En attendant… »Godot-Philippe » mais sans « godillot » Et la gauche, victime d’un bug informatique, sans son…PC!

Le vert et le rose mais sans le rouge. Qui tâche dans le non-rassemblement à gauche pour les Régionales en Normandie. C’est la touche…et douche finale sous forme de bug informatique le même jour que pour les scolaires, pour l’espoir du Parti communiste de conduire une liste rassemblée de la gauche avec à sa tête le député Sébastien Jumel, l’ancien maire de Dieppe. Si les « épousailles » ont bien eu lieu hier entre le PS et les écolos, le PC, a dû entériner « l’acte de division inexplicable », a fulminé la sénatrice communiste, Céline Brulin. Ce serait assez drôle que ce « bug » ait eu pour origine une attaque venant de l’étranger! Plus sérieusement: inexplicable ? Pas tant que ça car il est très probable que le dossier du nucléaire ait pesé de tout son poids en radiations nocives avec des divergences très profondes entre Sébastien Jumel et évidemment les écolos, qui, finalement ont accepté de rallier les socialistes et leur locomotive, qui pourtant a dû abandonner l’époque du charbon, la maire de Canteleu, Mélanie Boulanger, dès le premier tour du scrutin, avec déjà la promesse de la première vice-présidence offerte à la « verte » euroise, Laëtitia Sanchez, élue maire l’année dernière de Saint-Pierre-du-Vauvray et qui, dès les premiers jours de son mandat, avait des déjà déploré trois démissions au sein de son équipe. Un démarrage sous les chapeaux de roues de la motrice.

C’est bien sûr une coïncidence, mais c’est en cette belle journée du cinquième anniversaire du démarrage du mouvement « En Marche », que le maire de Caudebec-lès-Elbeuf, s’est lancé officiellement en campagne à Caen. Laurent Bonnaterre, socialiste en rupture de ban depuis 2019, et ancien directeur de cabinet de Laurent Fabius, s’est déclaré être un « candidat sans étiquette s’inscrivant dans la majorité présidentielle sans être pour être autant un « godillot ». On veut bien le croire car on ne peut pas dire qu’il mette en avant jusqu’alors trop ses amis, militants et électeurs du mouvement macroniste censés constituer son fonds de commerce électoral.

Ce qui commence d’ailleurs à en agacer quelques uns! Du côté de la Seine-Maritime et de l’Eure. « On assiste vraiment à un retour à la vieille politique » m’a confié l’un d’eux. « Ca fait un mois que Laurent Bonnaterre, lui même, nous a annoncé lors d’une visioconférence que Edouard Philippe, son nouveau grand ami, prendrait part à sa campagne. « Et depuis il ne cesse de répéter qu’il est davantage « Philippe compatible » que « En Marche compatible », ajoute un second militant de l’Eure. Qui s’étonne du silence des deux hommes sur ce soutien pourtant essentiel. Une carte maîtresse toujours pas abattue. « Peut-être que le maire du Havre attend le mois de juillet pour se prononcer officiellement« , ironise-t-il encore! « Même si Edouard Philippe s’intéresse de très près visiblement à la constitution de la liste. La preuve n’est-t-elle pas qu’il ait déjà retiré quelques noms qui ne lui plaisaient pas en Seine-Maritime ». Vrai, faux ?

Nous n’en saurons pas plus dans l’immédiat. Le flou intégral règne toujours autour du positionnement du MoDEM qui marche à sa vitesse. Celle des tractations de couloirs ou de bureaux auprès de l’équipe rapprochée du président sortant, Hervé Morin, à qui il appartient en quelque sorte de faire passer des entretiens…d’embauche, voire de débauche pour d’éventuels sortants pour le scrutin de juin. Même si, bien sûr, le choix final appartiendra au « patron » dont la réélection ne va pas pas être un fleuve si tranquille que ça. C’est tellement le flou entre la droite et le centre ici comme ailleurs. Surtout si l’ancien Premier ministre ne cultive plus dans un délai rapproché la politique de l’esquive. Au moins au niveau de sa Normandie! Une position qui bloque aussi de toute évidence le cheminement de la concurrence sur ce même échiquier politique. Et pas seulement que pour la constitution des équipes. Notamment entre élus havrais, qui, dans les semaines à venir, pourraient être amenés à un choix cornélien. L’ancien maire par intérim et toujours premier adjoint, Jean-Baptiste Gastinne, devant être en numéro deux de la liste Morin derrière sa collègue aussi sortante Clotilde Eudier et le troisième fauteuil confié à une élue rouennaise (la sénatrice Catherine Morin-Dessailly ou l’ancienne députée L.R « canal historique » Françoise Guégot). Alors que de son côté, Edouard Philippe, pourrait souffler et même un peu plus probablement deux noms de ses…adjoints ou conseillers « maison », un binôme au féminin et masculin, comme pour les Départementales, électoralement porteur pour intégrer l’équipe Bonnaterre. Suspense, suspense pour un défi aussi très sportif comme l’aime l’ancien locataire de Matignon et pratiquant du noble art. La balle est dans le camp de Monsieur le maire. Nous ne sommes plus très éloignés du « money-time ». Comme chaque sportif le sait, les clubs se mettent en mode pause avant…juillet! Encore qu’avec cette crise sanitaire tout est affreusement bouleversé.

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