Ni vainqueur, ni vaincu: Moscou n’est pas Munich ! Et de l’or en barre à Pékin…

La honte et l’absurdité politicienne affligeante et sectaire. Elles sont tombées hier soir à la suite de l’entretien marathon entre le maître du Kremlin et le chef de l’Etat sur un plateau de télé. Où un médecin « défroqué » et habitué régulier de ces débats, reconverti en essayiste à la critique facile de l’exécutif, a osé la comparaison de cette rencontre « jouée » dans un climat glacial et sur une durée de plus de cinq heures, aux historiques accords de Munich en septembre 1936 où reçus par Hitler, les deux chefs de gouvernement anglais et français, Chamberlain et Daladier, avaient paraphé la disparition d’un trait de plume la région des Sudètes, peuplée majoritairement d’allemands. La première étape dramatiquement décisive avant l’invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes nazies! Puis l’escalade hitlérienne. Ce qui avait fait dire à Winston Churchill à l’adresse des deux signataires! « vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre ». Une citation restée pour toujours dans l’Histoire. Et pour cause.

Même si comme attendu Emmanuel Macron n’a évidemment pas obtenu beaucoup de concessions de son hôte guère habitué à en faire surtout lorsqu’il s’agit de défendre le territoire de chasse d’un ours dont on a bien limé les griffes depuis la chute de l’empire soviétique, on ne peut pas dire que ce bras de fer viril, à bonne distance de table d’une longueur impressionnante pour cause (entre autres) de covid et de « distanciation sociale », n’ait servi à rien. Si ce n’est bien sûr pour les habituels détracteurs du président de la République, trop heureux de claironner pour certains d’entre eux que le si bon Vladimir avait gagné à plate couture ce jeu de dupes. Un match tout de même, et ce n’est pas rien, pour tenter de mettre un frein à cette escalade belliqueuse. Et ce d’autant plus que le président russe, a jugé « utile » cette très longue confrontation qui, toujours ses propos, a pris des allures de « torture pour lui ». Ce qui pourrait être interprété comme un compliment lorsqu’on connait la souplesse de l’ours russe ! Qui, de toute façon, n’a pas les moyens de ses ambitions avec une économie exsangue, pour supporter un conflit armé avec son voisin et pire encore les troupes de l’OTAN. Qui se battra aussi , voire même mourir, côté occidental, pour Kiev, capitale ukrainienne où Emmanuel Macron va poursuivre aujourd’hui son périple pour la paix ?

L’avenir plus ou moins éloigné (le conflit ne peut se régler que par la voie diplomatique toujours trop longue, hélas) , nous dira si l’objectif de désescalade de la crise russo-ukrainienne affiché par le futur candidat à sa succession, Macron, aura été atteint. Un petit peu ou pas beaucoup ! Mais de là à oser parler de déshonneur et faire des comparaisons grossières !

La désescalade dans le ton n’était en revanche pas de mise ce matin sur l’antenne de BFM où l’échange beaucoup plus rapproché entre le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, vraiment pas malin et son intervieweuse, Apolline de Malherbe, a tourné davantage au pugilat verbal entre les deux protagonistes aussi virulents l’un que l’autre.

On en a un peu marre de ces débats de coq où de plus en plus, sur les plateaux de télévision, les politiques jouent le rôle de l’outragé et les journalistes de procureurs. Trop c’est trop, surtout que l’intéressée s’était tout de même rendue « coupable » quelques jours plus tôt d’une certaine familiarité avec…Patrick Balkany, en le tutoyant, lors de son interview dite exclusive à Giverny dans l’Eure. Ce bref passage, omis d’être coupé au montage, a suscité, comme on s’en doute, des commentaires les plus aimables en direction de celle qui a succédé à Jean-Jacques Bourdin dans cette matinale et désormais dans les entretiens politiques, sur les réseaux sociaux ! Et c’est évidemment le plus pur des hasards si le procureur général de la Macronie qu’il voue aux gémonies, tous les jours à l’antenne, Pascal Praud, la star incontestée de l’invective gouvernementale, chez C.News (la télé Z) , est venu curieusement au secours de sa consœur de la chaîne concurrente. Il faut bien reconnaître que la patron de la place Beauvau l’avait un peu cherché en ironisant sur le fait qu’il avait cru se tromper de chaîne en allant ce matin sur le plateau de C.News et non celui de BFM. Bonjour l’ambiance…de plus en plus délétère qui a permis la veille au soir à une présentatrice du JT de France 2 de traiter son invitée, Marine Le Pen, de « girouette ». On ne se fait décidément pas de cadeau, même entre femmes !

PS: Enfin de l’or! Après quatre médailles d’argent, la délégation française aux JO s’est couverte du plus beau métal ce matin en décrochant LA médaille dans le sport roi de l’équipe de France, le biathlon. Et ce grâce au digne successeur de Martin Fourcade, Quentin Fillon-Maillet. Sa seconde médaille à Pékin. Et ce n’est pas fini! Bravo champion…

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