Un « vrai chemin de croix »: « C’est pas possible! » Mais si…

Ce n’est plus vraiment « L’ode à la joie » interprétée le soir de son élection dans la cour du Louvre pour Emmanuel Macron, alias Jupiter. Enfin ça c’était avant. Il y a tellement longtemps. Et encore moins pour son Premier ministre qui passait hier, jour du 1 er avril, la bonne blague, ses oraux devant les deux parlements, Assemblée nationale puis Sénat. Un véritable « massacre à la tronçonneuse ». Surtout dans le premier hémicycle où le chef de gouvernement déroulait pour son véritable chemin de croix du jeudi saint, ce qu’avait déclaré la veille devant…31 millions de téléspectateurs (encore un record d’audience!) le chef de l’Etat, dont la toute puissance et verticalité ont une nouvelle fois ont été mises en accusation. Un vrai « procès en sorcellerie » au cours duquel Jean Castex, qui, en conclusion de ce chahut, a poussé un sacré « coup de gueule » vengeur, s’est trouvé sous le feu nourri du « canardage » de toutes les oppositions au meilleur de leur forme dans leur réquisitoire. Il ne manquait que le bûcher et l’évêque Cauchon. Et surtout Jeanne d’Arc! Quelle parodie. Quel triste cinéma sans Luc Besson, même si l’on peut admettre leur légitime courroux de se voir placés devant le fait accompli puisque le vote n’était que consultatif et postérieur à la déclaration urbi et orbi du pape Emmanuel 1 er. Sinon de hurler à la « mascarade, au néant, au vide sidéral, au scandale ». Il n’est pas besoin de réouverture des salles de cinéma et de théâtre. Le palais Bourbon suffit. Et l’attitude du général en chef des Insoumis, le « ché » Mélenchon, « grandiose » et « grandiloquent » dans l’outrance, et de la cheftaine du Rassemblement national, Marine Le Pen, qui pourtant ne boit pas que du petit lait, elle le partage avec ses fidèles chats (le seul parti groupe de l’opposition à accepter néanmoins de prendre part au vote) avait de quoi laisser un goût plus qu’amer dans ce brouhaha indescriptible qui ne fait vraiment pas honneur à la représentation nationale. Nos députés pourraient être aussi privés d’école pendant trois semaines. Au piquet avec un bonnet d’âne. Quel grand guignol visible sur tous les bancs. Et après on s’étonne de la désaffection des électeurs et électrices ? Désespérant même si, il est vrai, on peut s’interroger sur cette verticalité du régime présidentiel de la V e République. Nos compatriotes se retrouvent-ils toujours dans ce système politique peut-être usé ? Il est permis de s’interroger et si possible au plus vite avant la présidentielle de 2022.

Sans parler du tout pouvoir confisqué par la haute administration qui règne en maître dans les ministères. Qui décide de tout ou presque et impose sa seule vérité. Trop souvent. Une mise sous cloche (encore une) inacceptable. A l’origine selon des acteurs proches du pouvoir du « divorce » à l’amiable, en juillet dernier entre le patron de l’Elysée et son ex-Premier ministre, Edouard Philippe, le premier ne supportant plus non plus l’impossibilité de faire avancer certains dossiers et davantage bouger les lignes pour cause de blocage de la haute administration et notamment au passage le rôle néfaste joué à l’époque par le directeur de cabinet du locataire de Matignon d’une intransigeance (pour ne pas dire plus) rare. Et un mot d’ordre répété à l’envi « c’est pas possible ». On a pu constater les dégâts notamment avec la gestion calamiteuse pas seulement politique mais surtout logistique de l’Administration dans le feuilleton des masques, tests et vaccinations. Et maintenant des autotests pratiqués un peu partout en Europe mais pas en France où les autorités administratives et le politique, en l’occurrence Olivier Véran (il est toujours dans les bons coups celui-là, cet ancien médecin neurologue qui n’a pratiquement fait que du syndicalisme avant d’entrer en politique) font de la résistance avant de donner leur feu vert. Il ne serait pas fiable et efficace. On sera encore dans le peloton de queue. Pour cause d’un soi-disant principe de précaution encore très mal venu. Et tout aussi insupportable. On en crève de tous ces règlements! Un peu d’audace et de courage ne saurait être superflu.

Ce mal français n’est pas prêt de s’estomper. Il ne cesse de grossir depuis une trentaine d’années. Emmanuel Macron n’est évidemment pas le seul responsable de cette incurie.

Pour en revenir à cette « mascarade » parlementaire, comment justifier le refus de vote des députés L.R. Quelle absence désastreuse de courage. Ah! ça pour fulminer, vociférer, ils sont très forts, mais pour le reste ? Qu’ils ne s’étonnent donc pas de leur profonde disgrâce au niveau national auprès de leurs anciens électeurs. Quelle a été leur valeur ajoutée depuis le début de la crise sanitaire pour faire avancer le débat d’une façon constructive et non sans arrêt polémique, et plus en avant encore pendant les événements des Gilets jaunes ? Si ce n’est de critiquer, critiquer toujours plus jusqu’à plus soif. Ah si: le bal continu du tout…à l’égo (ut) au ras du bitume et destructeur et la facilité d’envoyer les véritables opposants, leurs maires, croiser le fer de façon aussi trop souvent sectaire et hélas! caricaturale pour occuper le terrain de guérilla contre l’exécutif. On ne va pas à la guerre avec des « bras cassés » qui, très probablement, n’ont pas conservé en mémoire le suicide de la droite provoqué par le candidat François Fillon à la présidentielle de 2017, pourtant considérée comme imperdable. Ah! ils peuvent se moquer des troupes de  » marcheurs »…taxés comme le gouvernement d’être les dignes héritiers des pieds nickelés de la 7 e compagnie du chef Chaudard! Le « tout bien fait » vanté par le gouvernement et le président, n’est pas plus crédible que le « tout mal fait » rabâché d’une façon sectaire par les oppositions. Inaudibles et en grande partie démonétisées. Comme les enquêtes d’opinions le démontrent depuis plus d’un an. Il faut quand même le faire! Comme celui de mettre un sacré coup d’accélérateur sur les vaccinations.

P.S: On ne sait toujours pas, 36 heures après l’allocution présidentielle si les assistances maternelles au nombre de 230.000 en France à avoir au moins un enfant en charge pourront exercer leur métier de « nounou ». Comme dans les crèches, fermées. Ordre, contre-ordre, à Matignon, incapable jusqu’à cet après-midi de trancher définitivement. Pauvres parents. dans l’attente de savoir à quelle sauce ils vont être mangés. Vive le nouveau slogan à la mode « marmots, boulot, dodo »

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