Plutôt Poutine que Poutou !

Et si notre président « intérimaire » de l’Europe, Emmanuel Macron, faisait un coup avant de rentrer dans la danse presidentielle? Celui de prendre un avion siglé de la République française (l’Europe n’ayant pas encore sa propre compagnie) pour atterrir à Moscou. Non pas pour y faire du tourisme mais bien pour discuter entre quatre yeux avec Vladimir. Poutine de son nom. Afin d’y évoquer le sujet de l’Ukraine aux frontières desquelles le maître du Kremlin a positionné des milliers de ses soldats. Une crise internationale dangereuse s’ajoutant pour le président français à celle du Mali, après la décision de la junte militaire de ce pays ayant pris le pouvoir par les armes d’expulser notre ambassadeur dans les trois jours. Un ultimatum inacceptable et bras d’honneur supplémentaire d’un pays (et pas seulement de ses dirigeants) guère reconnaissant à l’égard de la France dans cette guerre du Sahel où plus d’une cinquantaine de nos soldats ont déjà perdu la vie en huit ans. Il est bien loin le temps où les maliens accueillaient nos militaires en héros et libérateurs à Bamako, capitale assiégée par les jihadistes. Coïncidence et ça tombe bien le sort du Mali est aussi entre les mains des…mercenaires russes appelés au secours par le régime militaire du pays appelé hélas à tomber dans les mains dès islamistes dans un avenir plus ou moins rapproché.

Pour en revenir au tsar russe, dont la « présidence à vie » laisse pantois tous les observateurs, même si le fort en muscles est élu démocratiquement par ses « sujets » à qui il a redonné une certaine fierté, qui n’est pas vraiment du style à offrir des « cadeaux » en ferait néanmoins un au « camarade » Macron, s’il le recevait en son palais. Ce n’est pas gagné mais ça « aurait de la gueule ». Qu’il se dépêche néanmoins car le compte-à-rebours est lancé avant l’entrée en campagne du président sortant, probablement à la mi-février. Qui, de toute évidence et à juste titre, est plus préoccupé par ces deux crises internationales que par un éventuel échange sur un plateau de télévision pour un débat impossible d’avant premier tour avec…Poutou et consorts. Et le poutou d’Emmanuel à Vladimir et réciproquement, il n’est pas davantage attendu.

Notre chef de l’Etat pourra toujours emmener, le cas échéant, dans ses bagages diplomatiques, la conseillère spéciale de Valérie Pécresse pour les questions internationales, Nadine Morano. La députée européenne ( qui dans l’Etat-major de la Grande armée de la candidate LR côtoie le président de la Région Grand-est, Jean Rottner, qui n’a pas voulu pourtant d’elle sur sa liste aux dernières régionales, la jugeant trop à droite) ne comprend pas que « Emmanuel I er » à l’instar de son idole Nicolas Sarkozy, pour la crise georgienne, n’ait pas déjà été « tordre le bras » de son homologue russe. Petite différence néanmoins, à l’époque Poutine n’était que Premier ministre de son « pantin » de président Medvedev. Ce dernier ne jouait pas dans la même division que son véritable patron.

Imaginer Nadine en future ministre des Affaires étrangères, en cas de victoire de Valérie Pécresse, ça fait peur aussi. Et en même temps rire pour ses talents de diplomate. Même si celle qui est souvent traitée de « quiche » forcément lorraine serait en effet beaucoup plus drôle que son prédécesseur, Jean-Yves Le Drian ! Vive Michel Barnier…Sérieux mais pas très fun. Il est vrai que le poste n’est pas propice à la fantaisie.

Il y a toutefois de la joie dans cette actualité anxiogène: les promesses électorales de nos candidats. L’une des « petites » dernières la plus significative est venue de la bouche de Valérie Pécresse. La présidente francilienne s’est en effet prononcée pour la création d’une banque des jeunes. Un projet destiné à les aider dans leur parcours d’étudiant ou de lancement de leur entreprise. Une prime aussi à un éventuel échec car il ne leur sera pas exigé de remboursement en cas de non réussite. Merci qui ? Alors Valérie « on crame la caisse de la banque» ? En attendant plusieurs dessinateurs de presse ont croqué hier dans la pomme chère à l’ancienne chiraquienne et se sont bien amusés de cette initiative pourtant généreuse.

Les « petits vieux retraités », dont l’avenir est derrière eux, pour reprendre une formule énoncée naguère par Pierre Dac dans un sketch mémorable avec son complice Francis Blanche, mériteraient bien aussi un petit cadeau électoral. Et pourquoi pas pour les plus anciens de nos aînés un chèque non pas inflation ou énergie, mais bien une avance pour leur séjour chez Orpea en EHPAD ! Son ancien président, viré après les révélations de maltraitance révélées par l’auteur du livre « Les fossoyeurs », au coeur d’un scandale médiatique tonitruant , avait eu le nez creux, si j’ose dire, en vendant toutes ses actions, l’été dernier, lorsqu’il avait pris connaissance de la parution future d’un ouvrage sur les pratiques très contestables du géant national et même mondial de l’accueil de nos aînés. Avec à la clé un « petit » chèque de près de 600.000 euros. Un beau délit d’initié en quelque sorte !

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