Un grand foutoir à la sauce normande au goût d’anis et d’ail! Un faux départ (?) pour une vraie sortie…

Ha les femmes! Le grand foutoir à la sauce normande au goût de pastis et aillé! Les frondeurs socialistes sous l’ère Hollande ont trouvé leurs dignes héritières. En Seine-Maritime et dans l’Eure, où deux députées LREM ont été à la manoeuvre, telles des généraux au féminin et plutôt en escarpins (de toute évidence pas des godillots) pour semer la pagaille au sein de la grande famille tellement unie « En Marche ». C’est évidemment un pur hasard si la députée seinomarine de la région Fécamp-Montivilliers, Stéphanie Kerbarh, qui, après quatre ans de silence ou presque est sortie de son terrible anonymat, ces dernières semaines. En lançant comme point d’orgue hier dans les colonnes du quotidien « Libération » non pas une tribune comme les militaires, mais officiellement sa candidature comme tête de liste en Normandie, le jour anniversaire de la victoire, il y a quarante ans, de François Mitterrand. Sans trop de risque de se tromper, on peut raisonnablement imaginer que sa déclaration de candidature ne restera pas elle historique! J’ai été le premier, il y a presque deux mois, à relater les sérieuses bisbilles et règlements de comptes régnant au sein de la même famille « marcheuse ». Il était impensable pour certaines de ces parlementaires, Claire O’Petit, élue de l’Eure, n’ayant pas été la dernière à mettre de l’huile sur le feu et à souffler sur les braises à travers les réseaux sociaux en interne dans un premier temps, d’accepter l’affront.

C’est vrai que le candidat officiel de la majorité présidentielle et non pas seulement celui de « En Marche », Laurent Bonnaterre avait été très…clair d’entrée de jeu. Il voulait une liste ouverte avec la bénédiction d’Edouard Philippe, sans parlementaire estampillé LREM. Il n’a fait effectivement qu’une seule exception: sa tête de liste dans le Calvados, députée européenne. Le « méchant » avait, qui plus est, aggravé son cas en ne réservant pas le meilleur accueil au début à certains militants, référents et candidats « putatifs » « En Marche » à cette élection régionale. D’où le lancement d’une fronde qui trouve aujourd’hui sa conclusion (provisoire) avec ce coup de théâtre. Plutôt « Un non-événement » selon Laurent Bonnaterre, très zen après l’annonce de cette candidature dissidente.

Encore faudrait-il que l’intéressée réussisse à boucler sa liste dans les meilleurs délais. Une course contre la montre d’une petite semaine. Mission impossible ? On le saura très vite. Une chose est sûre: si elle y parvient (il ne lui manquerait plus, selon des déclarations à ses proches) que quelques candidats et candidates), ça prouvera bien que son coup était monté depuis quelques semaines. Dès le lendemain ou presque des vilaines intentions du candidat-maire de Caudebec-lès-Elbeuf. Elle ne cache même pas que le seul comportement de l’intéressé n’a pas suffit à la transformer en…Jeanne d’Arc venant sauver la Normandie. Le fonctionnement d’En Marche et notamment dans notre région lui déplait fortement. C’est tout à fait son droit comme celui de se présenter. Elle pourrait y ajouter (ce qu’elle fait probablement) celui de la grande maison LREM de Paris (un paquebot sans véritable patron) qui, jusqu’à preuve du contraire, ne s’est pas manifestée de façon bruyante pour siffler la fin de la récré, depuis hier. Ici comme ailleurs: le grand foutoir ne se limite pas à la Normandie et à la Provence-Côte d’Azur. Il aura bonne mine le mouvement du Président si l’une de ses parlementaires, même sans la moindre investiture bien sûr (il ne manquerait plus que ça!) , fait un gros…1 %.

Encore faudrait-il qu’elle aille jusqu’au bout de sa rébellion. Date limite de péremption du dépôt des listes le 17 mai. Elle a prévu de présenter sa liste vendredi et son programme, la veille, le jour de l’Ascension. Drôle d’agenda! Survivra-t-elle (politiquement s’entend) au-delà de la Pentecôte ?

Une fête religieuse que la sénatrice UDI de l’Orne, Nathalie Goulet, passera en famille bien tranquillement au coin de sa cheminée, si elle en a une, et non pas sur les routes de campagne. Ce n’est pas encore officiel mais néanmoins un nouveau petit scoop régional. La parlementaire va très rapidement jeter l’éponge, déçue aussi d’avoir vu quelques uns de ses candidats de la société civile et impliqués au niveau économique, notamment sur le littoral de la Seine-Maritime, lui échapper au profit du « protégé » de maire du Havre. Il est vrai aussi que les projections des enquêtes d’opinion ne lui étaient guère favorables (aux alentours des 2 %) depuis le lancement de sa candidature « dissidente » à celle de son ancien ami, Hervé Morin, un autre centriste.

Interrogé, l’un de ses ex-futurs candidats normands, s’est déclaré ne pas être en position de connaître la stratégie de Madame Goulet. Si on n’y va pas, la candidate saura faire une conférence de presse dans ce sens » me rapportait-t-il hier, visiblement amer après ces huit mois de campagne. Ce qui m’a d’ailleurs été confirmé par une autre source extérieure à l’UDI dans la soirée. Ca ne sent pas trop bon tout ça! A l’image du climat ambiant.

PS: C’est la phrase du jour…d’hier. Ca se passait à Angoulême en Charente, ville capitale de la bande dessinée avec son célèbre festival. « Faire le choix de Geneviève, c’est faire le bon choix. Je la soutiens de toutes mes forces ». Un « coup de main » signé Edouard Philippe à son ancienne secrétaire d’Etat aux Anciens combattants, Geneviève Darrieussecq, ancienne maire de Mont-de-Marsan, dans les Landes, qu’il venait appuyer de sa présence physique sur ces terres de Nouvelle-Aquitaine, où la représentante (MoDEM) du gouvernement bat la campagne contre l’ancien maire L.R de Bordeaux, Nicolas Florian, lourdement défait aux municipales en juin 2020 et le sortant socialiste Alain Rousset confortablement installé depuis le…début de ce siècle! L’ancien Premier ministre devrait poursuivre sa tournée des Régionales en allant soutenir un autre de ses anciens ministres du mouvement de François Bayrou, Marc Fesneau, dans le Centre-Val-de-Loire (le seul semble-t-il prenable pour le mouvement présidentiel) puis en Provence-Côte d’Azur pour finir dans les Hauts-de-Seine et la ville capitale, pour un ultime feu d’artifices! Et sait-t-on jamais, en cours de route par une prise de position affichée et normande de moindre distance!

Dernière heure: ça n’a pas traîné, à peine une heure après la diffusion de mon premier article, la sénatrice Nathalie Goulet, du palais du Luxembourg, a officialisé un renoncement qui ne faisait plus le moindre doute!

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