La résistance s’installe dans la nouvelle « Cité interdite » à la sauce normande!

Ce n’est pas nouveau mais la situation s’aggrave d’année en année. Et les mauvais compteurs s’affolent au pied de l’aiguille creuse. La station touristique d’Etretat et plus particulièrement ses résidents à l’année vivent un véritable cauchemar étalé sur plusieurs mois. Un tapis de galets de plus en plus rugueux. En cause l’affluence record que connait la petite cité célèbre pour ses fameuses falaises, surtout par beau temps le week-end et pendant les vacances scolaires, ou nombre de vacanciers ont été privés en février et début mars des pistes enneigées en montagne. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres. Il serait peut-être bon que la municipalité prévoit pour l’hiver prochain des remonte-pentes à pic des aiguilles et une activité d’alpinisme ou plus modestement pour commencer de varappe !

L’afflux touristique lié aussi à la crise sanitaire qui déjà l’été dernier avait vu déferler une affluence rarement atteinte est de moins en moins supportable par les locaux. Trop c’est trop et ce tourisme de masse pose de sérieux problèmes. On ne peut pas dire pourtant qu’Etretat brille par son tissu commercial limité essentiellement à son hôtellerie et ses tables (l’une vienne d’être étoilée pour la première fois par la bible rouge) fermées depuis des mois pour les raisons que l’on sait! Ici comme ailleurs les commerces éprouvent les pires difficultés à exister dans la durée.

Les incivilités se multiplient en revanche dans ce village béni des Dieux pour sa situation géographique mais absolument pas adapté à accueillir une telle affluence. Et lorsqu’on y ajoute l’effet inattendu du succès de la série Lupin, sur la plate-forme Netflix, la coupe est pleine dans la cité du père d’Arsène, Maurice Leblanc. Localité où l’instabilité des équipes municipales a peut-être aussi joué un rôle non négligeable.

Des opérations coup de poing menées par des habitants et commerçants pour bloquer l’accès aux voitures ne sont pas à exclure dans les prochaines semaines. La résistance s’installe et pourtant nous ne sommes pas sur le plateau du Vercors mais dans une cuvette impropre à la circulation routière. Une horreur qui à une certaine période constitue un véritable repoussoir à touristes et à la bonne marche économique du lieu. A l’exception peut-être du prix de l’immobilier qui flambe! Les vieilles familles tiennent toujours le haut du pavé et la rareté se monnaie très cher…

Une pétition a même été lancée il y a quelques jours et a déjà recueilli près de 15.000 signatures. Et pendant ce temps-là la municipalité avoue son incapacité à juguler seule un tel tourisme de masse qui laisse derrière lui des amoncellements de déchets un peu partout et un flot d’agressivité et de tensions jamais encore connu dans la station. A la différence du Mont-Saint-Michel, le site normand le plus visité, où les habitants se font rares, il y a des habitants qui vivent toute l’année dans ce « cul-de-sac » certes considéré comme un joyau qui a beaucoup fait pour la notoriété de la région, mais le bijou a tellement perdu de son éclat. La perle de la côte d’Albâtre n’est plus celle du temps où Jacques Offenbach et Guy de Maupassant y recevaient leur cercle d’amis pour des grandes fêtes. Ca « roulait » mieux du temps des calèches des grandes heures d’Etretat. Il est grand temps que des solutions efficaces soient enfin trouvées. Mais lesquelles ? Voilà une nouvelle enquête à méditer au pays de la gloire locale et père du gentleman cambrioleur…et de Rouletabille! Au pays qui risque se se voir affubler d’un nouveau surnom: celui de la « Cité interdite ». Et pourtant les Pékinois se se ruent pas encore sur le front de mer et dans ses rues parallèles!

PS: Solidarité féminine tout à fait acceptable et surtout recevable! Deux de mes fidèles lectrices m’ont fait savoir très gentiment à propos de l’article consacré hier à la sénatrice de l’Eure, Nicole Duranton (avec qui je n’ai que d’excellents souvenirs professionnels et personnels pendant mon long passage eurois) avait été élue maire sur son nom aux municipales de Nagel-Séez-Mesnil, pour un seul mandat entre 2008 et 2014, avant de mettre le cap sur la ville chef-lieu du département. Alors que je mettais en évidence le fait qu’elle partageait, comme bien d’autres, la situation de n’avoir jamais été élue « toute seule » mais toujours à l’occasion de scrutins de listes (municipales, régionales et sénatoriales) et décliné à plusieurs reprises de briguer en solo les suffrages des électeurs et électrices. Ce qui n’a rien d’infamant au demeurant. Une municipale restera toujours une élection de listes (parfois unique dans les plus petits villages) ou multiples. Ce n’est pas faire injure à l’intéressée et aux autres que d’avancer que d’être choisi (e) par ses collègues membres de la même équipe d’une commune de cette importance (327 habitants) ne pèse pas le même poids que celui d’une ville comme Evreux où elle a occupé aussi le poste de vice-présidente de l’Agglo avant de rejoindre le Sénat en 2014. Trois mois seulement après son élection ébroïcienne.

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