Entre notre « Père la Victoire », Père-Noël de la finance, Père-Fouettard et la nostalgie « Doudou »

« Si Noël est entre nos mains » comme l’a déclaré le chef de l’Etat, il faudra bien toujours se les laver-les mains- et respecter la distanciation sociale et « redoubler de vigilance pendant les fêtes ».. Mais de là à taper dans nos mains pour saluer le cocorico présidentiel, il y a tout de même peut-être un pas que l’on peut ne pas franchir. En tout cas, « il avait la frite » notre président Emmanuel I er en « Père la Victoire », en lançant à bonne distance physique de la chancelière allemande pendant le point presse, dans l’un des palais déserts de Bruxelles, lors du conseil européen, que «  la France était l’un des pays du vieux continent qui avait mieux maîtrisé l’épidémie« . Ce qui est possible mais cette déclaration n’était probablement pas la plus fine en ce lieu au milieu de nos partenaires européens pour « jouer des coudes » et faire preuve d’une certaine suffisance et autosatisfaction. Et ce d’autant plus que le président français, une belle réussite, avait obtenu un accord à l’unanimité des états membres pour le versement des aides pour la relance économique, soit une jolie enveloppe de 40 milliards d’euros pour la France. De belles étrennes en perspective qui vont en partie faciliter le financement du « quoi qu’il en coûte ».

Tout est affaire de comparaison et on ne peut pas dire que notre bilan de la première vague avait brillé par une efficacité exceptionnelle. Surtout au niveau de la délivrance des masques qui tourna au gag de mauvais goût. Peut-être davantage lors de la seconde.

Le modèle allemand tant vanté par nos compatriotes depuis six mois semble depuis poser davantage d’interrogations. Les adeptes du « french-bashing » ont perdu un peu de leur voix. Il faut rester prudent. Les chiffres sont certes plus encourageants en comparaison avec certains de nos voisins mais la partie est encore loin d’être gagnée et ce d’autant plus, et ça tombait mal, les laboratoires français et anglais Sanofi et GSK (très présent dans la capitale de l’Eure) annonçaient ce même jour l’ajournement de la sortie leur vaccin commun à la fin 2021 . Un échec symbolique pour notre savoir-faire scientifique et industriel pharmaceutique.

Il ne faudrait pas non plus que la sortie du vaccin tourne aux… »J.O du Covid » avec une course à l’échalotte entre labos de Chine, de Russie, des Etats-Unis ou d’Allemagne. On ne peut que saluer dans l’immédiat l’effort de transparence des deux laboratoires concernés dont la prudence est entendable.

Il n’y a pas non plus de quoi s’affoler avec les deux premières « démangeaisons » dont ont été victimes deux vaccinés britanniques. Le hasard a voulu que les deux premiers soient une femme de 91 ans de Coventry, la première à avoir ouvert le bal de la vaccination, prénommée Margaret (comme la soeur cadette de la reine Elisabeth II disparue en 2002) et l’ancienne Premier ministre, la « dame de fer » Margaret Thatcher et un homme, un « poil » plus jeune, nommé William Shakespeare. Un sacré pistonné celui-là car le poète-dramaturge n’a tout de même pas écrit une seule ligne depuis plus de quatre siècles! To be or not to be »

Le « Père-Noël » est lui bien vivant. Il a pour traits au moins le visage du patron de Bercy, Bruno Le Maire, l’ancien député d’Evreux, « aimablement » pastiché par l’imitateur Nicolas Canteloup. C’est vrai que le « grand argentier » au four et au moulin depuis mars et qui n’est pourtant pas barbu, n’arrête pas de jouer le bonhomme Noël pour tenter de sauver l’économie de notre pays, bien mise à mal. Et ça c’est indéniable, critiquable sur ses réussites sanitaires, le gouvernement l’est beaucoup moins pour les aides apportées pour supporter au mieux (ou au » moins pire ») le choc cataclysmique.

Il est un autre barbu, qui, absent de la scène politique nationale , se frise néanmoins les moustaches. L’ex Premier ministre, pour la première fois devant le chouchou médiatique Nicolas Hulot (dont je me suis toujours demandé comment il pouvait être encore en tête du hit-parade de si longues années comme d’ailleurs l’ancien tennisman et chanteur Yannick Noah et l’acteur Omar Sy et certains grands noms de la politique française en dépit de leur retrait de longue date), est au sommet de la « poupoularité » avec 69 % de bonne opinions.

La nostalgie Edouard Philippe atteint les sommets. L’une des rares valeurs refuges, qui virée en juillet par le président Macron, est première de cordée dans le coeur des français en décembre. Joyeuses fêtes Monsieur Edouard…Elles n’auront pas la même saveur pour son successeur, « Gargamel » Jean Castex! Surnommé aussi le Père-Fouettard. Qui, cet après-midi avec son ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin ont à nouveau affronté les black blocs dans les rues de Paris et des grandes villes pour une inutile et dangereuse Marche des libertés. Liberté de casser surtout pour quelques centaines de voyous habillés et cagoulés de noir.

Pour le plaisir et pour rester normand je ne peux m’empêcher de saluer le bond en avant du ministre Sébastien Lecornu qui décolle beaucoup plus pour rejoindre ses territoires d’Outre-mer que dans le même baromètre de Paris-Match. Il passe en effet pour la première fois à la 48 e place alors qu’il occupait la lanterne rouge et la cinquantième place depuis son entrée au gouvernement. En léger progrès Sébastien, mais peut mieux faire. Tu tiens le « bon bout de l’an ».

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