« Patate chaude »…vaccinodrome en ciel et marine et…piqûre de rappel portuaire!

Ca pourrait être très drôle. Mais au final (hélas bien provisoire) c’est plutôt pathétique. Ne voilà-t-il pas que depuis hier le président Macron est désormais accusé d’un autre maux. Histoire de charger une grosse barque ressemblant de plus en plus à un porte-container (celui du canal de Suez, bonne nouvelle a été débloqué plus vite que prévu!) bien chargé. Il refuserait de prendre ses responsabilités et « d’assumer » pour tenter de résoudre la crise sanitaire qui, à entendre les plus éminents spécialistes de plus en plus hystériques (ça se soigne docteur ?) et sûrs de leurs certitudes et de chiffres pour certains contestés et contestables, se rapprocherait de l’Apocalypse. Jouant également depuis peu d’une façon odieuse sur la notion devenue obligation de tri des malades dans les services submergés de réanimation, une ligne rouge, on le sait, à ne pas franchir pour le chef de l’Etat à qui dans leur guerre de plus en plus personnelle avec le boss de l’Elysée, les mandarins tout puissants de l’AP-HP de Paris, un état dans l’état, « veulent rendre gorge ». En brandissant au passage une arme « nucléaire »: le chantage!

Et c’est ce même jour que le Conseil scientifique rend son jugement sur l’opportunité ou non de reporter les élections territoriales de juin à l’automne. Il ne tranche pas et refile avec beaucoup de courage la « patate chaude » au gouvernement. « Les médecins font-ils de la politique ? » s’interrogent enfin la bouche en coeur les chaînes d’infos en continu! La bonne blague…La meilleure de la journée avec tous ces médias qui n’ont eu de cesse depuis un an d’offrir avec force gourmandise la parole à certains bonimenteurs du catastrophisme! Pour leurs propres intérêts. Ce qui est loin d’être le cas chez les médecins de ville.

Souvenons-nous que Jean Castex avait déclaré qu’il se rangerait à l’avis dudit Conseil. Il reviendra donc finalement aux députés, très prochainement de se prononcer par la voie parlementaire. Il y a tout lieu de penser qu’un vaste consensus se dégagera au sein des oppositions de droite et de gauche pour rester ferme sur le calendrier déjà modifié. Elles y ont un intérêt électoral. Une majorité de députés LaREM serait sur la même longueur d’ondes. Histoire également d’éloigner les soupçons que ce nouveau report pourrait légitimement susciter: « tripatouillages, magouilles anti-démocratiques ». L’exécutif, a, de toute évidence intérêt à se débarrasser au plus vite de ces scrutins territoriaux objectivement peu favorables aux « Marcheurs ». Comme lors des municipales et à les éloigner le plus possible de l’échéance présidentielle qui va arriver très vite.

La polémique a aussi enflé d’un gros cran sur l’échelle de la ceinture gouvernementale, surtout du côté du ministère de l’Education nationale. Jean-Michel Blanquer s’est en effet un peu fâché en ce début de semaine sur la surmédiatisation d’une possible vague impressionnante de scolaires contaminés. Que les chiffres aujourd’hui n’attestent pas…encore. Manipulation des chiffres ? Toujours est-il que l’on s’était ému à juste titre du nombre de lycéens atteints par la COVID dans un établissement de Drancy dans le 9.3 (le département français le plus touché par l’épidémie) et surtout le nombre de proches, autour de la vingtaine, décédés soi-disant ces dernières semaines des suites de ce virus. Or il s’est avéré, après une enquête un peu plus poussée que ces disparitions tragiques, bien sûr, s’espacent sur les douze derniers mois et non sur un laps de temps beaucoup plus rapproché et qu’elles concernent, semble-t-il des membres très éloignés géographiquement, pour un nombre d’entre eux, et qui en plus n’ont peut-être pas tous vu depuis plus d’un an leurs petits-enfants et proches familiaux.. Vous avez dit manipulations ?

En attendant Edouard Philippe, sur le fond bleu du stade Océane, a fait le point dans sa vidéo hebdomadaire sur la situation sanitaire de la cité maritime marquée par une hausse sensible de la circulation du virus de l’ordre de 17 % par rapport à la semaine précédente sur l’ensemble du territoire de la Seine-Maritime. La pression hospitalière reste sérieuse au Havre même si elle est moindre que celle de Rouen. Dans la cité de la Porte océane, deux écoles sont fermées sur 94 et 29 classes sur 716. Autre chiffre intéressant: 52.000 injections du vaccin ont déjà été enregistrées sur l’ensemble du territoire de l’agglo. Une accélération, pour soulager notamment l’hôpital, va d’ailleurs s’engager avec l’ouverture à partir du 6 avril au stade Océane d’un « vaccinodrome » pour les plus de 70 ans, tous les jours, sauf le dimanche. Comme quoi, pour conclure sur une note de bonne humeur: les supporters les plus âgés du HAC vont enfin retrouver leur stade…Mais pas leur équipe!

P.S: Restons dans le domaine…ciel et marine et plus précisément portuaire lié au rapprochement des trois ports: Paris, Rouen et le Havre, dont le mariage va rentrer dans les faits, l’homme dont la voix porte dans le milieu au niveau national, Michel Segain, regrette dans un « coup de gueule » qu’il m’a confié que cette « fusion de l’axe Seine, après huit ans de réflexion au sein dans un premier temps du GIE, ne se révélait pas aussi performante au niveau du calendrier. Contrairement au rapprochement des deux ports belges d’Anvers et de Zeebruge. « Pendant ce temps-là, nous allons nous doter d’un étage supplémentaire de la gouvernance avec le Conseil de l’Axe-Seine sans représentant de la filière portuaire au sein du Conseil de surveillance des ports avec une voix délibérative. Si ne nous n’obtenons pas satisfaction , pourquoi patrons, cadres supérieurs serions-nous présents dans des instances qui ne sont que consultatives. Le dirigeant havrais de poursuivre: « Nous ne sommes pas des personnes de seconde zone mais des co-investisseurs dans les ports ». L’Union maritime et portuaire de France qu’il préside, fédération regroupant sept groupements, s’étonne que « malgré sa représentativité et son poids économique elle soit toujours exclue du process de création et de la gouvernance de l’établissement public de l’axe Seine ». Celui-ci devant être ratifié par le Conseil d’Etat prochainement devant lequel le président Segain, au nom des acteurs portuaires, va déposer un recours. En quelque sorte une piqûre de…rappel portuaire!

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