J’ai osé…voter Joséphine !

« Entraînement terminé! Place au match, il convient maintenant de gagner la compétition ». Ces mots et cette introduction sportive, lorsque qu’il s’agit pour lui d’évoquer en parallèle la belle victoire du XV de France face aux All Blacks, et surtout l’issue de la campagne de désignation du candidat ou de la candidate LR, me semblent judicieux et bien amenés. Et pourtant je n’ai pas manqué dans un passé certes bien éloigné désormais d’avoir eu des relations professionnelles en mairie et non pas journalistiques, parfois compliquées avec l’intéressé. En l’occurrence Jean-Pierre Nicolas, ancien député-maire d’Evreux. Qui, hier soir, sur les réseaux sociaux, à l’issue de l’ultime débat télévisé de sa famille politique dont il est toujours resté fidèle, a pris fait et cause pour Michel Barnier. Comme la sénatrice Kristina Pluchet dans l’Eure. « Nous avons besoin d’un Président qui apaise, réconcilie et rassemble. C’est ce qu’il a réussi tout au long de son parcours politique », écrit-il encore en évoquant l’ancien ministre et commissaire européen. Libre à lui bien sûr de livrer ses préférences, car même s’il n’est plus dans le jeu politique, l’ancien président départemental du RPR puis de l’UMP de l’Eure, fait partie de ces rares élus ou anciens élus gaullistes qui publiquement ont pris position. A noter aussi le même jour, marquée par la disparition d’un homme politique, Charles Revet (ancien maire de sa commune dans le pays de Caux, président du conseil général, député puis sénateur en Seine-Maritime) la prise de position d’un autre amoureux du sport de la nouvelle génération de ce même département, le jeune adjoint et conseiller régional de Normandie du Havre, Augustin Boeuf, ce dernier ayant officialisé son choix en faveur de Valérie Pécresse.

Place désormais au vote d’une indécision totale jusqu’à demain jeudi pour le premier tour. Ce qui n’est pas forcément bon signe pour cette ex-grande famille politique car ce suspense met en lumière l’absence réelle d’un candidat ou d’une candidate ayant « tué le match ». On est très loin du compte. Après cette ultime confrontation sur la chaîne publique loin aussi d’avoir fait exploser les compteurs de l’audience avec un très faible score (1,7 million de téléspectateurs) . Nos cinq mousquetaires étant même battus par d’autres aventuriers, ceux de Koh-Lanta, et même plus grave encore par la série… « Plus belle la vie ».

En ce qui me concerne j’ai déjà voté hier. Et j’ai porté mon scrutin à une icône disparue en 1975, Joséphine Baker, nouvelle venue au Panthéon de notre histoire des grands hommes et des grandes dames. Quelle gaité, quelle joie de vivre sur tous ces visages même s’il s’agissait d’un hommage de la nation à une défunte. Et surtout quel magnifique « spectacle » vivant en chansons et images autour du tapis rouge menant jusqu’au Panthéon. Une superbe Cinéscénie voulue par le chef de l’Etat qui, c’est une certitude, n’a pas raté son parcours mémoriel depuis son entrée à l’Elysée commencé en 2018 par le centenaire de l’Armistice de la Grande Guerre. Une victoire certes insuffisante pour remporter le match d’avril prochain. Il ne suffit pas de bien commémorer ou de rendre hommage, exercice dans lequel Emmanuel Macron excelle bien souvent.

Je ne parlerai pas ou si peu de l’autre mise en scène du jour, celle de l’entrée en campagne officielle de Monsieur Z. Qui flottait vraiment dans son uniforme de petit caporal dans son appel du 30 novembre. Non pas à Londres au micro de la BBC, mais à Boulogne, siège de la première chaîne privée. Qui imagine le…général de Gaulle « pleurnicher » quelques minutes plus tard à la sortie du plateau de la Une, après, il est vrai, une interview ratée et pour le moins à charge, vite expédiée par un présentateur (que l’on a connu plus impartial) investi d’une haute mission, celle d’essayer de placer des mines sous les pieds de son invité dans l’espoir de le faire exploser. Et non l’interroger sur une partie au moins de son programme. Dommage…Les « douze travaux d’Hercule Zemmour « ne font que commencer.

P.S: Exit l’arbre mort à Bordeaux. Selon la volonté du maire de l’ancienne ville de Chaban et Juppé, qui, comme chacun sait ou presque, avait annoncé la fin du sapin de Noël illuminé pour les fêtes de fin d’année. Pour le remplacer finalement par un sapin monumental construit en verre et acier recyclés. Un sapin en verre pour le maire « vert ». Ca va sentir nettement moins bon ! Attention au verre cassé même si l’on dit qu’il porte bonheur. Il y a de quoi vraiment avoir les boules en Gironde. « Mon beau sapin roi des forêts » chantait Tino Rossi dans un autre siècle. Le disque est vraiment rayé !

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