« Voilà, voilà » : quelle sortie! un haut de forme pour des adieux réussis…

C’est ce qu’on appelle ne pas rater sa sortie. L’image et le son, au diapason. Les larmes mêlées aux sourires et même à la joie de se retrouver entre copains pour un dernier adieu. De la foule de ses amis de la grande famille du cinéma, des arts, du sport et de la politique. Et surtout de cette foule impressionnante d’anonymes dans la même communion. Pour une succession d’émotions à l’image de la dimension de Bébel. Mais quelle sortie ! Grandiose. A l’image du bonhomme. Il aurait probablement aimé cet épilogue. Sur la musique sublime de Morricone. De l’un de ses films cultes: « Le professionnel » Des gros plans renversants sur des visages rougis par le chagrin. Quels portraits saisissants de ses amis acteurs, la bande des dernières années: les Dujardin, Lellouche, Dupontel, à la fois effondrés, sonnés, partageant l’émotion de…ce grand moment de télévision.

Un casting de rêve, inter générations dans la cour des Invalides. Qui, pour le départ du cercueil laisse s’échapper les derniers rayons du soleil. Ultime facétie solaire pour la sortie du Magnifique sous les applaudissements. Ce n’est quand même banal une telle cérémonie mêlant à la fois l’émotion et la tristesse mais aussi beaucoup d’éclats de rire. En souvenir de moments de bonheur partagé.

Il n’aurait pas aimé voir son public et sa grande famille, son clan « faire la gueule » pour son ultime cascade. Ses vœux éventuels ont vraiment été exaucés! Il ne manquait presque hélas! que l’hélicoptère. Son accessoire de comédien en quelque sorte! Avec en fond d’écran un portrait sublime de l’acteur au crépuscule de sa vie: la casquette vissée sur la tête, écharpe grise, blouson de cuir…son « uniforme » dans combien de films où il jouait les flics. Son regard toujours espiègle. Tendre. Un grand et éternel gamin facétieux. Jean-Paul dans toute sa splendeur. Avec, pour conclure dans l’éloge funèbre du président de la République ce double « voilà, voilà », adieu Bébel ». Les mots qu’il redoublait dans les interviews ces dernières années. Sa marque de fabrique aussi très touchante. Celle des moments plus difficiles lorsque la parole se faisait plus rare et difficile.

En présence aussi d’autres acteurs: ceux de la politique. Beaucoup de premiers rôles actuels et passés. Comment ne pas mettre, comme une ultime pirouette des noms sur les personnages de ses principaux films: « Le professionnel, le marginal, le magnifique, le guignolo, l’as des as, l’animal, l’incorrigible, l’alpagueur, l’héritier, à bout de souffle, la scoumoune, le casse, les morfalous, le solitaire, Pierrot le fou, flic ou voyou! Certains d’ailleurs peuvent cumuler les…rôles! Quelle belle filmographie! Ne voulant pas bien sûr me fâcher avec certains d’entre eux je ne me hasarderai pas à leur coller cette collection de vocables taillée sur mesure. Taillée comme ce costume confectionné à la hâte par un fan qui, à l’extérieur de l’enceinte, arborait les habits du Guignolo: haut de forme et short à pois rouge. Un accoutrement tellement bon enfant en dépit des circonstances du deuil et dernier clin d’œil. Chapeau l’artiste…Comment ne pas aussi retenir les quelques mots simples de Victor, le petit-fils, jeune acteur qui commence à se faire un prénom! « merci papy de nous donné tant de joies ». Tellement partagée par son fidèle public.

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