66 millions de procureurs et moi…émoi! Et un virus passé sous silence à Dieppe!

Le temps des petites phrases est revenu. Il a parlé cash. Comme souvent. C’est son ministre Garde des Sceaux qui a dû être content. Eric Dupond-Moretti en a rêvé. Lui qui a déjà obtenu une augmentation de 7 % de son budget! Du jamais vu. Emmanuel Macron l’a fait, en créant 66 millions postes de procureurs dans l’ensemble des palais de justice. Enfants et nourrissons compris. Il va falloir qu’ils poussent les murs des prétoires, au sein de la Chancellerie! En allant hier à la rencontre des étudiants de l’Université de Paris-Saclay en Essonne, le chef de l’Etat n’a pu s’empêcher de fustiger cette défiance et tacler ces vilains gaulois réfractaires qui jouent au procureur pour « traquer de façon incessante l’erreur ». « Ce n’est pas de cette façon que l’on fait face aux crises et que l’on avance » en ajoutant que « le droit de se tromper existait ». Une façon pour le locataire de l’Elysée de sous-entendre clairement que ses chers compatriotes ont un goût très prononcé pour les réquisitions. En robe et ce quel que soit le sexe!

Il n’a pas pas totalement tort lorsqu’il met en avant le fait que l’on regarde davantage ce qui fonctionne mal que ce qui marche! L’actualité est pour le moins bonne fille, si j’ose dire hélas! avec la crise sanitaire que le monde entier traverse et des critiques répétitives qui pleuvent sur tous les gouvernants. Et dans ce domaine nous sommes au top du top. Champions du monde sans rivaux à la hauteur. Pas étonnant lorsque des enquêtes d’opinions font ressortir que nos compatriotes figurent aux derniers rangs des peuples optimistes. Même derrière l’Afghanistan. Il serait intéressant de demander aux femmes afghanes « burkasinées » et « grillagées » ce qu’elles en pensent! Elles seraient plus optimistes que nous ?

C’est très probable que cette « punchline » voulue va encore susciter des commentaires peu amènes. Ce préambule balancé franco de port, il a dans la foulée annoncé des mesures d’aides pour essayer de soigner le moral à juste titre défaillant de ces étudiants qui souffrent de cette impossibilité de suivre leurs cours dans les amphis, de trouver un job pour financer leurs études. Une souffrance absolue et inquiétante sur une telle durée. Plus de 10 mois. Evidemment insupportable pour les trois millions d’étudiants majoritairement cloîtrés dans leur chambre et rivés sur l’écran de leur ordinateur. Un mal-vivre ressenti aussi par l’ensemble des personnels et pas seulement par les enseignants privés de leurs cours dans des salles désertées. Encore pire que lorsque les grèves sont paralysantes. Ce qui n’arrive jamais, c’est bien connu dans notre beau pays où la paix sociale et la concorde rayonnent…

L’assurance leur a été donnée qu’ils pourraient suivre leurs cours au moins une fois par semaine sur site avec toutefois des protocoles sanitaires très stricts (avec des salles limitées à 20 % de leur occupation habituelle) et profiteraient à la fois d’un accompagnent gratuit de parcours de soins auprès de psychologues pour ceux en éprouvant le besoin et deux repas journaliers pour tous et plus seulement pour les boursiers à un euro au Crous.

Bon courage les jeunes et ce d’autant plus que le président a aussi annoncé que le retour à la normale n’interviendrait pas avant la fin du second semestre de l’année scolaire…Dans la meilleure des hypothèses. Même si le ministre de la Santé, Olivier Véran, a fait part de son espoir de voir fin août la totalité des français volontaires être vaccinés. Une belle ambition tributaire néanmoins du bon vouloir des laboratoires pour la mise à disposition des vaccins en nombre suffisant.

Et pendant ce temps-là un cluster très important a été officialisé hier à l’hôpital de Dieppe où 140 personnes de différents services et 123 patients(sur un effectif total de 1755 salariés pleins temps) avaient été déclarés positifs au coronavirus. Un peu à l’image de son homologue de Compiègne-Noyon, département de l’Oise qui, lors de la première vague de mars, avait été l’une des régions avec l’Alsace la plus touchée, par le virus en dépit d’épidémie.

Un foyer d’infection dont l’officialisation, curieusement, est restée pendant une bonne semaine « entre les murs » alors que les « bruits » couraient depuis une semaine dans le milieu de la santé de la région du Havre et de Dieppe, ports d’entrée, au passage des voyageurs britanniques. Sans que les médias ou les réseaux sociaux ne s’en emparent tout aussi étrangement. Une situation sous « forte tension préoccupante » selon la direction du centre hospitalier et l’Agence régionale de santé (A.R.S) qui, compte tenu des circonstances, avait déclenché la réserve régionale et nationale afin de palier aux absences des professionnels en arrêt de travail. Ce qui est dans cette période si tendue ne constitue pas une sinécure…

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