« Boujou bien » l’an…foiré!

Dans quelques heures, il sera temps de saluer la nouvelle année (que je vous souhaite mes ami(e)s la meilleure possible) et de lancer un « boujou » bien normand à la précédente. Un véritable « an…foiré » pour paraphraser Coluche. Qu’est-ce qu’il nous aurait bien fait marrer le plus illustre des vrais « enfoirés » avec ces mots les plus significatifs de notre vocabulaire 2020: pangolin, couvre-feu, confinement, reconfinement, tests, masques, hydroxychloroquine, visioconférence, télétravail, soignants, gel hydroalcoolique, distanciation, pandémie, vaccin, attestation, apéro-zoom (pas le plus désagréable), liberticide, « sécure » sans oublier le célèbre « quoi qu’il en coûte » présidentiel, j’en passe et des meilleurs. Comme le « démertentiel », (préféré au présentiel) que j’avoue avoir détourné. Il n’y a pas pas de raison que seule Ségolène Royal soit la seule habilitée à faire preuve d’un génie créatif. En référence à mon dernier article.

Un florilège de mots tellement sympas qui j’espère prendront bien une année sabbatique! Et beaucoup plus si affinités. Et tant d’autres hélas! aussi « rigolos » que mise sous cloche, chômage partiel, plans sociaux, faillites, variant, corona (pas celle qui mousse et pourtant on a bien trinqué) et virus, En tête de gondole pour une année hilarante. Qu’est-ce qu’on a ri avec toutes ces privations. Neuf mois de souffrance et de gestation d’un vilain bébé, déjà une vraie tête à claques et surtout représentée par une espèce de grotesque sphère à clous! Pourvu que l’on ne nous enfante pas un Covid-20 même en 2021 sur une trop longue maternité. De quoi vous donner une « vague » (mot très souvent prononcé cette année) à l’homme pour les âmes les plus sensibles.

Notre président tant aimé nous a même expliqué comment bien aérer son appartement ou sa maison au plus fort de la tempête. La chloroquine, pour faire sa coquine, s’est même débarrassée de sa soeur hydroxy pas facile à écrire. Reste un Raoult de derrières les fagots. Un nom propre pourtant bien sali au fil des mois. La star des professeurs pour l’un des visages familiers de cette maudite épidémie.

Une sérénité qu’auraient bien voulu partager au cours de ce réveillon anticipé de quelques heures une vingtaine d’usagers de la ligne SNCF Paris-Caen-Cherbourg à qui l’on a offert un train de nuit qui ne ressemblait en rien à l’Orient-Express, une rallonge de trajet jusqu’à Lisieux. Pour cause d’oubli du conducteur, qui a tout simplement omis de s’arrêter en gare d’Evreux. Un détail! Le bon vieux slogan « C’est possible avec la SNCF » est toujours d’actualité. A l’approche de la ville préfecture de l’Eure, la rame a tout bonnement filé à grande vitesse et zappé la gare ébroïcienne. Laissant au passage pas vraiment de niveau ceux qui devaient descendre dans le plus grand désarroi et l’inquiétude. Ne pouvant pas s’arrêter à Bernay, faute d’agents en service sur les quais à cette heure tardive, le train n’a pas, en revanche, loupé l’arrêt de Lisieux. Pas la « station » la plus glamour comme terminus. Et nos malheureux ont fini leur trajet en bus affrété à leur intention jusqu’à leur destination initiale à une heure pourtant illégale pour cause de couvre-feu à 20 heures. Les passagers n’ont même pu mettre un cierge à Sainte-Thérèse. Le carmel était aussi fermé. Les infortunés pèlerins sont arrivés à plus d’une heure du matin avec le souci aussi de récupérer pour certains d’entre eux une correspondance. Peine perdue. Bonjour la galère. Merci qui ? Après les retards, les incidents techniques, les pannes diverses et variées, les grèves. Et maintenant une gare zappée. Il est temps de tirer un gros trait sur 2020.

Pas de panique. Et comme va l’annoncer ce soir à la télé Emmanuel Macron 1 er pour ses voeux de 20 heures traditionnels:  » Restons seringues pour la nouvelle année ». Rien ne vaut une petite piqûre de rappel. Plus sérieusement ses maîtres mots devraient tourner autour de l’espoir et de la vérité et de l’avenir des jeunes. Pas au beau fixe, même si beaucoup vont bien (façon de parler vu les excès attendus) la fêter cette nouvelle année!

Joyeux réveillon à tous et toutes. Avec modération toutefois car comme l’a déclaré le boss de la santé, Olivier Véran « Le meilleur moyen de célébrer la nouvelle année est de ne pas la fêter ». Rires garantis dans les chaumières et une possible mauvaise interprétation de cet appel au sérieux! Légitime lui. Elle n’est pas non plus gratinée cette sentence du professeur Caumes, l’une des figures médiatiques de cette crise sanitaire qui trouve scandaleux le fait que les soignants n’étaient pas destinataires de ces premières vaccinations et de la lenteur de celles-ci. Trop fort. C’est pourtant bien le même qui, il y a deux semaines, me semble-t-il, déclarait son rejet du premier vaccin américain et attendait éventuellement l’arrivée du chinois ou du russe!

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