparition progressive d’enseignes. Surtout aussi que nombre de municipalités sur l’ensemble des villes et même campagnes ont tout fait pour encourager l’installation de grandes surfaces périphériques, et par voie de conséquence participer à la désertification et la mort lente de l’achat de proximité.

Je leur reprocherai seulement, via les réseaux sociaux, de nous faire saliver et de ne pas partager! Je plaisante, bien sûr. Continuez mesdames et surtout bon appétit!

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :