Le chef de l’Etat à l’aise dans ses charentaises et l’ex-Premier ministre dans ses mocassins!

Bonne nouvelle. Le chef d’Etat, déclaré positif et exilé à la Lanterne pendant une semaine pour cause de coronavirus, a retrouvé toute sa « négativité ». Déjà que son intervention, vers 3 heures du matin et la présence d’un drapeau américain dans son bureau, la nuit de l’invasion des partisans les plus extrémistes de Donald Trump au Capitole à Washington, avait suscité de multiples sarcasmes et vociférations. Ne voilà-t-il pas que l’hommage rendu à François Mitterrand hier à l’occasion du 25 e anniversaire de sa disparition, a entraîné encore une envolée de critiques. Un nouveau coup de Jarnac alors que Emmanuel Macron 1 er a juste déposé une gerbe, accompagné de plusieurs éminences socialistes dont Hubert Védrine, François Hollande et Ségolène Royal. Si le prédécesseur de l’actuel président de la République s’est tu, la mère de ses enfants s’est elle, une fois encore, montrée très caustique. Elle n’en rate pas une la « Diane du Poitou » vengeresse avec ses flèches empoissonnées balancées à la volée. Sans le moindre discernement. Était-ce lieu le mieux choisi ? « Il n’y avait pas toute cette pagaille à l’époque, l’Etat fonctionnait et était efficace. Je ne vois rien de commun entre les deux hommes ». Rejointe en cela par quelques vieux caciques et mitterrandolâtres socialistes. Il ne lui aurait pourtant pas déplu de « servir » son ancien collègue de gouvernement devenu président!

On ne peut pas totalement lui donner tort à « Ségo ». C’est vrai que les points communs ne sont pas très nombreux entre les deux hommes de générations tellement différentes, sinon leur passion pour la littérature. L’un a dû également attendre un troisième essai pour atteindre le graal après une très longue carrière, comme Jacques Chirac. Alors que Emmanuel Macron, critiquable à bien des égards, a décroché la « timbale » dès sa première candidature et n’a… effectivement pas échappé, heureusement pour lui, à un attentat « bidon » dans les Jardins de l’Observatoire, reçu la francisque des mains du maréchal Pétain et pour cause ! Et connu un parcours politique « légèrement trouble ». Quelques « accrocs » parmi tant d’autres d’une…double, voire triple vie bien remplies, même si les années Mitterrand apparaissent pour beaucoup et son lointain successeur un « héritage toujours bien vivant. Ses deux septennats continuent d’irriguer notre histoire collective ». Ce qui n’est pas faux en toute objectivité. Quelques mots adressés au terme de ce sobre déplacement qui l’a aussi amené avec Gilbert, le fils de François Mitterrand, à visiter la maison natale de l’ancien président dont la mémoire sera aussi honorée à l’occasion d’un double événement dans les prochains mois: le quarantième anniversaire de son accession à l’Elysée, en mai et l’abolition de la peine de mort, en octobre. Autant de célébrations mémorielles où excelle souvent le chef de l’Etat. Il faut bien qu’il ait une discipline à forte valeur ajoutée…Même si d’une façon générale, on peut se lasser devant tant d’hommages solennels en raison du calendrier et de l’actualité qui n’a rien de rose! La fleur emblématique de l’ex-parti socialiste de « Tonton » où « Dieu ».

Cette excellence, une fois encore, a échappé à l’ancien ministre socialiste et adorateur du prédécesseur de Jacques Chirac. Jean-Luc Mélenchon, a en effet estimé « écoeurante la présence d’Emmanuel Macron à Jarnac. C’est une manière de cannibale de s’approprier François Mitterrand ». Toujours dans la nuance le « ché » de la France Insoumise! Le mot cannibale complète une collection déjà bien fournie en mots doux. Il ne manque pas d’appétit, mais tout de même!

Pendant ce temps-là, bien éloigné de ces polémiques charentaises, l’ancien Premier ministre, dont « l’absence est très présente » surtout dans les médias, reste au sommet de la vague sondagière. Très à l’aise dans ses mocassins. Même s’il reste bien accroché au niveau de la mer, il ne cesse, si l’on peut dire, de grimper à une très haute altitude. Le maire du Havre n’a pas vraiment besoin de remontées mécaniques pour surfer sur une popularité sans cesse croissante. Et il s’amuse en quelque sorte de cette situation sans faire la moindre faute de quart au niveau de la politique nationale. Dans l’attente de la sortie de son livre-essai sur ses années à Matignon, coécrit avec son complice et pas seulement d’écriture, le député européen Gilles Boyer, prévue dans les premiers jours d’avril.

En attendant, Edouard Philippe multiplie les réceptions de ses anciens ministres, la troisième hier vendredi en très peu de temps, avec le président du mouvement « Agir », Franck Riester, chargé du Commerce extérieur (qui est très loin d’avoir laissé un souvenir impérissable à la Culture) avec qui il a longuement évoqué l’avenir du port en compagnie aussi des industriels et entrepreneurs du territoire autour de thèmes aussi importants que la concurrence mondiale, le Brexit et l’attractivité portuaire. Autant de dossiers prioritaires pour la vie économique locale, qui comme bien d’autres, souffre et ne vit pas, avec cette crise sans fin, un doux euphémisme, ses meilleures années…

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