Le désamour de la Saint-Valentin ! L’incompétence et les insuffisances n’ont pas de sexe…

Ah les salauds (au masculin) de machistes ! Tout est de leur faute… Les candidates de la présidentielle seraient victimes de procès en sorcellerie ou plutôt en incompétence. Pour le simple fait qu’elles sont des femmes. C’est en même temps un peu vrai et faux à la fois. Un nouvel « en même temps » en quelque sorte. On ne leur fait assurément pas de cadeau. Mais il n’empêche, ce n’est pas de la faute de ces affreux misogynes si des failles apparaissent au grand jour. Je partagerai certes bien l’idée qu’il faut être mieux être une « faiseuse » qu’une « diseuse » à l’art appliqué oratoire en public et que plusieurs de nos derniers présidents, pardon mesdames, ne manquaient pas de talent pendant leur campagne et ont ensuite déçu arrivés au pouvoir. De gauche comme de droite. Il n’en demeure pas moins qu’avant de s’installer sur le fauteuil présidentiel et de se voir remettre le collier (une parure plus féminine) qui va avec, il faut convaincre et ne pas se « gaufrer » de façon lamentable. Et ne pas se cacher derrière l’argument trop facile d’être victime de machisme. L’argument est trop léger. Ce que n’ont pas non plus réussi à faire dans le passé, Ségolène Royal, bien « taillée » à l’époque, lâchée non seulement à titre personnel par son compagnon, mais par la majorité du troupeau d’éléphants du PS, en partie vexés, mais pas seulement, d’avoir été battus lors de la primaire socialiste, par une femme. Une « meute » réduite aujourd’hui à sa plus simple expression. Je ne parlerai même pas…ou si peu du suicide en direct de Marine Le Pen lors du débat du second tour avec Emmanuel Macron. Pathétique. Une explosion en plein vol mais absolument pas due au fait que c’était une pauvre femme. Comme plusieurs de ses semblables au fil des ans. L’incompétence n’a pas de sexe. Pour le meeting de Valérie Pécresse, l’échec se doit en plus d’être partagé. Sa « plume » n’était-elle pas un homme ? C’est loin néanmoins de constituer une circonstance atténuante. Et il serait tout de même étonnant que l’intéressé ait sabordé le message raté de sa candidate à la fois dans le fond et la forme. C’est très fâcheux même si ce n’est pas…totalement rédhibitoire. Une sortie de route, intervenue la veille de la Saint-Valentin, qui ne restera vraiment pas un bon cru. Mais plutôt avec des gerbes de fleurs avec beaucoup d’épines venimeuses.

Regardez cette pauvre Christiane Taubira, qui vient de perdre son seul soutien, les Radicaux de gauche. Un ancien grand parti, mais ça c’était avant, du temps de la splendeur des Radicaux à un autre siècle. Faute d’atteindre très probablement le seuil des 500 parrainages l’ancienne garde des Sceaux, se trouvera contrainte de toute évidence de jeter l’éponge. Les dirigeants radicaux n’ont tout de même pas fait preuve d’une grande élégance pour attendre ce jour dédié aux amoureux pour annoncer qu’ils arrêtaient les frais. Avant qu’il ne soit trop tard financièrement et surtout pour préserver quelques strapontins éventuels pour les élections suivantes, les législatives, avec leurs alliés du PS, embarqués sur le même radeau de la méduse. La catastrophe, ce n’est pas de ma faute, se conjugue pourtant bien au féminin. Et il y aurait bien d’autres qui plairaient tant à un ex-président d’outre-Atlantique, Donald Trump, venu apporter son soutien à Monsieur Z : « ne lâchez rien, ils vont être durs avec vous ». De quoi rendre folle de rage et de jalousie (qui n’est pas réservée aux représentantes du beau sexe) la présidente de Rassemblement national. Qui, en dépit de toutes ces défections dans son propre camp, se maintient toujours en bonne seconde place sondagière. Il n’est pas certain que le soutien « trumpiste » soit très judicieux en terme électoral, même si le candidat de la droite extrême qualifié de « juif de service pour les antisémites » par Yannick Jadot, soit en dynamique et susceptible de passer devant la candidate LR dans les prochains jours. Mais quelle « bassesse » formulée par le « géant vert » qui risque de payer au prix cher cette saillie au goût très douteux teinté d’antisémitisme. C’est bien petit, Monsieur l’écolo ! Il n’avait pas besoin, lui non plus, de ce dérapage pour s’enterrer un peu plus dans les profondeurs. Encore un effort, et il n’est pas éloigné de toucher la couche de gaz de schiste…

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