Une « fake news » très vite détricotée!

Une maille à l’endroit et surtout à l’envers! Comme une vulgaire trainée de poudre. Même si, en la circonstance, c’était davantage du mauvais tricotage. Ils et elle se sont engouffrées à la vitesse de l’éclair. Et au final…chocolat pour ces prétendants au fauteuil présidentiel qui se sont « gaufrés » sans la moindre retenue à une « fake news » lancée sur les réseaux sociaux. Une info lancée visiblement à partir d’une manufacture du Tarn (où s’est rendu très vite le chantre du « made in France » et de la « remontada », l’ancien ministre socialiste du Redressement économique) qui, il y a deux ans avait effectivement perdu un contrat important auprès des militaires et sapeurs-pompiers, non pas au profit d’une société chinoise mais bien de chez nous, les tricots Saint-James! C’était évidemment parole d’évangile. Sans la moindre réserve et surtout sans vérification minimale, Jean-Luc Mélenchon, Arnaud Montebourg, Marine Le Pen et Xavier Bertrand ont rivalisé de mots pour pourfendre la décision de l’Etat français (aussitôt démentie par la « Grande muette ») de faire appel à la production chinoise pour habiller nos soldats. L’occasion était trop belle de mettre en avant toute la valeur justifiée du savoir-faire français et de dénoncer ce choix scandaleux. Si l’Armée ne montre pas l’exemple! Alors que nos manufactures textiles doivent lutter depuis des décennies (cela ne date de Macron) contre l’importation du textile asiatique et principalement chinois. Entraînant la faillite de nos usines spécialisées qui ont bien de la peine à survivre. Encore aurait-il fallu que cette information soit avérée! Non, les pulls de nos militaires ne seront pas fabriqués à Pékin ou dans les mégalopoles du fossoyeur de l’économie de la vieille Europe! Ils ont eu bonne mine pour deux d’entre eux (Xavier Bertrand et Jean-Luc Mélenchon) pour retwitter très vite et faire très modestement amende honorable! Des excuses très mesurées après leur coupable et rapide emportement. Les deux autres, semble-t-il, ont dû être victimes d’une panne sur leurs comptes respectifs. Ils attendent probablement que l’info soit cette fois-ci bien définitivement vérifiée. On est jamais trop prudent! Et ce n’est jamais agréable de démentir et d’avouer que l’on s’est planté! Trop grand le tricot! Cet incident, certes modeste quant à ses conséquences, atteste bien de l’irresponsabilité de certains hommes et femmes politiques qui dégainent plus vite que Lucky Luke…Sans savoir. Pour ce qui est du maniement de la sulfateuse ou de la grosse Bertha, ils connaissent davantage.

Leur crédibilité laisse néanmoins à désirer s’ils font confiance aux rumeurs colportées. Espérons, s’ils arrivaient au pouvoir, qu’ils feraient preuve d’un plus grand discernement pour appuyer, ce que personne n’ose imaginer, sur le bouton du feu nucléaire. « Excusez-nous, c’était une erreur ». Irréparable celle-là et sans possibilité de retour en arrière et détricotage. Certes il s’agit d’une image…exagérément grossie de façon volontaire, mais tout de même on peut attendre un plus grand sérieux de ceux et celles qui aspirent à gouverner un peuple qui plus est ingouvernable. Et ça ce n’est pas une « fake-news »…Hélas!

PS: « Je suis chez moi ici ». Jugée « irresponsable », non seulement par les autorités françaises mais par nombre de politiques de droite et d’extrême droite et d’observateurs les plus divers et peu de gauche au final (on n’a pas entendu, entre autres, ni Hidalgo ni Mélenchon aphones sur ce sujet polémique) l’ex-otage au Mali, Sophie Pétronin, 76 ans, n’a pas aimé être mise en accusation. D’où sa réplique très rapide. Doublée de celle de son fils qui n’avait pourtant pas ménagé sa peine pendant des années pour que les gouvernements successifs ne libèrent sa mère. Les mots de celle qui avait le mal du pays n’étaient pas les mieux choisis, même si bien sûr elle a vécu à la tête d’une ONG en aide aux enfants du côté de Gao, dans ce pays pendant une vingtaine d’années, avant d’être prise en otage et où elle s’est convertie à l’islam et à adopté sa fille qu’elle souhaitait retrouver en dépit de l’interdiction dont elle faisait l’objet. Ces mots sont en effet régulièrement utilisés par des voyous terrorisant leurs quartiers pour défendre ce qu’ils considèrent comme leurs territoires de jeux mortels où ils font commerce de trafic de drogues, et attaquent les forces de l’ordre à coups d’armes lourdes de guerre et de mortiers!

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