Clash et action en dentelles bien « culottée »!

Le premier des opposants médiatiques à l’exécutif, surtout depuis la crise des Gilets jaunes et surtout le déclenchement de la crise sanitaire, Pascal Praud, journaliste-animateur phare de la chaîne d’infos « C.News » qui, toute la journée avec ses chroniqueurs vedettes, ne cesse de taper (à de rares exceptions près) sur le gouvernement et le chef de l’Etat, a bu du « petit lait » hier lors de son émission « L’heure des pros ». Une explosion de rage et un nouveau clash, comme l’ancien journaliste sportif a l’habitude, consécutifs aux propos certes maladroits du Garde des Sceaux, qui s’était fendu d’un tweet dénonçant les propos tenus quelques minutes plus tôt par le candidat à la présidentielle, Xavier Bertrand; ce dernier réclamant, tout aussi maladroitement dans la formulation, une peine automatique d’un an de prison minimum pour tout agresseur de policiers suite au verdict jugé indigne de l’attaque de policiers à Viry-Châtillon et les huit acquittements prononcés. Ce qui lui avait valu une réplique cinglante et rapide du ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, le principal bretteur pour 2022 de la campagne du président sortant, Emmanuel Macron: « Aucun policier, aucun magistrat n’acceptera de substituer les principes de la justice à la logique de la rafle ». Une partie de ping-pong (finalement contreproductive pour les deux belligérants et faisant le jeu de Marine Le Pen)) qui sent bon le démarrage de la campagne présidentielle sur le registre sécuritaire, avec la parole aussitôt redonnée au président des Hauts-de-France: « Je lui laisse l’indignité de comparer cette mesure de protection de nos forces de l’ordre à une rafle ». Le mot rafle, depuis celle historique du « Vel d’Hiv « pendant l’occupation nazie, les 16 et 17 juillet 1942 où 17.000 juifs dont un tiers d’enfants, avaient été rassemblés avant d’être déportés avec l’appui des forces de la police française de Vichy), doit en effet être utilisé…avec une « logique de prudence ». Ce que l’ancien avocat qui connait le poids des mots, aurait dû peser.

C’est beaucoup plus drôle même s’il n’est pas sûr que le locataire de Matignon ait apprécié la nature originale des cadeaux. En quelque sorte plutôt au niveau du dessous de la ceinture. Une action symbolique et sacrément « culottée » d’un nombre important de gérantes de boutiques de lingerie féminine qui, depuis quelques jours, envoient des lettres de protestations liées à la fermeture de leurs commerces dit non essentiels, mais accompagnées chacune d’une petite culotte, d’un slip, string ou autre tanga. Sympa, non ? Cette action non violente et se voulant humoristique avec une petite phrase pleine de poésie des généreuses donatrices « N’est-ce pas la première chose que nous enfilons le matin pour nous habiller » doit faire monter d’un cran l’ambiance dans les bureaux de Matignon. Il ne reste plus à souhaiter que le Premier ministre, Jean Castex et non « Cache-sexe » fasse profiter à ses collaborateurs de cette donation pour le moins inattendue. Comme dirait l’autre (pour conserver le registre de la plaisanterie badine) vous imaginez dans les années soixante le général de Gaulle recevoir à l’Elysée de belles parures de lingerie en soie et dentelles…à l’attention de « Tante Yvonne »! Autres temps, autres moeurs…

PS: « Remettre du bleu dans la rue » telle a été la formule employée par le chef de l’Etat dans les colonnes du « Figaro« . En langage décodé du « Petit Macron illustré » des renforts de police sont attendus en nombre dans les commissariats dont le même quotidien a donné hier la carte du guide (si j’ose dire) Michelin des futurs renforts des hôtels de police, ville par ville. Sans les étoiles toutefois. Celui du Havre devrait toucher 48 fonctionnaires supplémentaires, annonce la députée havraise, Agnès Firmin Le Bodo, soit la moitié des effectifs sur l’ensemble de l’ancienne Haute-Normandie. Une belle dotation de « bleus » en bordure de littoral qui ne fera pas, celle-ci, de vagues.

Les syndicats de policiers dans le département de Seine-Maritime, notamment, restent très mesurés sur la suffisance de ces nouveaux renforts. Est-ce bien une surprise ? Surtout que le commissariat de Rouen (la métropole la plus importante en terme de population) n’a rien obtenu. D’où l’extrême colère d’une trentaine de maires de l’agglo, vent debout devant cet oubli. C’est fini le « bon temps » de Laurent Fabius qui « arrosait » naguère sa terre d’élection lorsque la gauche socialiste régnait en maître !

Dernière heure: Emmanuel Macron devrait s’exprimer le mercredi 28 avril prochain pour confirmer l’ouverture des terrasses de cafés et restaurants le 13 ou 17 mai, les musées, théâtres et cinémas (avec une jauge néanmoins réduite) et la fin du confinement géographique avec le seuil des 10 kilomètres et un couvre-feu à l’horaire allégé dès le 3 mai.

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