Retours sur les marchés ! Par ici la bonne soupe…

Elle n’est pas toujours facile la vie d’un élu et militant politique. Souvent tiraillée par une appartenance à un parti à l’occasion d’une municipale et régionale ou son soutien à un homme ou une femme, lors d’une présidentielle, là aussi marquée par une « préférence » partisane. Elle se complique tout particulièrement dans nombre de villes. Comme au Havre, où les « marcheurs » recroisent sur les marchés leurs amis républicains de juin 2020! Aux régionales c’était encore pire car les « philippistes » étaient encore davantage séparés en trois camps: chez Hervé Morin, Laurent Bonnaterre, soutenu par l’ancien Premier ministre et la candidate dissidente de LaREM, députée exclue du mouvement En Marche.

Cette campagne pas vraiment encore lancée s’est matérialisée ce dernier dimanche par un affichage pas spécifiquement présidentiel mais plutôt par une sortie des élus « Horizons », le nouveau parti lancé par Edouard Philippe. On peut s’interroger sur la nécessité absolue pour ces élus de faire campagne en terre très amie à ce moment précis. N’y aurait-il pas d’autre urgence ? C’est bien de porter la bonne parole en toute facilité, mais est-ce le bon moment ? N’y aurait-t-il pas en effet (ce qui explique probablement cela) un scrutin d’importance précédant les législatives ? La députée sortante, Agnès Firmin le Bodo, entourée de la plupart de ses fidèles soutiens, était évidemment de sortie…préélectorale en vue du renouvellement de la Chambre des députés.

Si pour l’active parlementaire, il ne fait pas de doute qu’elle suivra le candidat pas encore déclaré de l’Elysée, qu’en sera-t-il pour une partie de ses ami (e) s ayant rejoint Horizons, mais pas forcément très chauds à l’idée de renouveler le bail d’Emmanuel I er ! Oseront-ils se « mouiller » en dehors des bassins et de la plage de la Porte Océane ? C’est cornélien. Et les derniers « mohicans » de l’équipe municipale havraise, estampillés encore Républicains, (j’en connais d’aussi très sympathiques) il reste tout de même quelques fidèles, ils ne se réunissent pas encore dans un « tipi » téléphonique. Et pour cause, c’est comme le minitel, ces cabines ont disparu du paysage de nos villes et campagnes. Ca va être sympa ces retrouvailles et échanges de propagande électorale sur les marchés…Nul ne doute néanmoins qu’ils fumeront tous ensemble le calumet de la paix ! Provisoirement.

A Evreux, autre terre qui ne m’est pas totalement inconnue, les élus (majoritaires) de la ville préfecture de l’Eure, sont aussi ressortis en nombre, samedi, jour de marché, pour soutenir la candidate de coeur de leur maire préféré et président départemental de LR, Guy Lefrand. Et pas à ma connaissance pour vanter tous les mérites de l’ancien Premier ministre et de son candidat Emmanuel Macron en distribuant le tract « Avec vous ». Histoire aussi pour plusieurs des candidats aux législatives investis par le patron LR de l’Eure, une liste validée curieusement par le national avant la victoire à la primaire de Valérie Pécresse, de se montrer. Vu leur très forte et redoutable notoriété dans les cinq « coins » (circonscriptions) du département, à l’exception, peut-être, du nouveau conseiller départemental de Beuzeville et proche de Hervé Morin, ça ne peut que les aider ! Cette « dream team » a du boulot pour convaincre…Même en cas de victoire de la candidate LR, c’est loin d’être gagné.

Et si l’on reparlait (en fonction des circonstances) du retour possible sur Evreux de l’actuel détenteur du titre législatif, même si depuis près de cinq ans ses électeurs ne l’ont pas pas souvent croisé dans les rues pavées des meilleures intentions à son égard, à proximité de l’hôtel de ville. Bruno Le Maire, « himself ». Pour un come-back électoral alors que le grand argentier et ministre le plus populaire du gouvernement avait déclaré qu’il ne briguerait pas un quatrième mandat de parlementaire. Il ne serait pas le premier à faire machine arrière. Une candidate présidentielle, ancienne de ses amies politiques, n’a-t-elle pas répété à plusieurs reprises, hier soir lors d’un débat télévisé: « il faut me croire », « il faut me croire ». Des mots tellement doux à attendre. « Paroles, paroles » chantait Dalida ! Il reparle dans ses interviews fréquentes d’Evreux et même de Damville et Nonancourt. C’est dire…Faut-il y voir un signe précurseur pour un retour sur ses terres d’élection ? « Trois mandats c’est assez », avait-il reconnu il y a plus de trois ans. Trois législatures il est vrai amputées pour deux d’entre elles avec sa nomination comme secrétaire d’Etat puis ministre sous Nicolas Sarkozy (alors remplacé par un « intérimaire » nommé Guy Lefrand) puis pendant tout son mandat, à Bercy en bord de Seine et non plus de l’Iton, sous Emmanuel Macron, remplacé par une inconnue qui l’est restée depuis juin 2017. Elle n’est d’ailleurs pas la seule parlementaire marcheuse dans ce cas ! Finalement « Nono » a autant siégé sur le banc des ministres dans l’hémicycle que sur son siège de député. Il lui sera donc largement pardonné…J’aurai bien une petite idée sur l’identité de sa suppléante éventuelle, déjà élue municipale sur les bords de l’Iton, une rivière de 131 kilomètres traversant notamment l’Eure. Ca vous aide ? Probablement encore une bonne place à prendre si bien sûr les alignements de planètes restent bons ! Et que la « vilaine » mais néanmoins très avenante, Valérie, ne vienne pas les compromettre…

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