Ni vainqueurs ni vaincus pour une équipe solide de seconde division!

Chacun porte sa croix. Surtout aujourd’hui en cette journée de commémoration. Ce n’est plus le titre fameux « Bal tragique à Colombey » qui en 1970 fit scandale mais bien « embouteillage tragique » au pied de la tombe du Général! Passons.

Alors qu’avez-vous pensé du premier des quatre duels prévus à la télé pour essayer de départager les cinq prétendants à la couronne républicaine? Comme on pouvait l’imaginer sans gros risque de se tromper, on n’a pas encore vraiment dégagé un capitaine au sein de la future « dream team » de France. Du rêve à la réalité, il existe bien un large fossé. Les militants et les autres, de loin les plus nombreux, puisque les premiers ne seront que cent mille, au grand maximum, pour désigner leur champion ou championne le 1 er décembre prochain, ne sont probablement pas plus fixés sur leur choix. Egalité. Balle au centre. Ni vainqueurs ni vaincus. Pas vraiment de faute de quart à la Montebourg, victime d’une monumentale « dégringolada » dans le camp adverse, mais rien de vraiment excitant. Du sérieux certes globalement mais pour le rêve on repassera. Ca reste notamment flou sur le catalogue des promesses en direction du pouvoir d’achat. Ils ont beau s’attaquer au président sortant qui « cramerait la caisse » avec tous ces milliards électoraux promis, pour reprendre l’une des expressions répétées avec gourmandise par Valérie Pécresse, leur catalogue n’est pas mal, non plus.

Les oppositions, qu’elles soient de gauche ou de droite, en fonction des gouvernants sont quand même extraordinaires. Comment les croiront-t-elles sur parole alors qu’au pouvoir elles ont en partie échoué! Et c’est là que le bât blesse. Surtout chez les compagnons républicains. Les Zemmour et autre Le Pen à cette hauteur, à qui la faute en grande partie ? La gauche atomisée à un score historiquement le plus bas. Guère plus de 20 % . Un total famélique. Grandeurs et décadences.

Vous me pardonnerez peut-être cette comparaison pas trop flatteuse mais on avait l’impression tout de même de voir des joueurs hier soir d’une équipe solide de seconde division. Sans véritable meneur sur le terrain. Sans cancre non plus. Les deux à la traine dans les enquêtes d’opinions, Eric Ciotti et Philippe Juvin, dans leur couloir, le plus à droite pour le député niçois que je n’ai pourtant pas pour habitude de ménager, s’en sont plutôt bien sortis. Pas facile de les départager. Ah si quand même: « Modeste » (son nouveau prénom) Bertrand, toujours très sûr de sa grande personne, a surtout martelé le nom d’un absent: Macron. Ce n’est jamais bon de trop parler de son potentiel rival du second tour. Surtout qu’il n’a pas encore franchi la première haie.

Même s’il ne s’agissait pas de Carlita, on aurait pu s’amuser en détournant une citation de « Sarko » évoquant son idylle naissante avec sa chanteuse, « Avec Valérie c’est du sérieux ». Ca ne suffit pas. Comme avec le montagnard savoyard, Michel Barnier. Le plus ciblé par ses adversaires et recours très présentable au CV lui aussi riche d’expériences, de ses montagnes au plat pays belge et bruxellois, qui, en bon skieur, pourrait créer la surprise (qui n’en serait plus une) dans les ultimes portes du slalom de cette primaire. Une course qui finalement tourne davantage à la course de fond. Et pas spécialement à une épreuve de biathlon. Car peu de balles ont sifflé hier soir sur le pas de tir. Les cartouches étaient bien rangées à l’abri. Pour plus tard ? Quelles amabilités entre rivaux. C’est fou ce que l’on s’aime au sein de la grande famille même si deux d’entre eux l’avaient quittée. Chacun a « juré, croix (de Lorraine) de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer » qu’il se rangerait en bon soldat derrière l’heureux élu. Le contraire aurait été étonnant de voir l’un d’eux s’affranchir de cette promesse et de nous refaire une « Manuel Valls » comme après la primaire socialiste. Devant les caméras. Seulement les caméras…Que Valérie a bien regardées droit dans les yeux lors de sa conclusion. En se trompant un peu de cible car on avait l’impression qu’elle s’adressait trop solennellement à l’ensemble du peuple français. Effet curieux. Madame la présidente de la Région Ile-de-France n’est pas encore au stade de la candidate sélectionnée pour affronter le verdict de l’ensemble des électeurs et électrices français…Et la sélection en sport c’est parfois la plus difficile à atteindre! Rien n’est joué.

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