Un pataquès à la sauce « bouillabaisse!

Quand le sport et la politique s’entremêlent pour le meilleur et pour le rire! La semaine a été pour le moins agitée au « Vélodrome« , le mythique stade de Marseille qui a dû une nouvelle fois trembler dans ses fondations datant de 1937. Même avec sa toiture mise en place en 2014 pour le championnat d’Europe dans le cadre d’un partenariat privé-public. Une ardoise de 288 millions d’euros à l’époque.

Ce nouveau pataquès est à la dimension de l’amour que le peuple marseillais porte à son équipe. Avec dans un premier temps, l’annonce du « désir d’ailleurs » de son entraîneur portugais, André Villas-Boas, qui, dans la foulée, se voit invité à prendre la porte sans délai par ses dirigeants dont le président très contesté, le week-end dernier, avait subi un violent mistral, non pas gagnant mais bien perdant. Une tramontane aussi matérialisée par l’invasion du camp d’entraînement de la « Commanderie » en partie saccagé par une horde de supporters hystérisés par la gestion du club. Et ses mauvais résultats.

Des canadairs de la protection civile n’auraient été de trop pour éteindre l’incendie hivernal. Acte un avant le coup de théâtre du départ annoncé du coach. au surlendemain de ces violences inacceptables. C’est quand même très fort de mettre aussitôt à pied un salarié qui, quelques heures plus tôt avait décidé de jeter l’éponge. A jamais les premiers, les Marseillais…

Et ne voilà-t-il pas que le nouveau maire socialiste, Benoît Payan, en rajoute une couche. Elu au mois de novembre après la démission de la médecin « verte » Michèle Rubirola, l’éphémère successeur de Jean-Pierre Gaudin, après un règne d’un quart de siècle, à la tête d’une coalisation de gauche sortie victorieusement des urnes au mois de juin dernier, il annonce en milieu de semaine sa volonté de vendre le Vélodrome baptisé du nom de l’opérateur Orange. Qui pour lui, ne constitue qu’une « gabegie financière depuis trop d’années ».

Le moment était vraiment bien choisi! Il souhaiterait déjà dans un premier temps, avant de trouver un éventuel acquéreur, porter le loyer payé par le club à 8 millions au lieu des 5 actuels. Ce qui n’est pas de nature à arranger les finances d’un club acheté par un magnat des affaires américain il y a quatre ans. Les qataris sont plus généreux pour dépenser leurs pétrodollars et acheter des divas du ballon rond.

Le nouvel homme fort de l’hôtel de ville non élu par la population locale fait preuve d’un courage certain d’oser vouloir vendre le bijou de famille marseillais du boulevard Michelet dans une ville où les règlements de comptes ne s’alignent pas qu’au travers des chiffres! « Calibrés » ou pas.

Cette intention motivée pour des raisons économiques fait grand bruit autour de la Bonne-Mère, de la Canebière et du Vieux-Port et n’a pas manqué de déclencher un feu d’artifices détonnant de critiques du côté de supporters et des internautes, qui, ces dernières heures, s’en sont donné à coeur joie pour déclencher les hostilités souvent aussi amusées sur la Toile. Ca prête à moins de conséquences. Surtout du côté du Parc des Princes, à Paris! Où l’on se gausse de cette annonce: « Ils pourront le transformer en camping municipal où y faire aussi brouter leurs chèvres. Les utilisateurs pourront déjà utiliser les douches et les sanitaires. Nos champions du PSG pourront le cas échéant s’y entraîner de temps à autre ». C’est un endroit idéal pour y construire une nouvelle mosquée, ajoutent d’autres. Un florilège impressionnant et souvent de très mauvais goût. Bon courage, Monsieur le maire.

A moins bien sûr, pour plaisanter un peu, que Jeff Bezos, futur jeune retraité d’Amazon, dont la Covid-19 a participé grandement à l’envolée de ses profits en 2020, n’y consacre si peu de son argent de poche pour y faire construire un nouveau centre du GAFA « fada » comme ils disent à Marseille! « Droit au but », telle est le devise d’un club à l’histoire si riche et fertile en galéjades pas toujours très drôles Le professeur Raoult ne s’est pas encore à ce jour prononcé. On peut lui faire confiance pour une réponse adaptée aux circonstances.

PS: C’est encore les soldes pour quelques jours. Et notamment dans la boutique d’un autre club maritime: celui du club doyen, sur la côte de la Manche, côté stade Océane. Le club y brade non pas ses joueurs (il n’en tirerait pas une grosse fortune) mais ses maillots de 60 à 70 % . Pas sûr que les supporters s’y pressent en grande nombre vu les brillants résultats des joueurs de l’équipe coachée par Paul Le Guen. Elle ne fait vraiment pas rêver! Un parachute ventral et dorsal serait davantage conseillé…pour l’atterrissage!

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