Vers une dinde farcie à l’Omicron !

« Joyeux Noël Félix » ! La réplique culte de « Zezette » dans « Le Père-Noël est une ordure » risque de ne pas nous faire rire en ces fêtes de fin d’année. Bonjour l’ambiance. Pourrie avec cette dinde farcie à l’Omicron. Omicron, par ci, Omicron par là. Il commence vraiment à nous « courir sur le haricot-mogette vendéen » l’alphabet grec. Après Delta et tous les autres variants de bien pénible mémoire. La « Belle hélène » ne nous fait plus rêver. C’est un invité vraiment indésirable qui vient s’incruster à la table de fête alors que les places disponibles sont déjà limitées. Gâchée comme celle de l’année dernière.

Et pourtant comme à tous les réveillons d’avant année présidentielle, beaucoup d’invités devaient de soumettre à la « théorie de la…dinde », à savoir discuter parfois avec passion de la course à l’Elysée au moment de déguster la volaille ! L’aile Macron ou la cuisse Pécresse? Que Valérie me pardonne…Le blanc en priorité chez Monsieur Z… et le croupion pour le ou la candidate de votre choix. Chacun ses goûts. La tactique des partis et de leur candidat consistait en effet d’envoyer des messages très clairs et d’être omniprésents sur le terrain. Au moins celui de la télé pour le seul qui ne s’est pas encore déclaré officiellement.

Côté remplissement de l’espace médiatique, la gauche a plutôt fait fort ces derniers jours. Tout le contraire de ses sondages. C’est fou, ils jurent vouloir faire l’union mais personne ne veut la faire. Et la variante d’origine guyanaise, Christiane Taubira, vient en plus de surgir pour troubler le jeu. Et au final les dindes vont se retrouver dans la peau plumée du dindon de la farce. Au goût bien amer. Comme la campagne qui va tourner à une sauce bien éloignée de celle que l’on pouvait imaginer. A qui va profiter cette incrustation de la crise épidémique ? De toute évidence pas à celle des loueurs de salles. Il y a en effet tout lieu de croire à une campagne d’une élection sacrément balafrée.

Les partis politiques vont sacrément faire des économies et les envolées lyriques à la Hollande à la Courneuve en 2012 ou de Macron, au parc des Expositions, à la porte de Versailles, cinq ans plus tard, risquent de nous manquer. Ca va peut-être arranger, entre autres, Valérie Pécresse, qui plutôt bonne en débat en petit comité, l’est probablement beaucoup moins pour captiver et électriser les grandes foules, même ragaillardies par des sondages prometteurs . Il faudra probablement se contenter d’une campagne au rabais. Susceptible d’être triste et rabougrie. Comme celle des dernières municipales et son second tour reporté à juin 2020.

Une campagne essentiellement alimentée par les réseaux sociaux, ce qui est encore plus dramatique et risqué. Suivie à la télévision. Sauf amélioration de la situation épidémique. Qui elle va au moins rythmer les prochaines semaines. Et cliver encore davantage, par la faute des candidats, l’opinion autour des mesures jugées liberticides ou trop insuffisantes par rapport aux circonstances prises par le pouvoir exécutif. Qui joue très très gros dans ce climat délétère où la plupart des candidats de l’opposition se jettent sur lui comme « la vérole sur le bas clergé » avec au milieu de la paroisse nos grands mandarins qui savent sans savoir, parlent sans arrêt pour ne rien dire et qui ont repris leur place à la table des convives. Pour nous annoncer le plus souvent l’apocalypse selon Saint-Jacques, Saint-Pierre (des mets certes succulents) ou le saint que vous voulez. Tant qu’il ne se prénomme pas Judas.

Des apôtres plus ou moins de bonne foi. Il n’y a que la foi qui sauve, parait-il et bien nous voilà mal partis avec ces blouses blanches, vertes, bleues qui nous en font revoir de toutes les couleurs. Et pas vraiment celui d’un arc-en-ciel de l’espoir du retour aux jours heureux ! En attendant, la… »Cène » des deux réveillons ne pourra pas se jouer à guichets fermés. Même chez le ch’ti candidat malheureux de la primaire républicaine, Xavier Bertrand. Il aura beaucoup moins d’invités et d’amis que prévu. Ce qui ne sera évidemment pas le cas de Valérie Pécresse qui elle a déjà reçu un beau cadeau avec quelques jours d’avance.

Je ne saurai que conseiller à tous les cuisiniers et cuisinières d’éviter de proposer une omelette norvégienne en dessert. Ca pourrait raviver quelques souvenirs douloureux à nos chères handballeuses tricolores (et à leurs supporters) qui, après une première mi-temps de rêve, se sont écroulées hier dimanche en seconde période de la finale du championnat du monde. Une sacrée bûche glacée offerte par leurs adversaires scandinaves…Et ça c’est pas vraiment cadeau ! Bravo quand même les filles. Je vote pour vous…

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