Envie de ne pas avoir envie, en grève massive de vote…et un « Macron sinon rien »!

C’est la grève générale. Massive. Et là le camarade Philippe Martinez n’est y pour rien. Et aucun leader dimanche soir ne pouvait se friser la moustache. A la veille d’un été meurtrier pour la démocratie élective. Que de couacs avant la fête de la musique de ce soir! Un naufrage record en terme de participation (33 %) certes annoncé mais pas à cette échelle stratosphérique. Il fallait chercher vraiment un jeune de moins de 25 ans dans les bureaux de vote. La faute à qui ? Un échec collectif dont a eu à souffrir notamment le Rassemblement national. Le parti soit disant des jeunes. Ramené à un score certes toujours trop haut, mais tellement plus bas par rapport à ses espérances. La cheftaine et ses lieutenants étaient « colère » hier soir à la lecture du taux d’abstention. Le « désir charnel » en Marine Le Pen et le vote contestataire ont fait un flop massif. C’est bien la seule satisfaction de cet échec cuisant. Ah, ces « salauds de jeunes » notamment son fond de commerce électoral, absents et forcément coupables de haute trahison. Celui d’avoir oublié de se déplacer. C’est surtout douloureux de constater qu’une immense majorité de nos compatriotes éprouvent une large absence d’espérance dans les hommes et les femmes, de toutes les tendances politiques. Et ça c’est grave. Mortifère. Beaucoup moins lorsqu’il touche le RN.

Est-ce aussi très surprenant si le parti du Président a pris une claque monumentale? Ce mouvement, si l’on excepte son relatif bon résultat aux Européennes en dépit d’une mauvaise tête d’affiche, va d’échecs électoraux en déroute. A l’image de ces Régionales. Un calvaire là aussi sans la moindre surprise. LREM est une coquille vide sidérale depuis les législatives. Un « Macron sinon rien ». Qui, à l’aune de ces résultats, n’avait pas de quoi sauter de joie au plafond de l’Elysée. Encore que?

Le chef de l’Etat peut vraiment compter sur les divisons à droite qui s’en sort globalement pas trop mal…comme la gauche, uniquement comme aux municipales, par la grâce de ses barons régionaux. Qui bien réélus dimanche prochain vont dès le lendemain continuer à s’écharper pour concourir à la course des présidentielles. Et abandonner très vite leurs électeurs et électrices.

C’est quand même très drôle de voir que les deux prétendants principaux, Xavier Bertrand et Valérie Pécresse (en possible difficulté après la triple alliance réalisée à gauche, cet après-midi), vont -en même temps- s’empoigner et courtiser leurs anciens amis LR et surtout Laurent Wauquier, le futur grand vainqueur du 27 juin. Ça c’est une bonne nouvelle, probablement la seule (avec aussi l’échec du RN) pour Emmanuel Macron! Dont la popularité reste forte en dépit de l’écrasement électoral de ses troupes. Un sacré revers de veste. Tout l’inverse de la grosse prime aux sortants dans la quasi totalité des Régions.

Et tout particulièrement dans notre Normandie qui a accordé une large confiance (37 %) au président sortant. Hervé Morin s’en tire beaucoup mieux que prévu. Sa réélection dimanche prochain ne fait pas l’ombre d’un doute. Son second, Nicolas Bay, comme ses petits camarades du RN prend la tasse! Encore une bonne nouvelle. Comme l’échec cuisant des instituts de sondages qui, depuis tant d’années, polluent la vie démocratique en la faussant.

Même la gauche, rassemblée au second tour, sera loin de peser d’un poids déterminant. Le peu connu Laurent Bonnaterre n’a pas à rougir de son résultat (11 %) . Et là, c’est très probablement dû aux bons résultats obtenus (mais pas seulement) dans certains fiefs de l’ancienne Haute-Normandie avec des villes détenues par des proches de Sébastien Lecornu.

Surtout au Havre, où le candidat soutenu officiellement trop tardivement par son maire, Edouard Philippe a atteint le seuil de 19 % des suffrages, à une bonne distance néanmoins de Hervé Morin. On peut néanmoins s’interroger sur la faiblesse du rendu dans les urnes de ce coup de pouce hors de la cité portuaire et de son agglomération. A méditer, à tête reposée!

Je reviendrai plus tard sur ces élections départementales et régionales notamment dans l’Eure (où sept binômes ont franchi les 50 % mais devront néanmoins revenir devant leurs électeurs dimanche prochain mais sans le moindre stress) comme en Seine-Maritime, où le suspense reste entier. D’où l’importance d’un canton « périphérique » où la sortante « philippiste » et son nouveau binôme sont en réel danger…

PS: Mes excuses les plus totales pour la diffusion d’un premier article tronqué! Mais c’est toutefois beaucoup moins grave que l’absence de documents électoraux pour les deux scrutins confiés à un prestataire privé incompétent qui n’ont pas trouvé leur destination des boîtes aux lettres des électeurs et électrices. Ca n’aide pas à faire le bon choix et surtout de se déplacer. Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas!

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