Une certitude et un gros point d’interrogation !

Une certitude tout d’abord: la majorité départementale de l’Eure défendue par Sébastien Lecornu et Pascal Lehongre, le restera dimanche soir. On ne voit pas comment la gauche, il est vrai rassemblée, pourrait inverser le cours du jeu. En dépit des rodomontades de son leader autoproclamé, le maire de Val-de-Reuil, Marc-Antoine Jamet, toujours aussi bon joueur dans l’outrance, contraint chez lui à un second tour tranquille certes, mais opposé au benjamin de ces élections (et non pas au RN) comme trop souvent depuis plusieurs élections. L’ancienne ville nouvelle restera longtemps encore une vraie démocratie populaire digne de l’ancien empire soviétique où il ne fait pas bon d’être opposant. Pas totalement encore, fort heureusement, un pays « bridé », façon Corée du nord! Mais tout simplement avec à sa tête, un socialiste de la gauche « caviar » (ça ne nous rajeunit pas) le mieux élu de France aux municipales, dans l’une des villes les plus pauvres de notre territoire!

Passons…notre chemin pour nous focaliser un peu sur « mon » trio féminin ébroïcien, formé de Diane, Karêne et Stéphanie (deux sortantes et une rentrante de la majorité) qui, en dépit de quelques chausse-trappes, tient solidement la route lui avec un score étalonné entre 42 et 45 % des suffrages au premier tour. Ces dames et ces…messieurs (il ne faudrait tout de même pas les oublier) n’ont plus plus qu’à transformer l’essai. Normal lorsqu’il s’agit d’une ville où le rugby a également droit de cité. Un peu moins tout de même que le sport roi sur les bords de l’Iton, le basket…

Sauf énorme surprise, c’est dans la poche. Encore plus pour les cinq binômes, principalement implantés dans l’est à Gisors, Vernon, les Andelys et Pacy-sur-Eure, certes « invités » à un second tour pour cause d’insuffisance du taux de participation, comme leur opposant, M.A.J.

Les hommes forts du département plutôt tendance majorité présidentielle, ou majorité Lecornu, (c’est comme vous voulez) ont une nouvelle fois pu mesurer leur popularité dans leurs fiefs respectifs. La suite logique de leurs larges victoires aux municipales, même si Pascal Lehongre n’est plus maire du chef-leu de canton, pour cause de cumul des mandats.

Pour en revenir à Evreux, le maire de la ville préfecture, Guy Lefrand, le président départemental de L.R, ne pouvait évidemment que se féliciter du score de ses élu(e)s préférés dans un communiqué mettant en exergue aussi et c’est bien naturel son bon score personnel comme membre de la liste menée par Hervé Morin dans la ville qu’il dirige, aux Régionales.

Plus au nord, la Seine-Maritime, la situation est toute autre et la majorité départementale emmenée par le président LREM, Bertrand Bellanger, ne tient qu’à un fil. Et l’élastique pourrait…péter aux visage de la droite et du centre. La gauche est en situation de prendre sa revanche de la précédente édition où elle avait été battue de deux sièges. Le suspense reste à son comble surtout que quelques scores du premier tour pour les sortants laissent planer de sacrées menaces sur un possible basculement. Ca se jouera encore dans un mouchoir de poche. Et les pleurs, cette fois-ci pourraient venir de l’équipe de la majorité actuelle, un attelage assez hétéroclite qui fait néanmoins bloc alors que ce n’est pas le grand amour au niveau national entre les élus issus de la majorité présidentielle et leurs « frères et soeurs » de circonstance, L.R, seulement rassemblés pour conserver le Département. Comme partout, il leur faudra à l’instar de leurs adversaires, convaincre les abstentionnistes du premier tour. Et ils sont très, très nombreux. Bon courage.

Le salut ne viendra que de là. A Dieppe, l’agglomération rouennaise (notamment dans le coeur de la ville métropole où le binôme formé des deux dissidents de la dernière municipale pourrait payer l’addition au prix fort!) et le Havre où la gauche est susceptible de regagner les sièges perdus en 2015.

Ainsi dans la cité maritime, où l’un des binômes (reformé) après le départ du sortant, va devoir ramer fort pour défendre son fauteuil en position éjectable, dimanche soir. A un degré moindre, toujours sur les hauteurs de la Porte-Océane, dans un quartier aussi difficile lui aussi jadis de gauche, les sortants n’ont pas encore gagné. Ils doivent impérativement compter sur une bonne partie des 9 % de suffrages obtenus par le duo divers droite dont la présence et le résultat non négligeable pour une « première » , a probablement permis d’éjecter le représentant du RN. Qui contrairement à la dernière fois a été devancé par la conseillère municipale communiste. Evidemment c’est plus facile de se « taper les représentants « marinistes » en ce moment que la communiste. Qui, elle aussi, peut nourrir quelques espoirs de retour, même si logiquement, la victoire semble plutôt promise aux deux élus de la majorité municipale et départementale. Il n’est pas impossible néanmoins que des « revenants » de l’ancienne équipe rouge-rose, ne viennent hanter les nuits prochaines des sortants! Pour un remake des « Ghostbusters » à la sauce havraise! Allo, « Doudou » pourquoi tu tousses ? Encore que dans cas présent, c’est davantage « tonton » Bertrand qui risque sérieusement de s’éternuer!

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