Tempête sous des képis étoilés: des « gilets jaunes » en uniformes et charentaises!

Branle-bas de combat dans les cambuses. La mess(e) est presque dite. Silence dans les rangs. La « grande muette » n’est plus aveugle ni sourde et se rebiffe…Sonnez clairon. Baïonnettes au canon. Quel pataquès que cette tribune plus politique (à droite toute et même au-delà) que militaire signée contre « le délitement de la France » par une vingtaine de généraux et officiers supérieurs retraités, reprise dans un second temps par le journal « Valeurs actuelles » (toujours au feu lorsqu’il s’agit de saigner l’exécutif) dans la lignée récente de « l’insurrection » lancée par le vendéen Philippe de Villiers à la Une de ce même journal. Pas Pierre, son frère cadet, l’ancien chef d’Etat-major de armées. « L’heure est grave » ont-ils signé à la pointe de leur épée vengeresse et belliqueuse. C’est tout juste, à entendre certains, s’ils ne vont pas prendre le maquis et entrer en résistance contre les « hordes sauvages » de nos banlieues. Les fellagas d’hier. Avec en première ligne un « quarteron de généraux en retraite », ayant bien choisi leur calendrier soixante ans après le putsch manqué de Salan et consorts à Alger. Une tribune publiée (et non écrite) en ce jour anniversaire qui était passée totalement sous les radars avant qu’elle n’entre en pleine lumière et ne soit récupérée politiquement.

L’histoire balaiera beaucoup plus vite ces pseudos factieux à qui il ne faut pas donner plus d’importance qu’ils ne méritent. Il a certes fallu quatre jours à la ministre de nos Armées, Florence Parly, pour réagir et lancer la contre-offensive. Pas un éclair de génie pour un temps de rapidité supersonique et une réaction peu habile au final. Après seulement que Marine Le Pen, aux anges, ait appelé ses amis militaires dont certains appartiennent ou sont sympathisants de son parti (qui n’appelaient tout de même pas à la sédition) à la rejoindre dans cette  » bataille pour la France ». Pourquoi pas un nouvel appel du 18 juin à la sauce Le Pen. Un comble. Quand va-t-elle rejoindre les nouveaux patriotes de l’île de Sein, sur les terres bretonnes d’origine du patriarche ? Quelle grandiloquence ! Quelle belle enrôleuse en jupons. Grotesque et peut-être même une faute politique non négligeable de la Madelon de la troupe frontiste sur les traces de son papa. Voilà qui va rajeunir le vieux menhir comme au bon vieux temps de la « gégène » algérienne. Maréchal(e) le Pen nous voilà. Et ses « petits » lieutenants se sont amusés à souffler sur les braises. Tout comme d’ailleurs, dans le camp opposé, un homme d’ordre inattendu, le généralissime « che Guevarra » Mélenchon, à l’indignation à géométrie variable, qui invite à remettre aux pas et au silence cette petite bande de galonnés factieux et le procureur à engager des poursuites. « Les coupables doivent être châtiés ». Et mériteraient bien un exil définitif en cette année du bicentenaire de la mort de Napoléon, à Sainte-Hélène. Il est vrai que « La République c’est lui ». Aux arrêts de rigueur les militaires au repos forcé pour cause de retraite, se mêlant, les insolents, de politique même s’ils n’ont plus les mêmes devoirs de réserve que pendant leur service d’active. Quelle tempête dans la gamelle ! Tiens voilà du boudin…Et quelle récupération que ce « puputsch » comme avait comparé Jean-Marie Le Pen à la tentative de contrôle du Front de son premier porte-flingue de l’époque, lui aussi traité de félon, Mégret.

Il n’y avait pas de quoi prendre les armes à l’occasion d’une nouvelle campagne de grande désinformation et d’instrumentalisation ridicule. De part et d’autre. On pourrait y ajouter un terme militaire: la diversion.

Et dire qu’une autre ministre, celle de l’industrie pas seulement militaire, Agnès Panier-Runacher, pour couronner le tout, a parlé de « généraux hors-cadre en charentaises appelant au soulèvement ». Une interprétation très discutable, dont elle aurait pu se passer. Il y a vraiment des ministres qui mériteraient de se taire. Comme la « grande muette » d’hier. Qu’elle s’occupe plutôt de la bonne logistique des vaccins qui, par charentaise, pardon parenthèse, aurait pu être confiée à nos militaires…vaccinés ou pas!

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