Capitulation en rase campagne dans l’Eure: une école transformée en… »Cour…neuve »!

Que les habitants de la Courneuve et bien d’autres et pas seulement dans la banlieue parisienne me pardonnent d’emprunter le nom de leur localité. Ca se passe pourtant très loin des barres HLM et dans un village…d’irréductibles normands à Saint-Eloi-de-Fourques, localité d’un peu plus de 500 habitants pas très éloignée de Pont-Audemer et Bernay. Où il pourrait y faire bon vivre si l’école du regroupement pédagogique ne vivait pas des réguliers soubresauts, principalement depuis la rentrée de septembre. Ou violences physiques et verbales et insultes se succèdent de façon scandaleuse. Tables balancées, jets de chaises à travers la classe, menace au couteau dans la cantine, où le désordre fait souvent rage. Deux personnels dont l’enseignante en arrêt de travail depuis plusieurs semaines. Une situation très « cool » qui a suscité hier un éclairage même des télés de chaînes d’infos, après celui de la presse locale. Excédés, les parents d’élèves sont aussi montés d’un cran et envisagent sérieusement de bloquer l’établissement, la cantine et le ramassage scolaire le 12 mars prochain. Et ce par la faute de quelques écoliers hauts comme trois pommes de variété normande, bien sûr, qui, depuis quelques mois, sèment une certaine terreur. Vous imaginez des enfants de 6-7 ans, très perturbés et surtout perturbants, traumatisant leurs petits camarades (certains ont été légèrement blessés). Une enseignante a même été traitée de « sale pute » par l’un de ses « agresseurs ». Un riche vocabulaire qui promet pour un écolier de cet âge tellement avancé ! Et des excès pas seulement de langage toujours impunis. Attend-on un drame pour réagir ? Comment peut-on accepter sur la durée une classe de cet âge « hors de contrôle » ?

On ne peut pas dire, une fois encore, que la hiérarchie de l’Education nationale, tant au niveau local à Bernay, ou à l’inspection académique à Evreux, en dépit des nombreux appels répétés au secours du maire et des parents d’élèves, ait fait preuve d’un grand courage et surtout de célérité, pour mettre un arrêt définitif à cette pétaudière, limitant, selon ses dires ces incidents provoqués à un seul trublion. Un isolé de trop dans la plaine ? C’est ce qu’on appelle se moquer du monde. L’école étant obligatoire, « on » ne peut pas hélas refuser ces enfants considérés par certains indésirables. Surtout que de bonne source il apparaît que les foyers d’incendie ne se limitent pas seulement à un pyromane en culotte courte, mais bien quatre ou cinq sur un effectif de 22 élèves dans cette classe de CP-CE1! Et que ce vilain virus pourrait se répandre avec l’arrivée d’un ou deux de ces perturbateurs à la rentrée prochaine dans les classes de CM1 et CM2 de l’école voisine du regroupement où le bon ordre règne. Comme quoi rien n’est impossible même si ce n’est pas toujours facile, même en zone rurale où la désobéissance transformée en « foutoir  » inacceptable gagne du terrain. Une sacrée épidémie. Il est grand temps que le ministre Blanquer reçoive au plus vite le soutien de son collègue de l’Intérieur. A quand le recours à des forces de ordre pour en remettre un minimum!

Plaisanterie mise à part, il apparaît clairement que ces quelques enfants n’ont malheureusement rien à faire dans le cycle d’études jugé normal où ils perturbent par leur attitude leurs camarades de classe. Et lorsqu’on y ajoute le cocktail détonnant de cette politique de l’autruche (il y avait des élevages dans la région), pourtant pas servie à la cantine, l’absence de moyens et structures pour ces enfants en grave difficulté et situation de handicaps, pour des raisons diverses, la démission totale de certains parents et des enseignants, ici comme ailleurs, souvent débordés par les événements, on arrive à un tel naufrage scolaire. Une véritable capitulation en rase campagne!

On se rassurera toujours pour ironiser que ces bien sages écoliers ne « dealent » pas encore à la sortie de l’école élémentaire! Mais surtout pas de vagues. Encore que les vraies vagues ne risquent pas d’atteindre les rivages de Saint-Eloi-de-Fourque, qui ne fait pas encore partie des curiosités balnéaires de nos rivages du littoral quelque peu éloignés! Mais avec le réchauffement climatique tout reste possible dans une localité gérée par un maire un peu « grande gueule » qui ne se fait pourtant pas marcher sur les pieds. Il lui arrive en effet de faire le buzz avec des arrêtés qui ne plaisent pas forcément à l’autorité préfectorale (le dernier en date étant une interdiction d’épandages chimiques agricoles) mais, en la circonstance, celui qui était candidat sur les liste des « Verts » aux récentes sénatoriales, se bat aux côtés de ses parents d’élèves et des enseignants encore débout pour faire barrage au désordre! Bon courage à tous…

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