« Tapie..nophobes » s’abstenir…Un bluffeur et « Tendre voyou »si attachant!

Il nous bluffera jusqu’au bout du bout. Le plus tard possible. Incroyable « bonhomme ». Tellement bien « croqué » dans feu les Guignols. Un autre siècle! Et pourtant il n’a pas toujours été exemplaire, loin s’en faut, dans toutes ses affaires: industrielles, commerciales, sportives et politiques. Mais là depuis près de trois ans, « l’affreux » Nanard, nous épate toujours plus. Par sa force de courage devant la maladie. Un hymne à la vie et un exemple à suivre à ce niveau-là et quel moment de bonne humeur lorsqu’on l’entend. Même avec sa voix éraillée. Touché mais jamais coulé. Mais toujours la voix de l’espoir dans ce concert larmoyant et désespérant chaque jour plus anxiogène.

Bien sûr, tout n’est pas à prendre pour argent comptant (c’est le cas de le dire avec tous ses déboires judiciaires) dans ses déclarations, ses coups de gueule assumés, ses gros mensonges avérés, ses changements de braquet et ce pas seulement pendant sa période vélo avec le duo Hinault-Lemond, ses confessions. Lui, l’ancien « prolo » de la banlieue parisienne, élevé dans la « foi communiste » de parents tellement aimants. La vrai foi, religieuse, il l’a trouvée plus tard…Respect.

Bernard Tapie nous émeut à chaque fois qu’il passe sur les plateaux de télévision. Une belle piqûre d’espoir qui contraste tellement avec le discours ambiant. Désespérant. Lui, c’est aussi du bonheur de le voir et de l’entendre parler de sa « tribu » familiale, de son épouse, Dominique, sa compagne des bons et mauvais jours (ils en ont eu leur compte) depuis plus de 50 ans et de ses enfants. Quel comédien même amoindri.

Il rappelle qu’on est toujours venu le chercher, de l’OM (il restera pour toujours le premier à ramener sur la Canebière, avec ses joueurs et son entraîneur belge, un fois, Raymond Goethals, la coupe aux grandes oreilles en 1993) à la politique en passant par le cinéma, la télévision, la scène, la reprise d’affaires qui n’ont pas laissé forcément que de bons souvenirs à ses milliers de salariés laissés pour beaucoup « sur le carreau ». Me revient en mémoire, entre autres, la façon dont furent traités ses salariés de Wonder à Louviers comme à Lisieux, pour ne parler que de la Normandie. Il n’a pas toujours été si proche des « prolos ». On préfère et de très loin retenir son anecdote avec son ami comédien, Pierre Arditi, avec qui il avait joué il y a vingt-cinq ans son premier film avec Claude Lelouch, revu dans un avion alors qu’il venait d’apprendre son cancer. « Comment vas-tu? « Comme quelqu’un qui vient de prendre connaissance qu’il était atteint de cette putain de maladie. Tu te souviens de ton rôle de médecin m’annonçant la même chose ». Mais là c’était de la fiction. Attachez vos ceintures…

Qu’est-ce qu’on était heureux hier soir de partager pendant ces trente minutes de pur bonheur au JT de 20 heures de Laurent Delahousse. Un vrai remède à la dépression. Lui aussi l’ancien second accessit de violon lors de sa jeunesse heureuse à la Courneuve buvant du petit lait à l’écoute des deux soeurs, Camille et Julie Berthollet. Un duo de jeunes surdouées de l’archet (l’une jouant d’habitude du violoncelle et l’autre du violon) révélées par l’émission « Prodiges », virtuose comme toujours. Un grand moment touchant autour d’une des plus célèbres interprétations de l’oeuvre de Vivaldi au violon. Un vrai régal. Magique. Avec une seule petite déception la…nouvelle coupe, très courte, à la garçonne, de cheveux de Camille qui a perdu sa chevelure rousse flamboyante contrairement à sa presque jumelle et aînée, Julie. Un très léger détail esthétique sans la moindre importance. Le talent lui est intact. La joie et le respect se lisaient dans ses yeux de « grand-père » admiratif.

Quel trio qui lui n’avait lui rien d’infernal. Comme le titre d’un film jugé sulfureux pour l’époque et interdit aux moins de 16 ans, de Francis Girod, sorti en 1974, avec à l’écran, Michel Piccoli et Romy Schneider, une fois encore divine. Quatre ans plus tôt, c’était l’un des grands succès de Claude Lelouch « Le voyou ». C’est probable que Bernard Tapie l’aurait bien interprété ce rôle. Ou celui de « Bébel » dans « Tendre voyou » quelques années plus tôt. On aurait pu rajouter le mot « sympathique ». Mais à l’époque celui qui n’était pas encore connu, s’essayait à la chanson…sans grand lendemain et avec son nom d’emprunt « Tapy ». La première de ses si nombreuses cordes! Et pas seulement de violon. Quelle vie. Quel destin !

Dernière heure: l’ancien Premier ministre, Edouard Philippe, que j’ai croisé samedi après-midi, bien avant… l’heure du couvre-feu, dans les rues piétonnes du Havre, en compagnie de son épouse, a été testé positif au coronavirus à son tour ce lundi matin. Ce sera maison et repos forcé pendant une huitaine…Bon rétablissement, Monsieur le maire.

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