Une castagne « primaire et républicaine » évitée! Ah, ca ira, ça ira »…

Organisé de bon matin contrairement à l’habitude pour probablement ne pas se mettre en défaut par rapport aux heures du couvre-feu, mais pas seulement, le bureau politique de LR s’est tenu dans un climat plus serein qu’attendu. Avec deux camps opposés sur le sujet de l’éventuel « départage » dans la « novlangue » républicaine. On n’utilise plus pour le moment le nom de primaire, même si au final cela ne change pas grand chose. Est-ce reculer pour mieux sauter toujours est-il que d’un côté les présidents du Sénat, Gérard Larcher et de LR, Christian Jacob (qui lui ne veut pas entendre parler d’un « départage » avant les élections territoriales de juin prochain) et de l’autre, le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau, favorable à une décision beaucoup plus rapide. Pour des raisons personnelles. Il croit son heure arriver et n’a jamais caché son ambition pour 2022. Ce qui donne le…COVID 19, voire même pire, à la plupart des derniers petits barons de l’ancien parti chiraquien.

Le bon docteur Larcher a bien manoeuvré ces dernières semaines pour éviter une décision tranchante dès février. Christian Jacob, totalement hostile à une candidature du sénateur vendéen, joue la montre. Ce qui n’est pas pour déplaire aux deux extérieurs présidents des Régions des Hauts-de-France et de l’Ile-de-France qui attendent leur réélection pour se lancer en campagne présidentielle, principalement Xavier Bertrand.

L’état-major L.R s’est offert en quelque sorte son petit cadeau de Noël: éviter la castagne. C’est ce qu’on appelle sauver la face d’un dé où…l’as n’est pas prêt de sortir! Et la possibilité pour le très droitier Bruno Retailleau de fourbir ses armes, sans se mettre à dos son parti, en vue d’une primaire-départage dont il pourrait sortir vainqueur compte tenu de l’ancrage des derniers des Mohicans républicains. L’un des leurs n’est pas assuré, loin s’en faut, de planter son tipi dans la cour de l’Elysée.

Une armée de Républicains en déroute électorale (nationale et non pas locale et régionale) et qui avec le petit général vendéen a toute les malchances de connaître comme aux Européennes un Waterloo plutôt qu’un Austerlitz en 2022. D’où l’espoir des Jacob et consorts de prier, après la défection du maire de Troyes, François Baroin, qui préfère la vraie chasse et la pêche et non pas celle des élections, à une candidature Xavier Bertrand bien réélu sur ses terres du Nord. Peut-être le seul pour éviter une Bérézina présidentielle. Et encore !

Pendant ce temps-là un ancien politique gaulliste et chiraquien, à qui le Premier ministre Jean Castex avait confié la mission sur le report en juin des élections régionales et départementales, n’en reste pas moins très critique à l’égard du président Macron. L’ancien maire d’Evreux, Jean-Louis Debré, dont on ne rappellera pas encore la carte de visite, (bien l’un des seuls à visiter jusqu’au dernier moment Jacques Chirac) n’a pas caché que le référendum sur le climat annoncé par Emmanuel Macron n’était « qu’un piège politique pour permettre à la majorité de rebondir en cas de double échec aux élections de juin…alors qu’il affirme que l’espoir du chef de l’Etat était de repousser ce double scrutin après la présidentielle. « Je leur ai dit que si c’était ce qu’il voulait, ce n’était pas la peine de compter sur moi ». Ainsi soit-il!

Et l’on reparle d’Evreux, où le conseil municipal en séance de travail nocturne (comme quoi il n’y a pas qu’à l’Elysée où l’on débat, en l’occurrence sans fourchette ni couteau il est vrai (encore que pour les couteaux ?) l’assemblée communale ne s’est pas limitée à évoquer le sujet polémique de la distribution des chèques-cadeaux mais aussi lors du débat budgétaire aux emprunts dit toxiques sous la mandature du successeur de JLD en novembre 2007. Comme bien d’autres de ses collègues maires en pleine tourmente économique, Jean-Pierre Nicolas (JPN) avait dû souscrire des emprunts qui constituent toujours une épée de Damoclès qui reste visiblement menaçante, semble-t-il encore, pendant quatre ans.

Je ne parlerai pas aujourd’hui du bulletin de santé de Macron 1 er.. On en assez « soupé ». Laissons-le travailler en paix à la Lanterne, résidence de la Présidence depuis Nicolas Sarkozy. Tant que les « sans culotte » révolutionnaires n’essaient pas à distance de lui chanter sous ses lointaines fenêtres « les aristocrates à la Lanterne »… « Ah ça ira, ça ira ». Une belle partie de refrain! Pleine d’espoir.

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