« Il est cinq heures, Paris s’éveille » ! Et la campagne vole de plus en plus haut…

« Il est cinq heures, Paris s’éveille ». « Je suis l’dauphin d’la place Dauphine »… »Etc. Les plus anciens gardent en mémoire l’un des « tubes » de Jacques Dutronc, sorti quelques semaines seulement avant les événements, en mars 1968 ! La candidate LR, Valérie Pécresse, probablement branchée sur « Radio-Nostalgie » depuis son entrée en campagne, a recyclé à sa façon (après le Kärcher) cette vieille chanson. Il est cinq heures du « mat » hier. Elle s’apprête à prendre un train pour le Haut-Doubs de blanc vêtu puisque recouvert par la neige. Dans le brouillard et en chuchotant surtout pour ne réveiller personne, elle twitte son premier message de candidate lève-tôt comme tellement de travailleurs, en campagne, bosseuse, une qualité qui ne peut lui être contestée. Vidéo à l’appui. « Ca, c’est la vraie vie d’une candidate. Celle de ne pas voler dans un Falcon de la République ». Allusion au déplacement deux jours plus tôt du Président en campagne-il est vrai aussi-à Nice. Quelle puissance incroyable. Quelle communication du tonnerre. Ca pourrait être amusant. Ca l’est tellement que la candidate supprime cette trouvaille sublime de « com » dans les minutes qui suivent son envoi. Mais c’est trop tard. Le coup est parti. Certes d’une importance très limitée. Presque anecdotique. Mais surtout risible. Certains pourront toujours regretter qu’elle n’ait pas assumé en retirant aussi vite son post. C’est toujours un peu aussi le brouillard dans sa campagne. On n’a pas encore repéré son style, un ton plus personnel, sa marque de fabrique en quelque sorte. Ca viendra…Peut-être ! Souhaitons-lui. Et encore plus pour son électorat.

Beaucoup moins drôle l’accueil réservé à la candidate socialiste, Anne Hidalgo, l’une des marcheuses de la manifestation des enseignants à Paris, qui se fait interpeller par quelques profs. L’une d’entre elles lui balance même: « C’est aussi à cause de vous ». Une bien désagréable réflexion à laquelle elle répond « ce n’est pas moi qui suis au gouvernement ». Ça se saurait. Courage fuyons. Elle tourne les talons très rapidement en essuyant une volée de quolibets et même d’insultes: « c’est ça, casses-toi, va faire les soldes ». Quelle élégance. Un comble pour celle qui promettait aux enseignants un doublement de leur salaire. Une proposition vraiment mal récompensée. Les gens sont ingrats. Et demain samedi ce sera l’annonce officielle de la candidature de sa rivale en parts de marché (tellement réduit où les prix sont cassés comme pour les soldes) Christiane Taubira. Qui en toute certitude obtiendra les faveurs du vote sorti de la primaire populaire d’ici à la fin du mois. Seule contre personne. Ou presque. Le calice jusqu’à la lie pour la maire de Paris qui voit son collègue socialiste de la seconde ville de France, Marseille, Benoît Payan, annoncer ce même jour qu’il ne soutiendra et même parrainera que l’heureux élu ou plutôt élue de ce départage invraisemblable et trop tardif. Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas, avec ce nouveau lâchage significatif.

Anne Hidalgo se prépare à un calvaire sans nom qui ira bien au delà de cette présidentielle (Arnaud Montebourg devrait jeter l’éponge dans les prochaines heures) car son retour à l’hôtel de ville de la capitale s’annonce là aussi en sérieux pointillés avec le score qu’on lui promet. Bonjour la préparation des J.O!

Comment ne pas aussi s’interroger, voire s’indigner, sur le nouveau dérapage verbal et pathétique de Jean-Luc Mélenchon qui, présent aussi dans le cortège des manifestants, mais à bonne distance des autres prétendants de gauche du Grand prix de l’Elysée, s’est amusé à traiter Jean-Michel Blanquer de « crétin ». « Utile », ajoute-t-il et non pas accolé de l’adjectif sombre, plus souvent utilisé. « Il faut néanmoins lui laisser une chance à ce bon à rien ». Ca vole haut, très haut. On peut s’opposer de façon légitime aux loupés gouvernementaux de cette rentrée scolaire de janvier, mais de là à insulter le ministre de l’Education nationale et le comparer à un « crétin » qu’il n’est, de toute évidence pas ! Et dire qu’il faisait la leçon quelques jours plus tôt au chef de l’Etat sur son vocabulaire. Ce dernier tour de piste présidentiel du che insoumis sombre vraiment dans la médiocrité affligeante.

Sur ce (je plaisante) je vais aller respirer le bon air de Paris…libéré du port du masque obligatoire en extérieur sur la…bonne décision de justice comme la veille dans le département voisin des Yvelines, pour aller garder mon arrière-arrière petit-fils (quelle précocité exceptionnelle) et lui fournir une fausse attestation de test négatif au Covid-19. Ca va être très mode ces prochains jours, la circulation de ces documents…sur l’honneur ! Peut-être qu’il y en a des soldés à prix défiant toute concurrence, comme la baguette à 29 centimes du chef d’orchestre du groupe Leclerc, Michel-Edouard, dont le coup de com a été très apprécié par la filière de la boulangerie !

P.S: « My god » ! Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, traverse des moments douloureux. Déjà accusé d’avoir organisé une « méga teuf » ou « rave-party » inconvenante, dans ses appartements du « 10 Downing street » , tout récemment, ne voilà t-il pas que le joyeux fêtard aux cheveux en pétard se serait aussi rendu coupable, pendant l’un des confinements, d’avoir aussi reçu nombre d’invités à faire une fête bien arrosée…en sous-sol et dans le jardin de sa résidence la veille des funérailles du prince consort Philip. Un véritable affront à la couronne. Il a de la chance que le souverain de son époque ne soit pas le si tendre (notamment avec deux de ses sept épouses, décapitées sur ses ordres), Henri VIII, surnommé le « Barbe bleue » du royaume. Sinon il finissait sur l’échafaud et sous l’épée de son bourreau. Sa gracieuse majesté Elizabeth II a déjà assez de soucis avec ses propres enfants et petits-enfants ! Ses jours à la tête du gouvernement de son pays n’en sont pas moins comptés…L’humour british n’est plus ce qu’il était…

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