Un « légionnaire » à l’Elysée et une affiche régionale!

C’est leur semaine. Chacun de leur côté et à très bonne distance politique. Que de belles et émouvantes retrouvailles néanmoins pour l’ancien Premier ministre, Edouard Philippe, reçu hier à l’Elysée par le chef de l’Etat et de l’autre côté de l’échiquier, un ancien candidat (?) de la famille gaulliste à la présidentielle de 2022, François Baroin, porté disparu depuis des mois (probablement pris par sa double passion et occupation: la pêche et la chasse) et qui revient, peut-être, au grand galop dans la course. Au moins médiatique si l’on en juge par la multiplication de ses apparitions sur scène. Il était présent lundi soir à Rouen pour soutenir Hervé Morin et cogner fort contre le président et le gouvernement. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir été…courtisé notamment et de façon précipitée par une candidate sortante havraise Agir aux Départementales, soutenue par la députée du même parti de la circonscription pro-gouvernementale pour obtenir une belle photo (j’y reviendrai ultérieurement). C’est quand même très drôle la politique!

Prise à Rouen (nouvelle capitale de la photo!) comme celle de Laurent Bonnaterre (mais pas vraiment au même endroit) dont le maire du Havre apporte un soutien de plus en plus appuyé. Ce que j’avais annoncé il y a trois mois. Le premier. L’attente a dû être longue mais elle est aujourd’hui récompensée. Une vidéo toujours rouennaise, puis ce cliché du duo qui, n’en doutons pas, se transformera en affiche toujours bonne à prendre dans la dernière ligne droite. Trop tard pour le maire de Caudebec-lès-Elbeuf ? On verra dimanche. Mais ne dit-on pas à juste raison qu’il n’est jamais trop tard pour…bien faire! Ou essayer.

En attendant, les électeurs notamment havrais vont être un peu perdus dans ce double scrutin territorial constitué d’alliances et de soutiens de circonstance, d’amitiés défaites et de clair très obscur très photogénique (décidément!) au sein de l’équipe municipale de la Porte Océane, un tantinet éparpillée façon puzzle dans cette hégémonie plus « philippiste » que partisane d’un seul point de vue de « parti » tant au niveau des Départementales que Régionales. Le grand bazar…de l’hôtel de ville en quelque sorte, même si nous ne sommes pas à Paris. Et l’étiquette facile « ensemble pour la majorité départementale » efface bien des appartenances. Ici comme ailleurs.

C’est donc dans la Ville capitale que sont déroulées hier les grandes « embrassades » entre Emmanuel Macron et Edouard Philippe pour la remise de son insigne de grand commandeur de la Légion d’honneur. Une réception forcément contrainte en terme d’invités, quelques dizaines, seulement. Mais très parlante néanmoins: un parterre maritime oecuménique en terme politique et plus personnel: trois parlementaires, deux à droite et un à gauche, son premier adjoint, Jean-Baptiste Gastine,, l’un de ses deux maires intérimaires, son adversaire des dernières municipales, Jean-Paul Lecoq. Une présence plutôt sympa. Qui honore les deux hommes. Ce devait être probablement une grande première pour l’élu communiste de fréquenter les ors du Palais de l’Elysée et l’occasion pour ses amis de « chambrer », le locataire de la chambre des députés, souhaitons-le gentiment.

L’histoire ne dit pas si l’ancien maire de Gonfreville-l’Orcher est reparti avec une…dédicace de l’hôte de ces lieux. Toute aussi symbolique la présence dans ce petit contingent aux couleurs bleu marine, d’un fils de son prédécesseur, Antoine Rufenacht (le tombeur de la gauche havraise) qui lui a mis le pied à l’étrier et du benjamin de l’équipe municipale et fils d’un ancien proche collaborateur d’Edouard Philippe à la mairie, disparu brutalement dans son bureau de l’hôtel de ville. Un bel hommage.

Un certain nombre d’observateurs se sont plu à vanter ce qu’ils ont pu interpréter comme un retour de la lune de miel entre les deux hommes. Une cérémonie empreinte de beaucoup de chaleur (à l’image du temps) pour un mercure au plus haut comme la « poupoularité » de l’édile havrais. Un festival aussi de bons mots et d’échanges humoristiques dans ce portrait plus intime dressé par le président de la République à l’adresse de son invité « dont la barbe blanchie est devenue le visage de la crise » a t-il glissé malicieusement au passage tout en plaisantant sur le goût prononcé de son ancien Premier ministre « pour la bière Corona et les fraises Tagada » et en lui adressant une formule néanmoins entre autres, plus sérieuse: « Vous avez encore beaucoup à apporter à la République ». Surtout pour le coup d’après 2022, si possible ? On ne peut pas rire de tout…Il ne faut tout de même pas exagérer!

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