Un échange « à fables » raté et un président « dopé »!

Point d’élection aujourd’hui. Mais des allégories toutes à la gloire de notre plus célèbre fabuliste. Je ne me permettrai évidemment pas de parler de notre président. Encore que ? Puisqu’elle concerne tout de même le chef de l’Etat, qui, jeudi, dans sa déambulation de campagne dans les Hauts-de-France, (qui peut imaginer un président en exercice faire précisément campagne à quelques jours d’une échéance électorale dans une Région à suspense?) s’est arrêté à Château-Thierry dans l’Aisne et non pas Châteaurenard, dans le sud. Et pourtant il y fut beaucoup question dans la ville natale de Maître La Fontaine de ses fables. Qui pour toujours resteront gravées dans les mémoires collectives, des petits comme des grands. « Manu » et sa compagne, « Birgit », tenaient pourtant en leur bec un sacré numéro et maître jongleur des bons mots, l’acteur Fabrice Luchini. Ca promettait au niveau des échanges avec du Péguy en prime. Il faut bien reconnaitre que l’on a connu ce formidable conteur, meilleur. A toujours en faire plus, il en a plutôt fait moins. Un peu poussives ses réparties et souvent pas très claires. Il flottait dans l’air une certaine confusion. Pourtant en provenance d’un si bel esprit coupant et gênant de toute évidence « l’auditoire royal ». Cette scène qui aurait pu être grandiose, tomba à plat. Et à l’odeur pourtant alléchée, on y perdit l’appétit.

Mais il revint pratiquement aussitôt à l’annonce « en même temps » d’une grande nouvelle : l’infortune faite à « Sarko premier », sans espoir de numéro deux, dans l’affaire Bygmalion qui, elle, ne saurait être comparée, a priori, à une fable. Sinon au goût très saumâtre pour l’ancien chef d’Etat, qui pourrait être « embastillé » pour une période de six mois. Vous l’imaginez avec un bracelet électronique ? Réquisition n’est pas condamnation, certes, mais que lourde fut néanmoins la main de Madame le procureur: six mois fermes requis, la peine la plus lourde que le code de mauvaise conduite peut imposer. Et des mots très durs.

Il est probable que la procureure ne sera pas invitée par l’autre couple « royal » dans la résidence d’été non pas de Balmoral de la « queen » britannique, sa gracieuse majesté, mais bien de Carla, au cap Nègre! Pour y effectuer notamment un tour de vélo avec son nouvel ami sur le littoral varois. « Casses-toi, pauvre c… » aurait-il pu murmurer à l’oreille de la représentante du parquet et non pas du…braquet!

Le comparer lui l’amateur de la Grande boucle et pratiquant de la petite reine (les amoureux comprendront) à un sportif dopé, ayant trop chargé la barque financière de sa campagne des présidentielles. Quelle horreur. Quelle infamie…Comment peut-on imaginer qu’un candidat-président ait le temps de s’intéresser de près à ses comptes ? Légèrement dépassés d’une petite quarantaine de millions d’euros. C’est d’un vulgaire. Et son ancien directeur sportif, ses équipiers, ses obligés…bien obligés de tenter le tout pour le tout dans la dernière escalade pour rattraper le futur maillot jaune final, François Hollande, en faisant quelques menues dépenses pour s’assurer que leur champion court dans les meilleures conditions et franchisse le col de l’Elysée en vainqueur. Ce n’est pas non plus une raison qu’il ne soit pas très loin en vacances estivales de son ex-château de Brégançon et d’un ancien grand coureur populaire, le régional de l’étape, couronné à sept reprises meilleur escaladeur du peloton, Richard Virenque, qu’il faut l’imaginer avec le maillot à pois de plus grand « dopé à l’insu de son plein gré »...

« O rage, ô désespoir., ô vieillesse ennemie, n’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ». D’accord, je vous l’accorde, ce n’est pas une fable de La Fontaine, mais un drame cornélien cher aux normands. Surtout de Rouen. Mais en la circonstance, tant pis, ça m’arrange. Je suis tout de même encore maitre de mes…maux (comme Meaux, ville gérée par l’un des protagonistes blanchis bien avant le procès, Jean-François Copé) coupables!

Et en plus je ne vous ne dirai pas pour qui je vais voter dimanche…Dans certains cantons, je sais sur quelle touche j’aurai appuyé, sans tomber dans le panneau, mais là je suis dans l’inconnu (un problème de mémorisation des bons chiffres dû à mon âge avancé) encore pour quelques heures. Pourvu que je ne me trompe pas et que dans le doute je m’abstienne. Ca ne risque pas. Je reprendrai bien à mon compte ce miaulement du « Chat », héros de BD « celui que ne vote pas n’a pas le droit de se plaindre des résultats ». Mes amis candidats sur les différents territoires que j’ai tant de bonheur à couvrir (et ça continuera) peuvent toujours essayer de m’aider à faire le « bon choix ». Merci d’avance. Ils vont avoir un peu plus de temps aujourd’hui samedi. C’est jour de relâche. Avant une seconde séance prévue pour les meilleurs le dimanche suivant. J’espère que mes acteurs et actrices préférés seront toujours en compétition…Ils ont déjà remporté le césar d’honneur de la bonne humeur et pour les plus téméraires et courageux pour s’être présentés dans des territoires jugés plus hostiles électoralement parlant, nulle belle cause n’est perdue d’avance! Il faut déjà y aller…

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :