Une cuisine bien croquante et…royale! Et une église en flammes dans l’Eure

L’addition s’il vous plaît ! Elles ne manquent vraiment pas d’appétit nos chaînes d’infos en continu. C’est à un festin de roi que l’on avait assisté, notamment le week-end dernier, suite au reportage (sujet à caution) diffusé par M6 sur un restaurant clandestin prétendument fréquenté dans les beaux quartiers de la capitale par un ou plusieurs ministres (un pluriel très vite transformé au singulier) dont l’un aux cheveux gris. Pourquoi pas non plus aux pieds plats et à la mauvaise haleine! Et s’en sont suivis pendant trois jours une véritable traque et des gros titres racoleurs sur la possible identité des fautifs. Pour une nouvelle version à la française du « Fugitif » à la sauce ministérielle.

Une chasse à l’homme grotesque avec des témoignages tout aussi hauts en couleurs et riches en valeurs nutritives impliquant un organisateur fantasque connu du tout Paris, grand collectionneur des effets napoléoniens et un chef étoilé déchu qui connait davantage son ile d’Elbe que sa gloire passée pour la gestion de ses restaurants, protagonistes et acteurs de ce mauvais film beaucoup moins drôle que « L’aile ou la cuisse ». Pour un final beaucoup moins croustillant après les aveux des deux premiers rôles. Et tellement moins savoureux car on recherche toujours le ministre qui éventuellement aurait mis les deux mains dans le pot de marmelade. A l’orange sans le canard non prévu au menu. Le fameux grisonnant, « l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours! » Forcément gris! J’aurai bien vu dans ce rôle le Garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, un homme de bonne vie et chair. Et chère aussi. En quelque sorte un chasseur chassé. Pan, pan, l’animal souvent blessé par les critiques, résiste et entend bien défendre son président en 2022!

Une tambouille peu ragoûtante sortie des usines Tricatel (en référence au film de Claude Zidi avec le mémorable duo de Funès-Coluche) qui ne manque d’autant moins de sel que le volatile du mercredi, le « Canard enchaîné « avait débusqué quelques jours plutôt quelques journalistes et cadres dirigeants de la chaîne BFM fréquentant régulièrement un resto bien clandestin situé à proximité de leur rédaction depuis plusieurs semaines. Une sympathique « cantoche » hors des clous, pour une équipe, qui, de toute évidence, n’était pas en repérage ou reportage, mais en bonne compagnie avec le grand patron, Marc-Olivier Fogiel, le « chef de bande » de ces mauvais français insoumis. C’est ce qu’on appelle être…couvert avec fourchettes et couteaux. Les donneurs de leçons arrosés…a leur tour!

L’inquisition n’étant pas close, la chasse au gros poisson ( qui ne peut plus être celui du 1er avril) se poursuit avec autant de gourmandise par la sphère médiatique qui a dépêché ses plus fins limiers et investigateurs autour de tables susceptibles de recevoir des hôtes de marque.

Un autre donneur de leçons, Mediapart, a pris dans ses filets une toute aussi petite sardine qui ne risque pas de faire sauter la République et encore moins la Haute Assemblée du Palais du Luxembourg (forcément un paradis fiscal). C’est en effet une sénatrice L.R et pas la plus connue (il ne s’agit pas d’une élue de notre Région, ouf, l’honneur normand est sauf) qui s’est trouvée épinglée hier vendredi, jour du poisson! Son crime: avoir déjeuné avec un avocat suisse à l’hôtel Meurice, à Paris, (palace de triste mémoire pendant l’Occupation) dans le salon privé de la suite du client de passage dans la capitale avec intervention du room-service. Ce qui est parfaitement autorisé dans le respect des règles sanitaires. Il faut savoir que les députés, comme les sénateurs, ne peuvent plus recevoir et régaler en leurs palais gourmands des invités extérieurs depuis les confinements. Jusqu’où ira-t-on dans la violation de la vie privée ? Surtout visiblement que l’agenda électronique de l’intéressée a été détourné par une main innocente pour être transféré jusqu’à Mediapart. Jusqu’au delà d’une chambre d’hôtel éventuelle ? Des fois que…des déjeuners ou dîners ne réussissent plusieurs personnes autour du lit ? Attention aux miettes.

Ce sera toujours plus drôle que les surenchères de nos scientifiques qui rivalisent tous les jours plus pour foutre la trouille à nos compatriotes. C’est tout juste si notre bon peuple, à les entendre, ne sera pas soumis tous les mois à une vaccination à partir de l’hiver prochain! Qui peut le plus peut le moins…

Les chaînes d’infos vont encore se régaler aujourd’hui avec un événement planétaire, les funérailles du prince consort, Philip, l’époux de sa gracieuse majesté, dans l’intimité hélas familiale de la chapelle du château de Windsor. Pas plus de trente personnes. Même Boris (Johnson) le Premier ministre ministre britannique (aucun lien de parenté avec la firme américaine Johnson and Johnson dont le vaccin est déjà mal parti!) ne sera pas de l’événement. Et la reine, Elizabeth, number two, a imposé un dress-code sans tenue d’uniforme militaire pour les hommes de la famille royale. Histoire de ne pas mettre mal à l’aise le prince Harry, dit le « rouquin » privé de ses tenues et médailles militaires comme Andrew, le frère cadet du prince Charles. Ca n’empêchera pas toutes les télés de braquer leurs caméras sur le « vilain petit canard » royal exilé à Los Angeles avec sa belle, Meghan! empêchée pour cause de future maternité. Les deux fils de Lady Diana, nous sommes rassurés, ne marcheront pas côte à côte mais l’un derrière l’autre avec un cousin pour les séparer! Sacrée famille…Tous à pieds, sauf la « queen » bien installée dans sa Bentley pour parcourir les quelques dizaines de mètres. God save le prestige so british…Et dire que pendant ce temps-là, la famille de gauche qui n’est pas royale selon les sondages, se réunira pour discuter de l’héritage d’Emmanuel I er et tenter de recoller les morceaux de l’ancienne union de la gauche en vue de la présidentielle. Il est seulement dommage que sa majesté Mélenchon soit absente de ce grand raout non clandestin pour cause de déplacement chez ses amis d’Amérique du sud. Pourvu qu’il ne nous ramène pas un variant latin, même si une visite chez Bolsonaro, au Brésil, n’est pas prévue à son programme!

Dernière heure: Terribles images que celle de l’incendie survenu ce samedi matin dans la petite église de Romilly-la-Puthenay, près de Conches-en-Ouche, dans l’Eure. Un pan de notre histoire a entièrement été ravagé par les flammes sur cet édifice datant du XVI e siècle. L’origine du sinistre est encore inconnue.

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