Le supplice de…l’artichaut !

La devinette du jour: à qui appartient cette citation « Je vous picore, je vous butine, je vous aspire, je vous respire » A priori nous ne sommes pas dans le registre habituel d’un Zemmour ou d’un Mélenchon. Mais bien dans celui de la reine probable de ce dimanche, Christiane Taubira, élevée au grade de commandeur en chef du scrutin au suspense insoutenable de la primaire populaire de la gauche. Qui toutes proportions gardées va fonctionner comme la vaccination. Si elle ne protège pas de tout et surtout de l’écrasement électoral de la gauche, elle embête bien ceux qui s’y sont refusés, Yannick Jadot, Anne Hidalgo et le tenant de « la République, c’est moi » Jean-Luc Mélenchon.

Beaucoup moins poète que l’ancienne garde des Sceaux, la si « gentille et douce » Marine Le Pen, alors en déplacement à Madrid pour un congrès des droites européennes, s’est en effet lâchée et même fâchée en invitant les cadres qui souhaitent partir de son parti à le faire au plus vite. Histoire de rajeunir le célèbre et immortel slogan de François Hollande en 2012: « Le changement, c’est maintenant ». C’est un ultimatum des plus guerriers.

Et les « emmerdes » volent en escadrilles rapprochées pour la cheftaine d’un Rassemblement qui n’a jamais été aussi divisé à seulement un peu plus de deux mois du scrutin.

Oust, dehors les ignobles traitres qui ont « bouffé au râtelier » durant toutes ces années. Un peu de courage semble vouloir leur dire Marine, le « grand timonier » d’un navire qui a perdu son cap et au bord duquel règne une ambiance délétère depuis quelques semaines. Alors que curieusement le baromètre sondagier était plutôt au beau fixe.

Le chef de file normand du RN et député européen, Nicolas Bay, qui pourtant l’accompagnait dans la capitale espagnole a dû se sentir un poil visé. Ils ont fait de toute évidence chambre à part ! C’est une image bien sûr. Et d’autres avec lui, Choisis ton camp camarade. L’élu normand a annoncé ce midi vouloir néanmoins rester à bord du bateau toujours sous pavillon « mariniste ». Pour l’instant.

C’est vrai que ce supplice chinois que lui impose « Rico » devient insupportable. Des départs saccadés chaque semaine. Ça use les nerfs. C’est ce qu’on appelle une tactique à la bretonne: se délecter à ôter feuille par feuille de l’artichaut.

Pourtant issue d’une famille sentant bon la galette bretonne, Marine Le Pen ne goûte guère visiblement pas ce plat…ou avec une grande modération.

Il en est un autre qui n’a pas apprécié hier samedi, son dessert. En l’occurrence des noix, spécialité locale du côté de Grenoble. Où la communauté si bienveillante et chaleureuse des antivax a cherché précisément des « noix » au Premier ministre, en déplacement en Isère. Les « casses-toi, assassin, voyou » ont fleuri aux oreilles du boss de Matignon, Jean Castex. La violence verbale hélas devenue d’une banalité tellement affligeante que même plusieurs tristes sires et fervents supporters des antivax ne les dénoncent pas et trouvent à leurs auteurs des circonstances largement atténuantes. Ils iraient presque jusqu’à les encourager…de continuer le combat. Au moins jusqu’aux scrutins du printemps. Les manifestations du samedi, c’est tellement sympa ! Comme au bon vieux temps des Gilets jaunes soutenus par les mêmes. Et le vocabulaire y est tellement recherché et riche…

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