C’est reparti pour la »hidalgomania »… Olé, castagne et castagnettes!

Elle était considérée comme perdue électoralement il y a un an et demi. La victoire ne pouvait pas échapper aux troupes macronistes parisiennes et sa cour se réduisait comme peau de chagrin ou…d’Anne, même chez ses amis politiques qui n’avaient plus des yeux de velours pour l’ancienne collaboratrice et proche de Martine Aubry. Fin juin 2020, « Notre-Drame-de-Paris » le titre d’un pamphlet pas vraiment flatteur, conserve haut la main son titre, tout en jurant la main sur le coeur qu’elle se consacrera seulement à son second mandat de maire de la « Ville-lumière », Paris. Des lumières progressivement éteintes depuis des années d’ailleurs.

Comme quoi en politique rien n’est définitivement perdu. La preuve avec cette « Hidalgomania » flamboyante reprise depuis quelques jours par la presse et l’ensemble des médias. Les titres plus combattifs les uns que les autres font état des nouvelles ambitions de Madame le maire. Et même et surtout chez les ténors de la Macronie qui commencent à prendre au sérieux cette possible candidature à l’Elysée et le cas échéant à la craindre. Un peu pour le moment.

Ca n’a pas empêché plusieurs membres du gouvernement de décrocher des flèches sur leur cible aujourd’hui privilégiée. Surtout après ses dernières déclarations sur « le retard à l’allumage gouvernemental sur la carence vaccinale et les carences logistiques ». En première ligne de front depuis plusieurs semaines, l’homme qui monte au sein du gouvernement, son porte-parole « punchy » Gabriel Attal, s’est dit surpris et amusé « d’entendre des leçons de logistique de la part d’une élue qui n’a pas su gérer pas plus le « Vélib » que « l’Autolib ». Et pan sur le bec, suivi d’un second du ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, accusant Anne Hidalgo de « mentir aux Français », soulignant que l’Etat avait injecté 1 milliard d’euros pour la relance de la capitale alors que la « belle » Anne (un prénom plein de grâce, j’en connais!) avait déclaré que sa ville « n’avait pas vu la couleur de cette aide ». Ah la méchante vilaine langue…Il faut aussi se dire que « l’amère de Paris » ne s’était pas gênée pour faire des comparaisons audacieuses. « Avec de telles carences, le département de juin 1944 aurait échoué ». Ce qui lui avait valu cette réplique du même Attal,qui la semaine dernière avait déjà envoyé dans les cordes le professeur Juvin, maire de la Garenne-Colombes.. »Si le débarquement avait été géré comme Anne Hidalgo les Velib’, les bateaux n’auraient jamais quitté l’Amérique » Olé et castagnettes…La…reine de Paris ne manque pas de répartie mais le porte-parole n’a pas besoin de porte-voix pour placer des banderilles. Toréador!

La gauche recommence même à y croire. Incroyable. C’est vrai qu’elle est aussi bien la seule à pouvoir rassembler derrière elle des alliés potentiels issus des « Verts » et même des macronistes de gauche, susceptibles de retourner leur veste. Surtout à Paris, ville « bobo » même si la capitale n’est pas la France, encore moins électoralement. Elle est quand même loin de l’euphorie chiraquienne qui, aux municipales parisiennes, s’était soldée par un grand chelem avec une victoire dans les 20 arrondissements. Un résultat que l’on est pas prêt de revoir.

Sa seule chance de franchir la première haie (en l’occurrence le premier tour) est de déployer une bannière rose-verte teintée de ce qui reste de la palette rouge avec qui elle gouverne de façon autoritaire dans son hôtel de ville. C’est quand même fou la politique, combien de socialistes, entre autres, ne pouvaient plus la voir en peinture, et là la nature quasi morte redevient « lumineuse ». Très partiellement. Car le « géant vert » Yannick Jadot, qui n’est toujours pas redescendu sur terre depuis son résultat flatteur des Européennes, tout comme son challenger Eric Piolle, le maire de Grenoble, ne sont pas prêts de s’effacer. Il sera intéressant d’ici à quelques semaines de connaître un second sondage d’opinions. Le premier n’ayant guère été triomphal pour Anne Hidalgo. Bien laminée avec un score plus proche de celui de Benoit Hamon que de Jean-Luc Mélenchon à la dernière présidentielle.

Et l’on nous parle aussi avec insistance du retour d’un ancien ministre socialiste, Arnaud Montebourg, devenu souverainiste et non plus seulement « de gauche » qui se verrait bien rejouer les Chevènement en ratissant très large auprès des électeurs de Marine Le Pen et même de Jean-Luc Mélenchon. On ne le connaissait pas…jardinier le candidat chantre du « Made in France » qui depuis plusieurs années s’intéresse davantage à la production apicole. Il s’est fait tout miel. Il s’occupe désormais davantage des ouvrières dans les ruches que des ouvriers dans les usines! Cela ne lui sera pas suffisant pour jouer les premiers rôles. Un petit tour de piste et puis s’en va ?

PS: On ne peut pas dire que le déplacement dans l’Eure du chef de l’Etat ait médiatiquement hier fait la une de l’actualité. Quelques brèves images du président, bien accompagné des deux régionaux de l’étape, Bruno Le maire et Sébastien Lecornu et de plusieurs parlementaires du département. Sans oublier le président de la Région, Hervé Morin, un…fidèle supporter d’Emmanuel Macron comme chacun sait. Avec au programme la visite du site d’Ariane à Vernon, sur les terres du ministre des Outre-mer et d’une exploitation agricole à Tilly. Une tournée des « popottes » bien tranquille dans le Vexin normand entre « amis » d’hier!

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