Valse à quatre temps sans discothèque, musette bien remplie et couacs à gogo…

Notre président pense à tout. Il l’a gâtée ce vendredi la presse quotidienne régionale en lui offrant le scoop de son calendrier de « l’Avent d’après »…Une exclusivité dévoilée et détaillée déjà la veille par tous les médias télé et relayés par les réseaux sociaux. Quand même, on n’est pas des sauvages à l’Elysée. Il en faut pour tout le monde. Surtout que demain, c’est « walou »: pas de presse écrite, c’est la fête du travail ou plutôt du télétravail avec clochettes de muguet et défilés. En entendant retenez bien ces quatre numéros: les 3, 19, 9 et 30. Ca peut éventuellement vous aider à compléter une grille de loto. Où vous n’avez pas beaucoup plus de chance de tirer le gros lot. Jugé brillamment « prudent et pragmatique » par le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, le nouveau calendrier présidentiel, un appel « à retrouver notre art de vivre à la française » fait bien sûr débat et le bal des « pleureuses » a repris de plus belle. Et parmi elles les mêmes qui auraient braillé comme des malades si par malheur, le chef de l’Etat n’avait pas rouvert sans rire les vannes pour libérer sur un agenda de deux mois nos compatriotes. Même si l’épée de Damoclès reste bien au dessus de nos têtes, principalement dans huit départements français dont sept de la région parisienne, toujours en liberté très surveillée avec des taux d’incidence de plus de 400. Un chiffre qui lui ne fait partie des chiffres du loto et de cette valse à 4 temps sans discothèque! Même si la valse n’est pas la danse la plus pratiquée en boîte de nuit.

Je préfère passer sous silence les cris de désespoir de nombre de praticiens, pas tous heureusement, qui hurlent à nouveau à la mort comme à leurs plus beaux ou mauvais jours. Un concert de lamentations d’une grande objectivité à l’égard des décisions prises. Il en est de même pour certains élus de villes moyennes et grandes, à la baguette pour ce bal musette de l’outrance politicienne! Des fausses notes évidemment attendues. Les couacs ne sont pas seulement réservés à l’exécutif. C’est tout aussi évident que les arguments de cette réouverture avec des chiffres de contamination toujours très hauts apparaissent sujets à une légitime incompréhension. Passons sur ce nouvel « En même temps ». Mais pas sur le discours plutôt optimiste depuis le début du docteur Martin Blacher, la star des plateaux de télévision. L’un des rares spécialistes à ne pas toujours tout critiquer et « voler dans les plumes » de l’exécutif. Salut Martin, tu es mûr pour remplacer Olivier Véran à la Santé. Ce dernier mériterait bien en dépit de son très jeune âge une retraite anticipée!

A propos de couac, je ne résiste pas à la reprise d’une info relative à un « arroseur arrosé » qui depuis un an, ne cesse de faire de la politique, l’éminent professeur Axel Kahn, par ailleurs président de la Ligue nationale contre le cancer (une si belle cause) parmi les plus grands « enfermistes » de France depuis le début de la crise sanitaire. Interpellé par la police sur un quai de gare, en l’occurrence celle du Nord à Paris (il revenait de Bruxelles) il y a quelques jours, il a refusé de délivrer le test PCR obligatoire en s’énervant: « Je suis Axel Kahn, vous ne me reconnaissez pas ? J’ai été vacciné parmi les premiers. Je n’ai pas besoin d’un test. Laissez-moi passer ». Devant l’insistance du fonctionnaire, le professeur donneur de leçons (quoi de plus logique!) lui a balancé un très urbain « Je m’en fous ». L’intervention d’un officier lui a permis toutefois de mettre un terme à cette discussion animée. Et de reprendre son chemin…C’est toujours fâcheux de s’énerver lorsqu’on ne cesse depuis des mois de faire la leçon à tout le monde!

Un énervement aussi particulier à la ministre des Armées, Florence Parly, qui, au cours de cette semaine très militarisée est sortie de sa relative transparence depuis sa prise de fonction en s’en prenant de façon caricaturale (à l’image de plusieurs de ses collègues) aux militaires coupables d’une tribune au minimum très inopportune mais surtout à Marine Le Pen, récupératrice en chef de cet événement. Du mauvais cinéma pour des premiers grands rôles partagés et pas les meilleurs. Ne boudons pas notre plaisir les salles obscures vont bientôt reprendre un peu de lumière. Avec pourquoi pas la reprise d’un des chefs d’oeuvre de Marcel Carné « Le jour se lève » d’avant guerre (pas celle du Covid). Ce sera toujours plus gai que l’autre inoubliable classique avec le même acteur Jean Gabin accompagné de l’immense officier prussien, Erich Von Stroheim dans « La grande illusion » . Pourvu que l’épisode trois du déconfinement ne ressemble surtout pas à une autre grande illusion…

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