Une paëlla de mauvais gout à Ibiza ! Faut-il en faire pour autant tout un plat ?

La France raffole de ce genre de polémique. Surtout en période de campagne présidentielle. Faut-il en faire pour autant tout un plat ? Même de paëlla, mijotée avec gourmandise par le site « Médiapart », considéré à tort ou à raison comme le « fouille-merde » médiatique coupeur de têtes politiques. De gauche comme de droite (surtout) d’ailleurs. Ce n’est évidemment pas malin. C’est assurément une faute de goût. Une absence terrible de sens politique dans une telle période de crise. Mais aussi quelle hypocrisie des oppositions hurlant à la mort et surjouant l’indignation ! Un peu de retenue et de bon discernement dans l’importance de la faute. Voir « Juan-Miguel » Blanquer jouer les David Guetta sur l’une des îles de l’archipel des Baléares pendant que les « petits » écoliers et leurs parents faisaient les cent pas devant les pharmacies et attendaient le nouveau protocole scolaire, c’est vrai que ça peut être très mal interprété. Alors que le ministre, déjà fragilisé, se trempait, peut-être, les pieds dans la belle bleue entre deux séances de télétravail avec Paris pour les ultimes tractations pour le nouveau protocole rendu public ce même dimanche soir, veille de la rentrée scolaire à risques, le même jour que le retour de sa petite escapade familiale de trois jours avec probablement sa nouvelle compagne, la journaliste et éditorialiste politique Anna Cabana, le nouveau couple politico-journaliste ! Un de plus.

Il est certain que ces mêmes procureurs (peut-être des habitués de cette station à l’image sulfureuse) se seraient beaucoup moins déchaînés (l’occasion est trop belle) si la destination avait été jugée un peu moins « toxique et jet-set » que Ibiza. Par exemple la Benâte dans les Deux-Sèvres ou La cluse-et-Mijoux dans le Doubs. C’est vrai que ça la fout mal. Souvenons-nous de l’impact du direct pendant la canicule mortelle en août 2003 avec le ministre de la Santé, Jean-François Mattei, en polo frappé du crocodile, « tranquille » dans sa propriété de la Côte d’Azur, débarqué quelques mois plus tard. Et tant d’autres comme celui de l’épisode plus récent des homards du président d’alors de l’Assemblée nationale, François de Rugy, contraint plus tard de démissionner de son poste de ministre. Certaine presse aime faire tomber les têtes. Qu’en sera-t-il pour Jean-Michel Blanquer, le ministre atout devenu un handicap ? Reste que le chef de l’Etat peut démissionner difficilement ce ministre ô combien important (mais dont le carnet de notes a baissé sérieusement depuis plusieurs mois) à moins de trois mois de la présidentielle. Ca ajouterait du désordre au désordre. Et provoquerait tellement la joie de ses détracteurs qui parleraient de « triomphe ».

A qui le crime pourrait-il profiter ? Il est en effet plus que probable que le ministre de l’Education nationale, « balancé » et trahi très vraisemblablement par l’un de ses petits camarades ( les boules puantes proviennent souvent du même camp majoritaire) va sérieusement morfler ces prochains jours. Et pas plus tard que jeudi, jour d’une nouvelle grève…politique des organisations syndicales de l’enseignement. On peut leur faire confiance pour appuyer sur la tête du coupable qui s’est lui-même imposé ce nouveau supplice de l’eau. Comment pouvait-il imaginer que le lieu de cette petite virée espagnole (certes à moins de deux heures d’avion de Paris) allait échapper à la vigilance médiatique ? Les pancartes « Blanquer à Ibiza » vont fleurir dans les cortèges. Il paraîtrait que le président Macron ignorait tout de cette destination comme ses collègues du gouvernement. Peut-être pas tous !

L’entraîneur de l’AJ Auxerre, Guy Roux, au temps de sa splendeur et de celle du club bourguignon, suivait tous ses joueurs même jusqu’aux portes des discothèques. Il lui suffisait aussi d’aller effectuer des contrôles aux péages pour débusquer les fêtards partis « s’encanailler » en boîtes de nuit à Paris . Ils n’avaient pas intérêt à s’exonérer du règlement intérieur…C’était un tout autre temps et le président de la République, c’est lui qui est évidemment visé en premier lieu par ses opposants dans cette nouvelle embrouille fort malvenue, n’a pas pour vocation de fliquer ses ministres, à partir du moment où ils respectent pendant leurs vacances la règle des distances et d’un rapatriement éventuel et rapide sur la capitale. C’est sûr que le patron de l’Education nationale, pour se détendre et profiter d’une pause bien méritée, à l’occasion de la Saint-Sylvestre, fermeture oblige, ne pouvait pas faire quelques pas de danse à la Benâte, charmant village, au pays du « chabichou », qui, très probablement ne dispose pas sur son territoire de pistes de danse ! Du télétravail en mode bermuda, c’est tout de même plus sympa…Mais ça peut faire très mal dans l’opinion fatiguée de ces presque deux ans de crise sanitaire. Surtout pour son…directeur d’école de l’Elysée pour qui cette balade espagnole est mal passée. Susceptible de lui gâcher son entrée en majesté européenne ce mercredi au Parlement de Strasbourg. Celui qui a été contraint de s’expliquer par l’exécutif et faire amende honorable a frôlé les heures de colle !

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