Main tendue pour « Stéphanie for ever » et…belles impressions mais lignes pas très claires!

Quelle délicate attention! L’ancien « putschiste » Ludovic Bourrelier, qui, avec un grand nombre de ses collègues avait failli il y a un peu plus de deux ans, mettre en minorité lors de la précédente mandature le maire d’Evreux, Guy Lefrand, vient de tendre gentiment la main à sa binôme Stéphanie Auger, avec laquelle il avait été élu aux dernières Départementales en 2015. Il se verrait bien en effet repartir pour un tour (et un second probablement) avec l’élue ébroïcienne, qui, elle, était restée fidèle au maire de la ville chef-lieu de l’Eure. Qui clairement et sans rien demander à personne avait concocté sa propre liste de ses candidats pour l’agglomération d’Evreux pour les Départementales. Une équipe dans laquelle ne figurait pas, comme c’est curieux, son ancien adjoint dissident, candidat en numéro deux de la liste LaREM aux dernières municipales. Mais bien l’ancien maire de Saint-Sébastien -de-Morsent, Bruno Groizileau, vice-président « d’Evreux Porte de Normandie ». Il n’est pas non plus certain que l’élue sortante soit partante pour repartir avec son ancien collègue de la majorité municipale.

L’ancien adjoint resté conseiller départemental se dit prêt à poursuivre pourtant sa route après « l’excellent travail » accompli avec « Stéphanie for ever » (elle me pardonnera volontiers cette aimable et bienveillante plaisanterie). Rien ne prouve pour autant que l’élue ébroïcienne veuille bien toujours rester en couple (politique s’entend) avec celui pour qui l’enjeu est de taille en dehors de sauver son dernier mandat électif important « le choix de l’union contre le celui de la division ». Et il s’y connait en division et divorces politiques l’ancien proche collaborateur du député-maire UMP, Jean-Pierre Nicolas!

Le changement d’écurie en cours de mandat de l’autre conseiller départemental d’Evreux Ollivier Lepinteur, très discret depuis un an, pose aussi problème. A moins bien sûr qu’il ne souhaite pas remettre son mandat en jeu.

La situation, comme ailleurs, n’est pas simple dans ce département où l’équipe majoritaire aux commandes se trouvait il y a six ans aux mains de l’ancienne UMP devenue depuis L.R et présidée par Sébastien Lecornu, devenu ministre comme son ancien mentor Bruno Le Maire. L’homme fort du département, s’il a perdu de sa superbe lors des sénatoriales, entend toujours régner en maître dans son fief.

Et lorsqu’on y ajoute la situation toute aussi complexe de l’allié national des Marcheurs, le MoDem dont les dirigeants de l’Eure restent ouverts à toutes les discussions et négociations en terme d’investitures pour les Départementales et Régionales avec leurs futurs partenaires sortants du camp Morin ou des « Macron-républicains » de l’équipe Lecornu. Un grand écart n’est pas impossible. Attention au claquage.

Faut-il se rappeler que les centristes ébroïciens conduits par Driss Ettazaoui, nouveau président du mouvement de François Bayrou dans l’Eure, avaient préféré rester dans le giron Lefrand que tenter l’aventure ratée de la liste Rouger-Bourrellier aux municipales.

On peut raisonnablement imaginer que les enchères vont être assez fermes du côté MoDEM. Reste à savoir s’il est vraiment en position de force pour les Régionales ? Alors la pièce tombera-t-elle côte Morin ou Bonnaterre? Qui doit abattre prochainement sa carte maîtresse « philippiste! » ? Les paris sont ouverts! Même si au moins dans l’Eure, pour les Régionales, les élus centristes qui gouvernent avec Hervé Morin (plutôt gentil avec Édouard Philippe ce matin sur LCI) les sortants pourraient être tentés de ne pas changer d’écurie. Surtout lorsqu’on pense au gros noyau centriste existant à Louviers et dans son agglo avec François-Xavier Priolleau, le maire de l’ancien cité drapière et Bernard Leroy. Ce qui ne devrait pas pour déplaire à l’amateur de chevaux qui espère bien renouveler son bail de président d’une Région normande, fière de sa filière équestre!

Il n’y avait pas que des milliers de havrais hier soir devant leur écran de télévision, mais bien 5 à 6 millions d’auditeurs pour suivre l’entretien-événement d’Edouard Philippe, au sommet de son art de l’esquive en pratiquant du noble art: la boxe. Avec aussi sur le ring comme invité son complice de plume et de grande amitié, son copain, Gilles Boyer. Un moment bien plaisant avec un homme d’Etat souriant, plaisantant, courtois, d’une grande humilité (suivez mon regard en direction de l’Elysée ! ) maniant comme il sait bien le faire l’humour. Et en plus d’une grande loyauté hier et aujourd’hui à l’égard du chef de l’Etat. Mais demain, qu’en sera-t-il ? L’ambiguïté n’a pas été levée.

Il ne fallait pas s’attendre à de grandes révélations fracassantes. Nous n’avons pas été déçus et pas davantage très éclairés. Il était surtout venu vendre son livre lors d’une folle semaine médiatique. Le maire du Havre a livré des impressions bien sympathiques mais ses lignes ne se sont pas révélées forcément très claires (pour reprendre le titre de son livre légèrement revu et corrigé). Mais pouvait-il en être autrement ?

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