La revanche du montagnard…du plat pays et un eurois premier de cordée de campagne présidentielle ?

« Et maintenant que vais-je faire » chantait naguère Gilbert Bécaud!

Le Monsieur Brexit au parlement européen à Bruxelles, Michel Barnier peut avoir la tête à ses sommets alpestres après l’accord sur le Brexit, qui sans être une réussite totale s’est néanmoins pas trop mal terminé. Le savoyard est parvenu après d’âpres négociations a maintenir l’unité des 27 états membres face aux habiles maoeuvres de Boris Johnson, le Premier ministre britannique.

L’ancien G.O des Jeux olympiques d’Albertville en 1982, il n’était alors qu’un jeune élu gaulliste, n’a jamais percé l’écran au plus haut niveau national malgré ses yeux bleus perçants de montagnard. Cela n’a pas pour autant empêché ce politique confirmé de rester fidèle à son parti tout en étant macro-compatible. De mener une carrière politique parmi les plus belles avec tous ces mandats électifs pendant plus de trente ans sur ses terres de la vallée de la Tarantaise et à Paris, où il a occupé plusieurs postes de ministre sous les ères de Jacques Chirac puis de Nicolas Sarkozy avant de rejoindre il y a plus de quatre ans le plat pays qui était devenu le sien, jusqu’à en devenir le plus européen des Français depuis Jacques Delors .

Son mandat s’est achevé. Ce qui ne veut pas dire pour autant qu’il envisage à bientôt 70 ans (en janvier prochain) de parler retraite. « Je vais consacrer toute mon énergie à mon pays » vient-il de déclarer suscitant de possibles interrogations sur son avenir hexagonal.

Il serait peut-être davantage tenté par un autre poste à l’international à la hauteur de son expérience et son goût à côtoyer l’ivresse des cimes alpestres sans génépi plutôt que de replonger dans les « magouilles politiques parisiennes » dont ce savoyard historique a horreur.

Son nom avait couru l’automne dernier pour aller porter les couleurs de LaREM aux régionales en Auvergne-Rhône-Alpes, un mouvement présidentiel bien en peine de présenter un poids lourd pour l’opposer au président sortant, Laurent Wauquier que L.R (à l’époque UMP) lui avait été préféré il y six ans.

Cette hypothèse n’est à ce jour pas encore rouverte. Il pourrait toujours émigrer dans un certain nombre de nos belles provinces et métropoles si l’on se fie aux difficultés que le pouvoir affronte pour ce scrutin. Exemple en Normandie où la ministre Elisabeth Borne ne souhaite pas conduite la locomotive. Elle veut bien jouer le rôle du wagon. Une situation que l’on pourrait retrouver en Ile-de-France où il n’est pas assuré que le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, conduise le RER face à Valérie Pécresse.

Même si l’échéance est plus lointaine, il se murmure dans les couloirs des rédactions parisiennes que le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, très en cour à l’Elysée, pourrait être amené à jouer les premiers rôles dans l’organisation de la future et probable campagne d’Emmanuel Macron en 2022. Avec un rang de tête de cordée comme directeur de campagne?

Pendant ce temps-là, son ami havrais, Edouard Philippe, joue médiatiquement les absents très présents. Tout en ne glissant pas sur des sujets nationaux qui pourraient fâcher et alimenter une éventuelle rivalité avec le chef d’Etat. Il ne se situe, semble-t-il, ni dans la nostalgie et encore moins dans l’amertume. Il écrit beaucoup, un prochain essai sur son passage à Matignon avec son complice juppéiste, député européen Gilles Boyer et le scénario d’une future série télévisée.

Des travaux d’écriture qui ne l’ont pas empêché ces derniers jours d’aller rencontrer Jean-François Copé à Meaux et Frédéric Valletoux, un autre collègue maire, à Fontainebleau. L’histoire ne dit pas si les deux hommes ont effectué quelques escalades en forêt!

Il n’écarte pas non plus l’idée de revenir en chargé de cours devant un auditoire d’étudiants. On l’aperçoit aussi régulièrement dans les couloirs de l’Assemblée et dans quelques bureaux ministériels, tels que ceux de Gérald Darmanin et de son ami de l’Eure, Sébastien Lecornu, beaucoup plus discret depuis son échec aux sénatoriales, même s’il a été néanmoins élu. Lui aussi cultive à merveille ses réseaux territoriaux.

Le maire du Havre, en revanche, ne doit probablement pas se rappeler de l’adresse du locataire de Bercy, Bruno le Maire, dont l’agenda, il est vrai, est beaucoup plus chargé! Ce qui l’empêche pas non plus d’écrire, une passion qu’il se réserve pour ses vacances…L’air de la mer proche de son refuge familial basque où les Alpes, ces derniers jours, vont sûrement l’inspirer!

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :