Une belle dignité familiale!

Un procès d’assises hors du commun. Pour un odieux féminicide sur fond de passion conjugale. Lointaine. Dont on a tout dit. Ou presque avec pas mal de sordide trop étalé (?) sur la vie du couple et les raisons sur une possible séparation. Même s’il y a encore beaucoup de zones d’ombres. Le jury en a décidé ainsi: vingt-cinq ans de réclusion criminelle pour Jonathann Daval, devenu avec son mariage avec Alexia, le fils de la famille Fouillot. Il n’est jamais facile de donner son propre jugement. Il ne s’agissait tout de même pas de donner un pronostic pour une élection ou une compétition sportive! Seulement une perception forcément inaudible pour l’une des deux parties. L’Avocat général avait requis la réclusion à perpétuité pour l’accusé auteur d’un « meurtre presque parfait ». De sérieux doutes m’étaient relativement vite venus à l’esprit avec le chagrin trop surjoué du criminel à l’époque.

Une émotion remplacée quelques semaines plus tard par un dégoût profond, avec les aveux et l’arrestation de ce si bon gendre! La France n’avait pas pardonné d’avoir été flouée par ce sinistre personnage, victime de sa propre médiatisation et grand manipulateur. Le jury populaire et les trois juges professionnels ont rendu un jugement qui peut apparaître comme juste, un adjectif certes terrible. L’avocat de la défense, dans sa plaidoirie, a bien joué le coup en faisant le parallèle avec de grands criminels comme Fourniret et Francis Heaulme, des tueurs d’enfants, des tueurs en série aussi comme Guy George. Qui eux ont pris perpétuité. Aucune comparaison possible. D’où le quantum de cette peine qui, de toute évidence, n’entraînera pas un appel de l’accusé et pas davantage celui du parquet général. Et probablement pas non plus celui de la partie civile. Des parents omniprésents pendant toute la durée du procès. Critiqués peut-être pour leur présence jugée par trop « envahissante » selon certains observateurs devant les micros et caméras.

La famille, à la sortie du tribunal s’est dite heureuse d’être arrivée au bout de ce cauchemar. « On va essayer de se reconstruire et de passer à autre chose après ces trois ans de calvaire. Nous sommes satisfaits de ce verdict. La justice a bien fait son travail et a pris conscience de notre douleur ». Une très belle dignité. On pouvait craindre pire réaction de rejet de la peine. Le dernier message d’une douleur mesurée et inattendue car on aurait pu imaginer une cruelle déception beaucoup plus conséquente à l’égard d’une longue peine, mais limitée à 25 ans.

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