Un président couvert de fleurs et les « valses de Vienne » se poursuivent en cabinet!

« Te Hakaiki Tata’oa ». Je comprends désormais le « marquisien », la langue des Marquises, archipel de la Polynésie française où reposent l’immense Jacques Brel et le peintre Gauguin où il s’est d’ailleurs recueilli sur leurs tombes. En déplacement de trois jours sur le chemin du retour de Tokyo où il assistait à la cérémonie d’ouverture des J.O, le chef de l’Etat (le premier président de la République à fouler ces terres les plus lointaines de la métropole) s’est déplacé en effet sur ces îles…touristiquement paradisiaques. A 1.500 kilomètres de Tahiti. Accueilli au son du battement sourd des tambours et percussions et chants et danses dignes du hakka des rugbymen All Black, Emmanuel I er a en effet été rebaptisé comme chacun et chacune l’aura bien interprété: « le grand chef qui marche et va loin ». Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon ou…les chefs de la tribu L.R auraient apprécié.

Pour le moins sympa cet accueil forcément bien parfumé et coloré selon les coutumes locales avec nombre de remise de colliers de fleurs lors des différentes cérémonies officielles. Pour une fois qu’il est couvert de fleurs! Un vrai régal aussi pour les internautes qui se sont régalés en montages photographiques pour forcément le ridiculiser sur la Toile. Le « chêne » a plié mais ne s’est pas rompu sous la charge de tous ces colliers légèrement rajoutés. Comme si le fardeau de sa charge n’était pas assez lourd.

Ces images retouchées pas toujours de très bon goût et tellement exagérées pour être vraies ont rythmé son déplacement présidentiel. L’occasion aussi plus sérieusement pour le locataire de l’Elysée d’annoncer en final ce matin à Papeete que « La France avait une dette et assumait ses responsabilités à l’égard des essais nucléaires effectués dans le Pacifique que l’on aurait pas fait en Creuse ou en Bretagne » sans toutefois en arriver jusqu’aux excuses et au repentir. Des essais auxquels l’un de ses prédécesseurs, Jacques Chirac, mit un terme définitif en 1996.

Entre nous, comme aurait pu le dire…François Fillon, « vous imaginez le général de Gaulle, non pas être mis en examen, mais portant des colliers de fleurs » (il a l’a probablement fait néanmoins) et pire être contraint lorsqu’il était en déplacement dans sa tenue militaire de troquer son képi doublement étoilé par une toque ridicule, qui, il y a quelques années fit aussi la joie des observateurs avec un certain François Hollande affublé d’un couvre-chef « improbable » et beaucoup plus chaud, lors d’une visite officielle dans une ancienne république de l’empire soviétique. On ne vexe pas ses hôtes… Fleurs, chapeaux et autres vêtements font partie des cadeaux du folklore local, français ou pas. Ils prennent, qui plus est, moins de place qu’un cheval ou autre animal volumineux dans les bagages du retour!

Toujours à propos de nos départements et territoires d’outremer (notre ministre eurois, Sébastien Lecornu, était bien sûr du voyage) le mercato estival en cabinet se poursuit du côté de la ville préfecture de l’Eure, où le « dircab » de Guy Lefrand, à la mairie d’Evreux, s’apprête à faire ses valises mais de façon choisie et non pas forcée (comme d’autres membres de cabinet, des postes toujours très ingrats et souvent à durée très limitée dans le temps) où il va travailler pour la collectivité territoriale sur le « caillou ». Un départ…nickel en quelque sorte du côté de Nouméa.

Il n’est pas certain néanmoins que les élus locaux le couvriront de fleurs d’ici à son départ programmé à la fin du mois de juillet . De toute façon elles faneraient pendant le très long voyage. D’une façon générale les directeurs de cabinet et cela ne concerne pas bien sûr qu’Evreux ne sont pas les plus populaires auprès des élus. Le rôle ingrat de ces « éminences grises » normalement très proches de leur patron n’est plus à démontrer. A Evreux comme au…Havre, entre autres, où un ancien collaborateur de Edouard Philippe à Matignon assume ces mêmes responsabilités depuis le premier jour de la réélection de « Doudou ». Et pourtant il n’y avait pas eu d’alternance politique. Le précédant, pour des raisons très sûrement pas que professionnelles, prit la porte dès le lendemain lundi!

Ma petite expérience de quatre ans comme « dircom » toujours à Evreux auprès de Jean-Louis Debré, m’invite aussi à me souvenir de quelques sérieux conflits de personnes qui aboutirent aux départ de ses deux « dircab » successifs, le premier avec qui personnellement le courant passa très bien et le second, beaucoup moins. Un doux euphémisme. Il y a prescription…

En attendant le turnover se poursuit à l’hôtel de ville ébroïcien dont le cabinet depuis sept ans n’a pas le temps de sentir la naphtaline ou le moisi. Une bonne aération n’est jamais superflue. Et pourtant la ville chef-lieu n’est pas jumelée avec la capitale de l’Autriche et de la valse: Vienne!

Très « Républicain », le jeune remplaçant du futur néo-calédonien, Camille Narancitch, connait bien la maison, puisqu’il occupait jusqu’à ces derniers jours un poste de collaborateur de cabinet dans ce même hôtel de ville. Voilà donc une belle et rapide promotion pour ce jeune loup L.R, qui à l’âge de 22 ans, se présenta sans succès à une élection municipale dans son village de l’Eure et donna un coup de main à la députée sortante de Rouen, Françoise Guégot, une sarkozyste pur jus, défaite aux législatives en 2017. Mais d’ici aux prochaines élections municipales, il en coulera de l’eau sous les…cent ponts d’Evreux!

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