Un « poilu » envoyé au front et au…charbon pour « déminer et défourailler » contre « fifille et papa » Le Pen!

Ca cogne au pays des « Dogues lillois » et des « sang et or » lensois, qui s’opposaient hier soir sur autre terrain, sportif celui-là, avec une victoire synonyme peut-être de titre aux dépens du PSG à la fin du mois pour le club de la métropole de la Flandre française, entraînée par Christophe Galtier.

C’est un autre match qu’entend livrer le nouveau « chevalier de Lagardère » du XXI e siècle, le natif de Maubeuge, dans le nord, Eric Dupond-Moretti, en mission comme « poilu » envoyé au front pour essayer de sauver le soldat Pietrasewski, son collègue ministre mal engagé comme tête de liste dans les Hauts-de-France. « Elle ne veut pas venir à moi, alors je viens à elle ». Il visait évidemment Marine Le Pen, son adversaire privilégiée par procuration pour ces élections régionales très nationalisées au pays des moules frites, de la tarte sucrée (il y en a qui vont être balancées et au goût davantage salé) et du maroilles! Un premier round d’entraînement face au Rassemblement national en vue de la présidentielle comme snipper numéro un du chef de l’Etat en titre. On ne pourra pas lui reprocher de ne pas aller au charbon où des coups de grisou l’attendent! Il faut lui souhaiter qu’il ne sorte pas trop la « gueule cassée » de sa première bataille électorale pas très loin des lignes de la « Grande guerre ». En attendant le combat Le Pen-Dupont-Moretti a démarré très très fort entre les blagounettes de très mauvais goût de la cheftaine du Rassemblement national et les répliques » saignantes du « fort en gueule » présent sur le terrain aujourd’hui en terre minière, du côté de Lens, un premier arrêt sur un marché suivi d’une déambulation au sommet d’un terril, a réussi fort bien à braquer toutes les caméras sur lui, en cette belle journée de l’Armistice! Pas vraiment le bien nommé entre ces deux personnalités.

Et lorsqu’on y a ajoute le fait que son collègue de l’Intérieur, Gérald Darmanin, est lui aussi candidat à sa réélection à Tourcoing au niveau des Départementales, le match des présidentielles est bien lancé avec anticipation sur les chapeaux de roue avec l’annonce donc de l’investiture du ministre, Garde des Sceaux, comme tête de liste dans le Pas-de-Calais. Ce qui fait dire au maire LR du Touquet (au pays de la ratte) le très drôle, Daniel Fasquelle: « Eric Dupond-Moretti fait du tourisme électoral et estival. Nos offices sont disponibles pour lui faire découvrir notre département et ses richesses ». En référence bien au fait que celui qui ne va prendre que des coups risqués dans ce combat de boxe, avait anticipé les attaques en lançant aussi à la face de Xavier Bertrand ‘un « brouillon de ses ambitions présidentielles ». Une belle droite au menton, une gauche toute aussi percutante au foie, le champion de l’esquive, n’aura de toute évidence pas besoin de sa « botte de Nevers » en version ch’ti.

Le ministre flingueur va « défourailler » avec une belle énergie. Reste à savoir si cette nationalisation du scrutin territorial suffira à placer Xavier Bertrand en réel danger, le contraignant à être beaucoup plus gentil avec l’électorat du chef de l’Etat au second tour de ce scrutin, car, pour le moment seuls deux points (au premier tour) le séparent de son principal challenger et député précisément de Maubeuge, sa ville de parachutage électoral où Sébastien Chenu (un autre transfert plus lointain de l’UMP) a pris une volée aux dernières municipales.

Et là, il n’y aura pas de front républicain avec une gauche unie mais tout de même au plus bas à 20 % seulement dans les sondages. Pas très glorieux tout ça dans une région qui était sa principale terre d’élection dans les années Mitterrand. Un peu comme dans le sud où l’on a encore assisté à un…coup de grisou à la sauce pagnolesque, hier, quelques heures seulement après l’annonce d’un nouveau claquement de porte avec le départ de L.R du maire de Nice, Christian Estrosi. Ne voilà-t-il pas que la charismatique secrétaire d’Etat chargée du handicap, Sophie Cluzel, visiblement vexée de sa mise sur la touche, est rentrée par la fenêtre en annonçant vendredi son intention d’être bien la tête de liste de la majorité présidentielle. Une fenêtre d’ailleurs bien étroite. On attendra avec prudence la clôture des dépôts de listes. Quelle guignolade. Quel irrespect des électeurs et électrices. Et dans la mêlée, le petit coq, Eric Ciotti, qui a toujours rêvé d’être le premier des…poulets à Beauvau! Le même, qui, il y a peu, estimait que la différence principale entre LR et le Rassemblement national était le fait que le parti des Républicains disposait davantage d’hommes et de femmes pour gouverner. Pas seulement! Ce qui lui a valu récemment un nouveau sobriquet de la fantaisiste, l’une des plus douées de sa génération, Sandrine Sarroche « L’oeuf de Paca rêve toujours d’être le premier flic de France ». Patience, Eric, ton rêve (qui pour un grand nombre de nos compatriotes se transformerait en cauchemar) sera peut-être exaucé avec l’élection de Marine Le Pen, en 2022 !

PS: une petite info plus légère et sympa pour rester dans le domaine de l’aviculture: l’un des candidats de la majorité départementale à sa réélection, le maire des Andelys, Frédéric Duché, a eu l’heureuse surprise de se voir offrir, au démarrage de sa campagne, une boîte de 12 oeufs garantis bio d’une supportrice. Les petits cadeaux entretiennent toujours l’amitié, même si comme dirait l’autre, on ne fait pas, souvent en politique, d’omelette sans casser des oeufs. A priori l’omelette électorale devrait être goûteuse et pas trop baveuse pour l’édile andelysien, vice-président de l’Assemblée départementale, largement favori du scrutin. Reste néanmoins la principale interrogation: l’élu devra-t-il faire apparaître ce présent original dans ses comptes de campagne ? Attention aux coquilles…Bon appétit Monsieur le maire et surtout bon anniversaire. Libre à vous chers amis lecteurs, surtout de compléter la dinette pour l’organisation (plus tard) d’une omelette géante en bord de Seine, à l’ombre de Château-Gaillard ! D’un méandre à l’autre de la Seine (il n’est pas très loin!) Monsieur le maire des Andelys pourra toujours inviter son homologue de Caudebec-les-Elbeuf, prétendant lui à la couronne ducale de Normandie, Laurent Bonnaterre…

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :