Une accusation en mode « Capital » pour une sénatrice un peu amnésique!

Elle n’a pas vraiment apprécié! Et dément le plus formellement l’information parue il y a quelques jours dans le magazine économique « Capital » qui rapportait que la nouvelle sénatrice LaREM, Nicole Duranton, membre du Groupe des démocrates progressistes, l’appellation contrôlée des Marcheurs à la Haute-Assemblée, avait choisi avec quatre autres de ses collègues d’être rattachée financièrement à son ancien groupe L.R. Lui permettant au passage de priver ses nouvelles couleurs de cotisations d’un montant de 190.000 euros. Une somme en jeu quelque peu extravagante tout de même. Et une vilaine querelle journalistique (une profession chère à son coeur pour avoir été longtemps attachée de presse de plusieurs préfets successifs de l’Eure) que rectifie dans les colonnes de l’hebdo local « La Dépêche » l’élue de l’Eure, silencieuse depuis le mois de septembre dernier où elle n’a dû son salut qu’au désistement de son chef de file, le ministre Sébastien Lecornu. Celui-ci préférant rester ministre. Comme on le comprend. Il a largement le temps, à son très jeune âge, de rejoindre les ors du Palais du Luxembourg.

Sur un siège donc éjectable en cas de départ du gouvernement de son ami « Seb », Nicole Duranton précise bien qu’elle est rattachée aussi financièrement à LaREM. Il n’aurait plus manqué que la sénatrice joue sur les deux tableaux. On n’ose l’imaginer. Déjà qu’on lui prête l’intention de briguer une place éligible à un autre scrutin en juin prochain. Une collectivité territoriale qu’elle connaît bien puisqu’elle a déjà été conseillère régionale aux côtés de son « protecteur » d’alors, un autre normand, Bruno Le Maire, qui avait fait aussi de l’ancienne maire d’un village du canton de Conches-en-Ouche, Nagel-Seez-Mesnil, la présidente départementale de l’UMP. Un mini-coup d’état (qui me rappelle des souvenirs!) réussi pour éjecter le président de l’époque, l’ancien député-maire d’Evreux UMP, et successeur de Jean-Louis Debré, Jean-Pierre Nicolas, dont les relations avec le nouvel homme fort du département de l’Eure, le futur ministre de Nicolas Sarkozy et plus tard d’Emmanuel Macron, se révélaient pour le moins conflictuelles.

C’était du temps aussi où celle qui dit avoir décliné récemment le proposition d’être candidate aux Départementales dans son canton de domiciliation (un canton détenu pendant près de trente ans par le socialiste Alfred Recours, futur retraité, l’inamovible ancien maire du chef-lieu de canton, pour un siège qu’elle doit juger encore imprenable) était en excellents termes avec le maire L.R d’Evreux, Guy Lefrand, réélu au moins de juin dernier. Avec sur sa liste une sénatrice, encore L.R à l’époque, avant qu’elle ne rejoigne son ami Sébastien, bien occupé hélas ce week-end avec la gestion d’une tornade sur Nouméa et une partie de la Nouvelle-Calédonie.

Toujours conseillère municipale, mais quasiment absente et même boudée, peut-être même par ses « anciens » amis de l’équipe majoritaire, qui ne l’ont pas beaucoup revue, la sénatrice, tentée l’été dernier, par les sirènes macronistes, n’avait pas manqué d’être sérieusement raillée par « Guitou » pendant la campagne des sénatoriales. Blessée par tout ce qui a été dit et écrit pour son ralliement à la liste conduite par le ministre des Outremer et surtout par son échec, Nicole Duranton, réplique sèchement. « Je veux que l’on me respecte », déclare la nouvelle « rebelle » » qui déclare ne plus supporter les « rapports de force permanents de Guy Lefrand avec sa majorité ». Histoire de siffler la fin de la récréation. La fin de son deuil électoral étant achevé, la parlementaire sort ses griffes en taclant aussi « son » maire qu’elle traite en toute amitié de « mégalomane ». Il avait parlé d’elle « comme un non sujet ». Elle lui renvoie l’ascenseur et la politesse. Enfin façon de parler entre vieux amis.

C’est fort probable que cette joute entre anciens proches politiques va encore faire jaser dans une ville où la polémique est un sport très pratiqué. On pourra toujours ironiser sur le fait que Madame la sénatrice a mis un « certain temps » comme le fût du canon de Fernand Raynaud, pour mieux cerner les « qualités » qu’elle prête à son ancien ami politique. Avec qui elle a « compagnonné » souvent avec succès depuis les dernières années du RPR. Et comme bien d’autres, toutes tendances politiques confondues, elle a toujours été élue sur des scrutins de liste (municipales, régionales, sénatoriales) mais jamais sur son seul nom personnel. La liste de ses semblables est longue! Un destin un peu cruel tellement partagé en effet par nombre d’élus de gauche comme de droite, en passant par le centre, battus ou jamais candidats pour affronter le verdict des électeurs et électrices en solo! Par peur de perdre ? Quelle vilaine pensée! Même si c’est une évidence, il n’y a que les campagnes que l’on ne mène pas que l’on ne risque pas de gagner.

PS: Très impliquée et régulièrement invitée depuis le début de la crise sanitaire à s’exprimer par les médias, la députée AGIR du Havre, Agnès Firmin Le Bodo, pharmacienne de profession, qui va pouvoir, comme ses collègues à partir du 15 mars (il était temps!) piquer à tour de bras, est une fois encore montée au créneau en cette fin de semaine avec l’un de ses collègues de LaREM, afin de susciter la mise à l’étude d’une mesure par le gouvernement relative à une obligation de vaccination de l’ensemble des personnels soignants. Qui, en effet, se font tirer l’oreille et ne retroussent pas suffisamment leurs manches pour recevoir les injections, principalement celles de l’AstraZeneca, le mal-aimé des vaccins autorisés. Le dossier est sur la table. La pilule, si j’ose dire, ne va pas être facile à faire avaler aux professionnels concernés…et rétifs. Il va falloir une sacrée dose de persuasion!

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